FONDIEL (ex Loiselet)
La pollution de ce site de Dreux fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001224101 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Dreux |
| Département | Eure-et-Loir |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Suite à l'inspection du 12 avril 2016, l'inspection des installations classées a constaté la présence de déchets dans la cour devant l'usine, au niveau de l'arrière de l'usine et dans les ateliers de l'usine.
L'inspection note la présence de 9 m3 de bacs de copeaux souillés, de 20 m3 de ferrailles et métaux divers, environ 60 big-bags de sable de fonderie (60 t), 20 m3 de palettes et 6 m3 de terres et gravas de toute nature devant l'usine.
A l'arrière de l'usine, l'inspection des installations classées a estimé la présence de 10 m3 de terre et gravas, 16 m3 de futs de liquides, de sables de fonderie en vrac ou en big-bag (60 m3), de containers pleins de déchets métalliques (40 m3) et de 6 bouteilles Butagaz.
Dans les ateliers, l'inspection a noté la présence de mobiliers de bureaux, d'environ 50 extincteurs, de 20 m3 de ferrailles, de palettes et de sable de fonderie (environ 20 m3).
L'ensemble de ces déchets doivent être évacués suivant les filières adaptés à leur nature. Les déchets présents dans les big-bags doivent être analysés afin de spécifier leur caractère dangereux ou non dangereux.
Une partie de ces déchets, représentant 30,155 tonnes, ont été évacués les 19, 20 et 21 avril 2016.
L'inspection du 19 mai 2016 a montré que certains déchets étaient toujours présents sur le site.
La société SERPOL a été mandatée par le propriétaire du site, NATIXIS, afin d’identifier, de trier et d’évacuer les déchets restant sur le site après l’opération d’enlèvement de la société BS ENVIRONNEMENT du 19, 20 et 21 avril 2016. Elle est intervenue entre le 20 février et le 12 avril 2017.
Selon le diagnostic de pollution des sols et des eaux souterraines réalisé par DEKRA le 17 juillet 2017, les investigations ont consisté en :
• une analyse documentaire réalisée en mai 2017 et identifiant plusieurs zones sensibles en termes de pollution ;
• pour le sol : la réalisation de 11 sondages et 22 prélèvements d’échantillons de sol ;
• pour les eaux souterraines : la réalisation de prélèvements et d’analyses d’eaux de la nappe sur les trois piézomètres existants sur le site ;
• la mise à jour du schéma conceptuel initial bâti lors du volet documentaire a été mis à jour grâce aux données de terrain.
Le diagnostic indique que :
• 3 sondages mettent en évidence des concentrations modérées en hydrocarbures dans les sols peu profonds ;
• en juin 2017, le niveau stabilisé de la nappe est compris entre 2 et 3m/sol et le sens d’écoulement de celle-ci est orienté vers le nord-est ;
• bien qu’un constat visuel d’impact ait été relevé sur le piézomètre PZ3 (eaux noires en début de purge), aucun dépassement des valeurs de gestion réglementaires n’ont été mis en évidence par les analyses ;
• les seules substances détectées dans la nappe (ETM et COHV) sont présentes en amont hydraulique et ne sont donc pas attribuables au site ;
• un doute persiste quant à une réalimentation potentielle des fosses les plus profondes (environ 3m) par la nappe sous-jacente si les fonds de fosses ne sont pas étanches
Au regard des concentrations en polluants mesurée sur site, de la nature faiblement volatile desdits polluants et de la configuration du site (majoritairement imperméabilisé), le rapport conclut que les risques d’exposition des futurs travailleurs aux polluants présents dans les milieux apparaissent négligeables et que le site est compatible avec le maintien d’un usage industriel.
Néanmoins, il est recommandé de procéder au vidage et au nettoyage complet de fosses pour lever le doute quant à une éventuelle réalimentation et, dans la perspective d’une remise en exploitation, de procéder à l’inertage des fosses.
Une inspection a eu lieu le 7 décembre 2017 et a permis de constater :
• la mise en sécurité du site (mise en œuvre d’un gardiennage, l’ensemble du site était clôturé et le portail d’accès au site était fermé et cadenassé) ;
• l'évacuation des produits dangereux et des déchets de toute nature présents sur le site notamment lors de l’inspection du 19 mai 2016 ;
• la présence de liquide au fond des fosses à l’intérieur du bâtiment. Dans son rapport n°7735-01, la société SERPOL suppose qu’il s’agit d’eaux provenant de la nappe souterraine et recouvertes d’une couche d’huile de lubrification et recommande de réaliser un écrémage de la phase flottante huileuse.
Le liquidateur judiciaire a indiqué, par courrier du 19 février 2018, que la vidange des fosses est planifiée à partir du 19 février 2018.
Par courriel du 8 juin 2020, la société CORAVAL, mandatée par la société BPCE propriétaire du terrain, a transmis le rapport SERPOL N°8411-2 relatif au nettoyage des fosses de l’ancienne usine.
Le document décrit les opérations suivantes :
• la vidange et le traitement sur site des eaux présentes dans les fosses ;
• la réparation des points de fuites repérés lors de la visite sur les réseaux d’eau pluviale à l’intérieur du
• bâtiment ;
• la récupération des DIB dans les fosses ;
• le curage des boues dans les fosses ;
• l’élimination de l’ensemble des déchets.
Ces opérations se sont déroulées du 20 février au 12 mars 2018, le 13 juin puis du 24 juillet au 1er août 2018.
Selon le rapport, une unité de traitement a été mise en place sur site et raccordée à un groupe électrogène afin de traiter les eaux des fosses. Cette unité, d’une capacité maximale de traitement de 20 m3/h, était composée d’un séparateur à hydrocarbures et d’un filtre à charbon actif.
Les eaux des fosses ont été pompées à l’aide d’une pompe immergée et traitées sur l’unité avant d’être rejetées au réseau d’eau pluviales via le séparateur à hydrocarbures du site.
Une réalimentation de la grande fosse par la nappe souterraine a été constatée au cours du chantier.
Une première arrivée d’eau a été mise en évidence à l’une des extrémités de la partie sud de la fosse. Un barrage a été réalisé à l’aide de big-bags de sable et de bâche afin de limiter la réalimentation de la fosse.
Deux autres arrivées d’eau ont été découvertes dans la partie nord de la grande fosse lors du pompage des boues. Aucun barrage n’a été mis en place dans cette partie de fosse.
Le volume total d’eau pompée et traitée par l’unité avant rejet au séparateur du site a finalement été de 308 m3.
Après le curage des fosses, 71,83 tonnes de boues composées d’eau et de sable ont été éliminées comme déchets vers SITREM (Noisy le Sec (93)), SARP INDUSTRIE (Limay (78)) et SAPPHIRE/EQUIOM (Saint Etienne du Vauvray (27)).
Un total de 1,95 tonnes de DIB ont été ramassés après vidange des eaux. Ces DIB ont été évacués vers le centre de ROUX RECUPERATION à Vernouillet (28). L’enlèvement de ces déchets n’a pas fait l’objet d’un BSD. Un bordereau d’enlèvement et le bon de pesée sont néanmoins joints au rapport.
Par ailleurs, de la boue et de la peinture séchée ont été curées à l’aide d’une minipelle dans une petite fosse du bâtiment. 474 kg de ces matériaux ont ainsi été stockés dans un big-bag et évacués vers le centre CHIMIREC de Dugny (93).
Selon le rapport et les photos qu’il comporte, les fosses ont été laissées propres et vides de tout déchet ou liquides à la fin des travaux.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Dreux, l'inventaire recense 224 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 8 sites en instruction. Voir la page de Dreux.
- SVR — secteur d'information sur les sols
- LG Philips — secteur d'information sur les sols
- Perferct Circle Europe — secteur d'information sur les sols
- DECHARGE DE L'ARCHE DU GAZON — site dont la pollution est instruite par l'État
- Bio Cos Natura — site dont la pollution est instruite par l'État
- VALEO — site dont la pollution est instruite par l'État
- KLARIUS — site dont la pollution est instruite par l'État
- CALDEO — site dont la pollution est instruite par l'État
- ISOBOX TECHNOLOGIES — site dont la pollution est instruite par l'État
- SIDEL FILLING ASSEPTIC — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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