HALGAND
La pollution de ce site de Saint-Brevin-les-Pins fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001199801 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Saint-Brevin-les-Pins |
| Département | Loire-Atlantique |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Etude de la qualité des sols de 2012 :
La société Halgand a missionné Bureau Veritas pour procéder à une étude de la qualité des sols au droit de l'ancien local de stockage de produits chimiques. Au total, en 2012, dix sondages ont été réalisés sur le site, répartis sous le local de produits chimiques et autour de celui-ci et trois piézomètres ont été posés sur le terrain.
Cette étude révèle des anomalies de teneurs en hydrocarbures totaux dans les sols aux abords de l'ancien local de stockage de produits chimiques.La pollution aux hydrocarbures s'étend :
- verticalement jusqu'à 2, 5 mètres de profondeur minimum avec une diminution notable de la concentration plus en profondeur.
- horizontalement sur la quasi-totalité du local plus la périphérie.
Les eaux souterraines ne sont pas impactées par des hydrocarbures, en revanche, la présence de métaux (plomb, nickel, chrome) et de dichlorométhane a été constatée, essentiellement sur le piézomètre amont. La présence de ces composants est fluctuante et reste inexpliquée dans la mesure où ces produits ne sont pas utilisés sur le site et que l’activité de traitement de surface n’a pas encore débuté. Les dernières analyses de 2014 ne font apparaître que la présence de nickel et de plomb à de faibles concentrations.
Evaluation quantitative des risques sanitaires :
La dernière série d’investigations menée réalisée en 2014 a débouché sur une évaluation quantitative des risques sanitaires (EQRS) qui a conduit à identifier quatre zones de pollution (ZP1 à ZP4). La carte du paragraphe B permet de localiser ces différentes zones. L’EQRS établie sur des hypothèses majorantes a pris en compte le risque d’inhalation par les travailleurs du site de composés issus du dégazage des sols. Les autres risques comme l’ingestion n’ont pas été retenus. L’étude conclut à un risque acceptable pour les employés.
Plan de gestion :
Cette évaluation a été complétée par un plan de gestion qui propose de ne procéder qu'à une excavation partielle de la pollution. Les zones concernées par cette excavation sont les zones ZP1 et ZP2 sur une profondeur de 0,5m. Cela représente un peu plus de 40 m3 de terres qui seront envoyées et traitées en centre spécialisé. Des travaux de réaménagement de ces zones sont envisagés. Les zones ZP2 et ZP3 seraient laissées en état.
Le plan de gestion prévoit également de garder en mémoire la trace de cette pollution résiduelle afin de s’assurer, qu’en cas de changement d’usage, la compatibilité reste avérée. Aucune mesure n’est développée quant à la mise en place d’une surveillance des eaux souterraines.
Après instruction l’inspection partage globalement les conclusions des études, en particulier sur l’ampleur limitée de la pollution (quelques dizaines de m2). Elle propose cependant d’engager des travaux un peu plus conséquents que ceux proposés au plan de gestion. Ainsi elle demande une excavation des zones ZP1 et ZP4 sur une profondeur de 1 m minimum au lieu de 0,50 cm d’intervenir sur ZP2 qui correspond à la zone la plus fortement impactée, enfin d’assurer une surveillance des eaux souterraines semestrielle au droit du bâtiment sur les paramètres mentionnés aux études. Cette dernière pourra être évolutive en fonction des résultats. Enfin, il conviendra d’apporter des explications plus précises sur la présence vagabonde de paramètres non utilisés sur site (dichlorométhane, plomb, nickel, chrome).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Brevin-les-Pins, l'inventaire recense 20 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Saint-Brevin-les-Pins.
- Station ELF - Relais Caltex — secteur d'information sur les sols
- Ancienne usine à gaz de Saint Brévin — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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