Sols pollués

ADG

La pollution de ce site de Saint-Genis-Laval fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001046101
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSaint-Genis-Laval
DépartementRhône
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Les premières analyses des eaux souterraines réalisées au mois de juillet 2005 ont mis en évidence une contamination par du PCE dans la nappe moyenne et la nappe profonde.

Les concentrations maximales rencontrées ont été de 4 900 µg/l dans la nappe moyenne et 1 000 µg/l dans la nappe profonde.

Des mesures d'urgence ont été prescrites par arrêté préfectoral du 6 janvier 2006, visant à rechercher des cibles et proposer des mesures de sauvegarde, renforcer la surveillance des eaux souterraines au droit et à l'aval du site et enfin à traiter les sources de pollution.

Aucune cible n'a été identifiée.

Les installations de traitement de surface ont été vidangées, nettoyées et démantelées à cette période.

Un premier diagnostic du site a été réalisé par la société URS au mois de mars 2006.

29 sondages ont été réalisés et 6 piézomètre ont été implantés sur le site de l'usine B.

Une pollution a ainsi été décelée dans les sols en:

- Chrome (1 500 mg/kg) ;

- Nickel (11 000 mg/kg) ;

- Trichloréthylène (ou TCE jusqu'à des teneurs de 12 000 mg/kg) ;

- Hydrocarbures Totaux (9 400 mg/kg).

Cette pollution est liée aux activités de dégraissage et de traitement de surface qui étaient exercées sur l'usine B.

L'exploitant a alors mis en place un dispositif de stripping des eaux de la nappe, par pompage à partir des piézomètres situés à l'aval de la zone contaminée.

Suite à ces investigations, une étude environnementale a été réalisé au mois de juin de la même année. 33 forages ont alors été réalisés permettant de préciser l'impact en Chrome dans les sols (4 900 mg/kg dont 180 mg/kg de Chrome hexavalent).

Les bâtiments ayant accueillis les activités de traitement de surface par chromage-nickelage ont été démantelés entre les mois de février et d'avril 2007.

Une Analyse des Risques Résiduels (ARR) a été effectuée en juin 2007. Deux scénarios ont ainsi été retenus pour l'usage futur du site:

- L'aménagement d'un parking externe non asphalté ;

- La construction d'un bâtiments à usage industriel.

La seconde solution impose toutefois que des mesures soient prises en terme de décontamination des sols. Les objectifs de dépollution ont notamment été fixé pour le TCE à 40 mg/kg dans les sols et 100 µg/l dans les eaux souterraines.

Des travaux de dépollution ont été réalisé entre le 12 avril et le 23 mai 2007. Ils font l'objet d'un rapport de fin de travaux rédigé par URS en date du 07/06/2007. Les terres situées sur la zone contaminée en TCE ont été excavées sur 2,4m d'épaisseur et évacuées via la filière cimentière. Au total, 700 tonnes de terres ont ainsi été retirés du site. Les analyses effectuées sur les échantillons en fond de fouilles révèlent des teneurs résiduelles en TCE atteignant 34 mg/kg.

Ces travaux, ainsi que de nouvelles modalités de surveillance des eaux souterraines ont été réglementés par l'arrêté préfectoral complémentaire du 28 juin 2007 qui a modifié l'arrêté d'urgence du 6 janvier 2006.

L'arrêté préfectoral du 5 décembre 2007 prescrit la réalisation d'une étude technico-économique de traitement des "points chauds", la constitution d'un dossier comprenant les éléments nécessaires à l'institution de servitudes permettant de garantir un usage des terrains compatibles avec leur état et également un dossier comprenant les éléments nécessaires à l'institution de restrictions d'usage des eaux. Un objectif de dépollution des eaux souterraines en Chrome à été fixé à 50 µg/l à l'aval du site.

Dans cet objectif, des investigations complémentaires ont été réalisées par URS en mars 2008. 10 sondages ont alors été effectués dont les analyses d'échantillons ont mis en avant une pollution des sols en :

- Chrome (10 000 mg/kg dont 210 mg/kg de Chrome VI) ;

- Nickel (11 000 mg/kg).

Ces mesures ont conduit à la mise en place en avril 2008 d'un système de traitement par extraction biphasée (venting +pompage). Les eaux extraites sont traitées par stripping puis passent sur une résine qui filtre le chrome. Une barrière hydraulique a également été mise afin de limiter l'impact du site sur les parcelles situées à l'aval hydraulique.

Plusieurs travaux de dépollution ont été menés entre 2008 et 2011. Ils ont fait l'objet d'un mémoire de réhabilitation rédigé par URS en date du 28/04/2011. Le site de l'usine B a pour se faire était divier en plusieurs zone:

- La zone AOC2 recouvre une surface de plus de 2 100 m² contaminée aux Hydrocarbures Totaux (HCT). Cette zone a fait l'objet de travaux d'excavation au mois de janvier 2008. 1 300 m3 de terres contaminées (16 000 mg/kg) ont ainsi été évacuées en centre de traitement agréé. Les analyses en fond de fouilles ayant mis en avant une pollution persistante (17 000 mg/kg), 1 000 m3 de terres ont encore était extrait ;

- La zone AOC3 correspond à la localisation des cuves de fiel de chauffage enterrées. Ces dernières ont été retirés du site en juin 2010 ainsi que 60 m3 de terres visiblement contaminées. Les teneurs résiduels en HCT en fond de fouille étaient de 800 mg/kg maximum ;

- La zone AOC4 correspond à la zone majoritairement polluée au solvant chlorés. Il s'agit de la zone ayant fais l'objet des travaux de dépollution durant l'année 2007. Depuis son implantation en mars 2008 jusqu'à la rédaction de ce rapport, 118 000 m3 d'eaux avaient été pompés permettant de récupérer 95 kg de Composés Organo-Halogénés Volatils(COHV). Une unité d'extraction des gaz du sol a également été implanté entre mars 2008 et décembre 2009. Elle a permit de traiter 1 900 000 m3 d'air du sol et de recueillir environ 337 kg de COHV. Enfin, l'unité d'extraction des gaz par venting (mars 2008/juillet 2009) a également permis de pomper prés de 900 000 m3 d'air et de récupérer 107 kg de COHV ;

- La zone AOC5 était la zone la plus concernée par la pollution en métaux du site. Deux moyen de traitement ont été mis en place sur ce site, un système de confinement de la zone d'extension de la contamination en Chrome VI par l’aménagement d'un ouvrage étanche provisoire en juin 2009 (l'ouvrage définitif sera mis en place lors de la vente du site) et un système de traitement in situ par réduction chimique, grâce à l'injection dans les sols d'hydrosulfite. Au 28/04/2011, 23,2 tonnes d'hydrosulfites avaient été injectés en zone non-saturée et 4,6 tonnes en zone saturée.

Après la seconde phase d'excavation sur la zone AOC2, des teneurs résiduelles en HCT atteignant encore 18 000 mg/kg ont été détectée à 5 m de profondeur. Il était alors impossible de retirer les terres à cause de problèmes liés au bras de la pelle mécanique. De même, un sondage a été réalisé sur la zone AOC3 montrant des teneurs en HCT atteignant 24 000 mg/kg. Cette teneur a entrainé la réalisation de 6 sondages supplémentaires en juillet 2010 mais les teneurs observées n'excédaient alors pas 3 155 mg/kg).

Une ARR a été réalisée sur l'ensemble du site entre les mois de février et de septembre 2010. L'état des sols a été jugé compatible avec l'usage prévu du site, soit un usage industriel avec implantation de bâtiment (sur la zone AOC4) et aménagement de parking aérien ou de voies de circulation sans revêtement (zone AOC2 et AOC3).

Des restrictions d'usage conventionnelle au profit de l'Etat (RUCPE) ont été signées le 25/02/2010. Elles interdisent toutes activités autre qu'industrielle sur le site et conservent la mémoire de la pollution du site.

Le système de traitement des eaux souterraines par stripping a été stoppé en mars 2012.

Le système de confinement de la zone polluée en chrome et l'unité d'injection d'hydrosulfite sont toujours en place au 29/08/2013. Au total, 34 tonnes d'hydrosulfites ont été injectés sur le site.

Un suivi de la qualité des eaux souterraines est en place sur le site depuis le mois de juillet 2005. 78 campagnes de prélèvements et d'analyses ont été menée sur le site dont la dernière a eu lieu le 27/06/2013. La qualité des nappes profonde et moyenne est alors évaluée à fréquence trimestrielle, tel qu'imposé dans l'arrêté préfectoral du 5/12/2007.

Les analyses sont exclusivement réalisées sur les paramètre Tétrachloréthylène (PCE) et Chrome total, les maximums observés ont été de :

- 6 100 µg/l de PCE le 21/07/2008 et 6 300 µg/l de Chrome total le 21/01/2009 sur la nappe moyenne ;

- 1 200 µg/l de PCE le 07/02/2007 et 380 µg/l de Chrome total le 29/11/2010 sur la nappe profonde.

Durant la campagne du 27/06/2013, les teneurs en PCE étaient de 160 µg/l dans la nappe moyenne et 129 µg/l dans la nappe profonde. Il es toutefois à noter que la plus fortes teneur dans la nappe moyenne a été observée sur l'ouvrage située en amont du site, l'a concentration en aval dans la même nappe était de 50 µg/l.

Les concentrations en Chrome était de 66 µg/l dans la nappe moyenne et 150 µg/l dans la nappe profonde.

Les anciennes sources de pollution du sous-sol sont liées aux activités historiques de production de « l’usine B », mises hors service puis démantelées en 2006. Elles correspondent à :

• La zone source solvants chlorés, associée à l’ancienne installation de dégraissage aux solvants chlorés, au droit de laquelle les sols sont principalement impactés par le perchloréthylène (PCE) et le trichloréthylène (TCE). Le traitement de cette zone a été arrêté en décembre 2009 ;

• La zone chrome, associée aux anciennes unités de traitement de surface par chromatation, au droit de laquelle les sols sont principalement impactés par le chrome (chrome III et, dans une moindre mesure, chrome VI), cette zone ayant également fait l’objet de traitement.

Les eaux souterraines, essentiellement la nappe B et, dans une moindre mesure, la nappe C, ont été impactées par ces zones source, et principalement par les substances suivantes :

• Le perchloréthylène ou tétrachloroéthylène (PCE) et, dans une moindre mesure, par d’autres composés organohalogénés (le trichloréthylène et le cis-1,2-dichloréthylène), provenant essentiellement de la zone source solvants chlorés ;

• Le chrome, exclusivement représenté par le chrome hexavalent (CrVI), provenant essentiellement de la zone chrome.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Saint-Genis-Laval, l'inventaire recense 125 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de Saint-Genis-Laval.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.