Sols pollués

Ancienne cokerie de Moyeuvre-Grande

Ce terrain de Moyeuvre-Grande est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00023670101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneMoyeuvre-Grande (57250)
DépartementMoselle
AdresseZONE ARTISANALE DE LA VALLÉE DE L''ORNE
Mise à jour par l'administration12/09/2024
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiantNon renseignés

Le contexte

Une ancienne cokerie a été exploitée sur ce site jusqu'en 1975. Cette activité était soumise à autorisation au titre de la législation sur les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement. Observations: Les investigations réalisées entre 1999 et 2014 ont mis en exergue que le site est très fortement impacté par la présence de goudrons et de hydrocarbures aromatiques polycycliques dans les sols, en zone non saturée et en zone saturée. Il présente également des contaminations par d'autres composés organiques (hydrocarbures totaux, Benzène Toluène Ethylbenzène Xylène (BTEX)) et par des métaux (cadmium, chrome, cuivre, zinc, plomb). Les eaux souterraines sont également impactées.

Ce qui a été fait et constaté

Les investigations réalisées dans le cadre de l’étude de sols et de l’Evaluation Simplifiée des Risques réalisées sur la zone de l’ancienne cokerie en novembre 1999 (Rapport LECES RC/L 5108) ont mis en évidence trois zones principales de contaminations des sols : - la zone de la sous-station électrique, présentant une contamination principalement en mercure, et sur laquelle il était recommandé de réaliser des analyses complémentaires - la zone du gazomètre sur laquelle une pollution des sols en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) notamment a été mise en évidence et où des fûts (« bidons d’huiles vides écrasés ») avaient été rencontrés lors de la réalisation des fouilles. L’étude préconisait leur élimination. - la zone des sous-produits, au niveau de laquelle « des goudrons durs », voire « très durs », ont été rencontrés et où les sols présentaient une contamination en HAP, benzène, cyanures, arsenic, cadmium et zinc notamment. Une séole contenant des « goudrons pâteux » (HAP, hydrocarbures, phénols et BTEX) a été mise en évidence à proximité de cette zone. Cette étude préconisait par ailleurs, pour cette zone, « de mettre à jour les séoles contenant du goudron pâteux ou liquide et de procéder à leur évacuation, de réaliser un diagnostic approfondi ». Au vu de ces éléments, un diagnostic approfondi et une évaluation simplifiée des risques ont été réalisés en 2006 (Rapport Enviro Services France du 14 septembre 2006, RM-2005021-B) sur la zone des sous-produits. Ce secteur a été découpé en 6 zones : - zone 1 : secteur Ouest SNAG; - zone 2 : bassin de décantation 60 – Zone réservoirs Sud; - zone 3 : distillerie de goudrons; - zone 4 : réfrigérants et refroidisseurs d’huiles; - zone 5 : ancienne installation de sous produits; - zone 6 : zone en herbe. Les différentes études réalisées sur la zone « sous-produits » ont mis en évidence la présence de goudrons dans le sous-sol à la fois en surface et en profondeur. Celle-ci est apparue, sur certaines zones (ie de la zone sous-produits), comme étant liée aux anciennes séoles, notamment à l’Est de la zone sous-produits. Les études préconisaient, outre l’extraction des séoles et des goudrons associés, la réalisation d’investigations complémentaires dans la mesure où le tracé des structures enterrées et l’extension des zones polluées par les goudrons étaient mal connus. En 2008, l'ancien exploitant a déterminé l’extension de la pollution au droit et autour des séoles. La zone polluée, outre un bac de 210m3 de goudrons, s’étend sur une surface d’environ 8350m² dont 3500m² ont une contamination maximale. Ce diagnostic a également mis en évidence la présence de goudrons indurés ou liquides sur le site. Ces matériaux doivent être considérés comme des déchets. En 2009, des analyses de gaz du sol ont été effectuées au droit de l’ancienne cokerie. Elles ont mis en évidence la présence de BTEX (sauf benzène), d’hydrocarbures aliphatiques C5-C10 et de napthalène dans les gaz du sol. En 2010 , le bac de l’ancien poste de chargement contenant des matériaux goudronneux a été curé, sans purge de sol à l’extérieur de celle-ci. L’ensemble des matériaux faisant l’objet de l’opération était essentiellement constitué de produits de démolition et autres matériaux souillés, gisant dans la fosse enterrée, de dimensions 22.5*7.5*1.2 m. Les matériaux pollués ont été pris en charge en filière « regroupement-prétraitement pour valorisation énergétique » sur un centre de transit, regroupement et prétraitement. Au total 221.56 t de matériaux goudronneux et 1.2 t d’eaux apparues en fond de fouille ont été évacués en centre. Les travaux ont été réalisés en novembre 2010. Des investigations complémentaires afin de délimiter l'extension de la pollution ont été réalisées en 2010-2011. Il apparaît que les surfaces des zones contaminées en profondeur sont estimées à 1.5 ha et les volumes concernés représentent : 5 000 m3 en zone non saturée et 66 000 m3 en zone saturée, dont 13 000 m3 de porosité. Les sols contaminés en composés organiques se trouvent sous une zone dite de « mort-terrain » (32 000 m3 estimés). La surveillance des eaux souterraines démontre un impact du site sur la nappe alluviale de l'Orne. Ces eaux ne sont toutefois pas utilisées pour l'alimentation en eau potable. Les teneurs en benzène mesurées dans la nappe au droit du site sont largement supérieures aux seuils de qualité. Des mesures de gestion de la pollution sont à l'étude. Les derniers résultats d'analyse démontrent par ailleurs que l'Orne, qui s'écoule le long du site, n'est pas impactée par cette pollution.

Ce qui a été fait et constaté

Informations complémentaires : Le benzène n'étant pas mesuré auparavant, il ne peut être conclut sur une dégradation en tant que telle. L'évolution de la connaissance montre un impact non négligeable de cette substance dans les eaux.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Moyeuvre-Grande, l'inventaire recense 44 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de Moyeuvre-Grande.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.