Sols pollués

SOFCA

La pollution de ce site de Épernon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000791701
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneÉpernon
DépartementEure-et-Loir
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

A la suite d'investigations initiées par SOFCA, une pollution a été détectée et déclarée à Monsieur le Préfet d'Eure-et-Loir.

La pollution du site est occasionnée par la présence de composés organohalogénés volatils et de composés aromatiques volatils. Certains d’entre eux ont migré à l’extérieur de l’emprise SOFCA à son aval immédiat, d’autres restent confinés sur le site.

Le captage AEP de Hanches, situé au lieu-dit « le Paty » à l’aval hydraulique à environ 2 km à l’Ouest du site SOFCA n’est pas contaminé et ne paraît pas menacé à moyen terme, la rivière « La Drouette » formant barrière hydraulique.

L’origine de la pollution est à rechercher d’une part dans un incendie ayant détruit en Août 1965 un dépôt de 50 tonnes de produits chimiques divers stockés en fûts, d’autre part dans des pertes éventuelles de confinement de solvants.

Un traitement de décontamination des eaux souterraines a été mis en œuvre de janvier 1993 à mars 1997, à l’initiative de la société SOFCA, et a permis l’extraction d’environ 2,5 tonnes de composés organiques volatils.

En complément des différentes études réalisées entre 1991 et 1996, un diagnostic approfondi du site et une évaluation détaillée des risques ont été imposés à la société SOFCA par arrêté préfectoral N° 1597 du 9 octobre 2000.

La surveillance de la qualité des eaux souterraines a par ailleurs été prescrite.

L'étude complémentaire transmise au service d'inspection le 18 octobre 2001, complétée le 16 juin 2003, puis le 5 novembre 2003, a été examinée conjointement par le service d'inspection et les services de la D.D.A.S.S.

Elle révèle que les effets sur la santé des vapeurs de divers composés chimiques diffusés dans l'atmosphère ambiante à partir du sous-sol, rend une partie du site, en l'état, incompatible avec une nouvelle affectation industrielle.

Dans ce cadre, une proposition de réhabilitation des sables de Fontainebleau par extraction des gaz du sol par la technique du venting a été transmise, pour examen au service d'inspection le 28 novembre 2002.

La société SOFCA a décidé de conserver la propriété foncière, de geler le site en l'état (abandon, dans l'immédiat, de son projet industriel) et a proposé l'institution de servitudes conventionnelles au profit de l'Etat, portant restrictions d'usage (occupation du sol, usage du sous-sol, maintien en l'état du réseau de piézomètres de surveillance).

L'acte portant institution de servitudes conventionnelles au profit de l'Etat a été signé par les parties le 29 décembre 2004 et a été publié à la Conservation des Hypothèques.

Les campagnes analytiques menées sur 9 piézomètres le 13 avril 2005 et le 22 novembre 2005 révèlent une forte contamination de la nappe souterraine, localement, par les composés monoaromatiques volatils (notamment le benzène) et les composés organohalogénés volatils.

Les résultats de campagnes de surveillance de la qualité de la nappe de 2010 confirment les résultats des campagnes effectuées depuis 2005, à savoir :

- sur le site, une diminution significative des concentrations en composés organo-halogénés et dans une moindre mesure en composés aromatiques volatils (BTEX).

Seule une augmentation des concentrations des COHV et BTEX est observée depuis la fin de l'année 2008 dans le piézomètre B2, situé en position latérale hydraulique de la source principale.

- en aval hydraulique immédiat, on observe une stabilité des concentrations en COHV.

Le benzène a été détecté en avril 2010 dans les 4 piézomètres situés en aval hydraulique immédiat du site.

La campagne menée en 2011 a confirmé les résultats de la campagne d'analyse précédente avec une concentration anormalement élevée en benzène pour le Piézomètre 3, qui sera à surveiller lors des prochaines analyses.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Épernon, l'inventaire recense 36 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 5 sites en instruction. Voir la page de Épernon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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