TRACTEL SOLUTIONS
La pollution de ce site de Saint-Genis-Laval fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001271301 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Saint-Genis-Laval |
| Département | Rhône |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
2. ANALYSE
L’arrêté préfectoral du 24 janvier 2008 imposait à l’exploitant :
- l’excavation d’une cuve FOD 15000 L avec analyse sur les terres en fond de fouille ;
- la réalisation d’un diagnostic environnemental approfondi sur site ;
En fonction des résultats de ce diagnostic, et en cas de risque révélé ou suspecté hors site :
- la réalisation d’une Interprétation de l’État des Milieux (IEM) ;
- un plan de gestion et une Analyse des Risques Résiduels (ARR) ;
- le cas échéant, proposition de bilan quadriennal ;
- si nécessaire, des restrictions d’usage.
2.1 Excavation de la cuve FOD et des terres éventuellement souillées (article III. 6)
L’exploitant déclare dans son courrier du 9 mai 2019 avoir évacué cette cuve en 2015. En complément, il transmet par courriel le 21 mai 2019 :
- le certificat de dégazage et évacuation de la cuve FOD 15 000 litres édité par la société HYDRO ENVIRONNEMENT le 01/06/2015 ;
- un note de synthèse de la société AECOM de 2017 présentant les résultats des analyses de sols au droit de cette ancienne cuve.
En effet, la société AECOM a réalisé 4 sondages au plus près de l’ancienne cuve FOD, en tenant compte de la présence de réseaux enterrés et de la configuration des lieux (refus constaté sur 2 sondages en bordure ouest).
Les observations de terrain et les résultats d’analyses sur les 7 échantillons prélevés montrent l’absence d’impact significatif en HCT (maximum 41 mg/kg MS) au niveau de l’ancienne cuve FOD.
Sur la base de ces éléments, l’Inspection a considéré dans son rapport du 25 juin 2019 que l’exploitant avait respecté les prescriptions de l’article III.6 de l’AP du 24 janvier 2008.
2.2 Diagnostic environnemental (article III.1.1)
Un diagnostic initial réalisé en 2005 dans le cadre de la vente du terrain avait montré une mesure semi-quantitative au PID de 2200 ppm à proximité de la cabine de peinture. Toutefois les analyses de sols en laboratoires ne mettaient en évidence aucun impact.
Afin de lever le doute, l’AP du 24 janvier 2008 imposait la réalisation d’une étude historique et documentaire et d’un diagnostic environnemental plus approfondi.
Conformément à l’AP du 24 janvier 2008, et en complément d’une première étude historique datant de mars 2008, l’exploitant a transmis en mai 2019 un nouveau diagnostic environnemental de la société AECOM comprenant :
- une étude historique ;
- une étude de vulnérabilité ;
- la réalisation d’investigations sur les sols (24 sondages) et les eaux souterraines (3 piézomètres).
Les résultats des investigations menées ont mis en évidence :
- l’absence de pollution au droit de l’ancienne cabine de peinture (sondages S5 et S6) ;
- La présence d’une pollution concentrée en HCT (16 660 mg/kg MS) au droit de l’ancienne cuve de 3000 litres (sondage S1), également évacuée en 2015, située à l’angle Nord-Ouest du bâtiment. Cette pollution est superficielle et localisée principalement entre 0,4 et 0,6 m de profondeur. Son étendue est également bien délimitée. En effet les sondages S22 à S25 ont été réalisés spécifiquement autour de la cuve afin de délimiter la pollution.
- l’absence de pollution dans les eaux souterraines, y compris sur le piézomètre PZ3 en aval hydraulique du site.
Selon le rapport de l'Inspection des installations classées en date du 25 juin 2019, les investigations menées répondent aux prescriptions de l’article III.1.1 de l’AP du 24 janvier 2008. L’Inspection relève cependant l’absence de schéma conceptuel synthétisant les risques potentiels. Toutefois, l’analyse détaillée des résultats sur les sols, des eaux souterraines, ainsi que leur localisation permet de constater que :
- la pollution concentrée est superficielle et peu étendue ;
- la pollution dans les sols superficiels n’a pas migré vers la nappe (absence de pollution dans les échantillons d’eau souterraine) ;
- la situation n’engendre pas de risque hors site.
2.2 Autres études (IEM, ARR, PG, etc.) (articles III.1.2 et suivants)
Compte tenu de ce qui précède, et conformément aux prescriptions de l’article III.1.1 de l’AP du 24 janvier 2008, il n’y pas nécessité de réaliser d’Interprétation de l’État des Milieux (IEM) ou d’autres études complémentaires.
3. CONCLUSION ET PROPOSITIONS DE L'INSPECTION DES INSTALLATIONS CLASSÉES
Au vu des éléments transmis, l’Inspection considère que la société TRACTEL SOLUTIONS a répondu aux prescriptions de l’arrêté préfectoral du 24 janvier 2008.
Concernant la pollution concentrée en hydrocarbures au droit de l’ancienne cuve de 3000 litres :
- l’Inspection conserve à ce stade la mémoire de cette pollution par la création d’une fiche BASOL spécifique au site TRACTEL SOLUTIONS de Saint-Genis-Laval (69) ;
- elle devra être retirée par l’exploitant TRACTEL SOLUTIONS, conformément à la méthodologie nationale en matière de sites et sols pollués, au plus tard au moment de la cessation définitive d’activité et de la remise en état du site (article R.512-66-1-III du code de l’environnement). Un rapport de fin de travaux devra être transmis à l’Inspection des installations Classées à l’issue de l’opération pour mise à jour de la situation environnementale et de la fiche BASOL.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Genis-Laval, l'inventaire recense 125 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de Saint-Genis-Laval.
- ERTOL (ex MERLE ex OXAL) — secteur d'information sur les sols
- EGIC — site dont la pollution est instruite par l'État
- ADG — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.