SCIENTIS (ex FINIPAR INDUSTRIES ex CIEL)
La pollution de ce site de Épernon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001155901 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Épernon |
| Département | Eure-et-Loir |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Une première campagne de sondage a été effectuée en 2002 à l’initiative des anciens exploitants, la société RECKITT BENCKISER : 7 sondages carrotés sont réalisés : tous au droit de cuves et fosses susceptibles d’être à l’origine d’une pollution. Seul le sondage au droit des cuves enterrées de fioul révèle une teneur (920 mg/kg) dépassant le seuil de 500 mg/kg pour les hydrocarbures totaux classant les sols comme matériau inerte au vu de l’arrêté du 28 octobre 2010.
Dans le cadre d’une opération de cession/acquisition de l’usine FINIPAR à Epernon, un diagnostic de pollution de sol a été réalisé sur l’ensemble du site en avril 2004 afin de confirmer les résultats de la précédente campagne d’investigations de 2002 et de reconnaître l’état des sols ciblé au droit des activités anciennes et actuelles de l’usine FINIPAR. Ce diagnostic a permis de mettre en évidence une source de pollution en hydrocarbures totaux, en chrome total et en plomb dans les sédiments (aval) du ruisseau d’Houdreville ;
Une troisième campagne de sondage est réalisée en 2010 suite à l’arrêt de l’activité et en raison des résultats obtenus précédemment. L’échantillon prélevé au droit des cuves de fuel présente une importante teneur en hydrocarbures totaux (5 900 mg/kg MS). Des prélèvements de sédiments ont été effectués aux mêmes endroits que l’étude de 2004 : les sédiments en amont ne présentent pas de pollution particulière contrairement à ceux en aval qui contiennent des métaux lourds, des hydrocarbures et des PCB. Seul les hydrocarbures et les COT sur brut présente des valeurs supérieurs aux critères sur la classification des sols en déchets inertes. Dans son courrier du 24 mai 2012, la société SCIENTIS indique que les sédiments du ruisseau d’Houdreville ont été analysés à plusieurs reprises depuis l’incident de déversement et que les teneurs en polluants sont toutes en nette et constante diminution. Le ruisseau recueille aujourd’hui également des eaux pluviales d’autres sites. Compte tenu de ces éléments, aucune action complémentaire n’est préconisée par l’exploitant.
En 2011, deux prélèvements complémentaires de gaz du sol ont été réalisés près du sondage réalisé en 2010 dans les ateliers, ces derniers confirment des teneurs importantes en COHV de BTEX et d’hydrocarbures volatils.
A la demande de l’inspection des installations classées suite à sa visite du site du 2 mars 2012, un diagnostic complémentaire d’impact du sous-sol au niveau de deux cuves d’alcools enterrées a été réalisé en 2012. Au moment des investigations, une de ces deux cuves avait déjà été inertée et l’autre avait été nettoyée et dégazée mais non neutralisée. Seuls quelques indices d’hydrocarbures et de composés cétoniques sont détectés mais dans des concentrations non significatives. Le bureau d’études conclut qu’il n’est pas nécessaire d’extraire ces deux cuves, l’une étant déjà inertée et l’autre pouvant être réutilisée par le futur propriétaire du site. Cette cuve enterrée double enveloppe de 60 m3 que le repreneur souhaite réutiliser, est inertée à l’eau depuis le 27 juin 2012
Les diagnostics réalisés sur le milieu sol n’ont pas mis en évidence la présence d’une contamination par des solvants BTEX et COHV mais les mesures de gaz du sol et d’air ambiant ont conduit à l’identification de traces de BTEX, d’hydrocarbures légers et de COHV.
L’origine de cette contamination des gaz du sol et de l’air ambiant a été caractérisée dans le dossier de cessation d’activité comme étant liée à la présence de ces composés dans les eaux souterraines, et d’origine extérieure au site. L’inspection des installations classées ayant demandé dans son rapport du 22 mars 2012 de justifier cette affirmation, la société SCIENTIS a fourni par courrier du 25 mai 2012 une « note complémentaire sur la présence de traces de COHV et BTEX dans les gaz du sol et dans l’air ambiant – Recherche des origines » (Rapport du bureau d’études EGIS). Cette note indique que la pollution « peut trouver son origine au niveau de plusieurs autres installations ou activités présentes en amont ».
Travaux de mise en sécurité et de réhabilitation
L’exploitant a procédé à l'évacuation ou l'élimination des produits dangereux, et, celle des déchets présents sur le site. Les interdictions ou limitations d'accès au site, la suppression des risques d'incendie et d'explosion compte tenu de la vocation ultérieure du site (usage industriel et de stockage/entreposage) ont également été réalisées.
Les cuves de fioul anciennement exploitées pour le chauffage des bâtiments et la production d’eau chaude présentes sur le site qui présentaient une source importante de contamination des sols ont été retirées ainsi que les terres polluées associées. Seule une petite poche de contamination d’un volume de 5 m3 a été laissée sur place en raison de la présence du réseau d’alimentation de la chaufferie en eau de ville.
Toutes les cuves de stockages aériennes et enterrées ont été dégazées et nettoyées. Elles sont maintenues en l’état sur le site.
Lors de l’inspection du 2 mars 2012, l’inspection des installations classées avait constaté au niveau des locaux administratifs, la présence de dalles de sol contenant de l’amiante selon un rapport VERITAS dans un état légèrement dégradé. L’inspection des installations classées a alors rappelé à l’exploitant, dans son rapport d’inspection du 22 mars 2012, qu’il appartient au propriétaire d’informer le repreneur de la présence d’amiante dans le bâtiment dans le cadre de la vente des terrains. L’exploitant a transmis à l’inspection des installations classées, dans son courrier du 24 mai 2012, une attestation du notaire ayant enregistré la promesse de vente indiquant que le futur repreneur avait pris connaissance du dernier diagnostic amiante et était informé de la réglementation sur l’amiante en vigueur.
Les diagnostics réalisés sur le milieu sol n'ont pas mis en évidence la présence d'une contamination par les solvant BTEX et COHV mais les mesures de gaz du sol et de l'air ambiant ont conduit à l'identification de traces de BTEX, d'hydrocarbures légers et de COHV.
Le 5 août 2014, un arrêté de servitudes d'utilité publique a été pris, instituant des servitudes sur le terrain d'assiette des installations anciennement exploitées par la société SCIENTIS.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Épernon, l'inventaire recense 36 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 5 sites en instruction. Voir la page de Épernon.
- SOFCA — site dont la pollution est instruite par l'État
- FCI AUTOMOTIVE FRANCE S.A — site dont la pollution est instruite par l'État
- Expanscience - (ancien site d'exploitation) — site dont la pollution est instruite par l'État
- EXPANSCIENCE Site 2 — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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