Leroy Somer - Fonderie de Rabion
La pollution de ce site de Angoulême fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000865701 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Angoulême |
| Département | Charente |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Dans le cadre de la circulaire du 3 avril 1996, un diagnostic initial a été prescrit à l'exploitant de cette unité, à titre préventif. L'étape A du diagnostic initial a été réalisée et les conclusions ont été validées par l'inspection. L'étape B et l'évaluation simplifiée des risques ont ensuite été engagées, puis transmises à l'inspection. Au cours de ces études, différents sondages de sols ont été effectués et des analyses de l'eau souterraine ont été réalisées en plusieurs points.
L'évaluation simplifiée des risques range le site en classe 2 (à surveiller) et une contamination des eaux souterraines en benzène, hydrocarbures totaux et trichloroéthylène a été mise en évidence, nécessitant d'autres prélèvements pour confirmer cette pollution.
Par courrier du 30 janvier 2003, l'inspection des installations classées a sollicité un certain nombre de compléments, en particulier sur l'analyse hydrogéologique des risques. Il a notamment été demandé la mise en place immédiate d'un réseau de surveillance des eaux souterraines, avec au minimum des analyses semestrielles sur au moins un piézomètre en amont et deux piézomètres en aval.
Cette position a été rappelée par la DRIRE à l'exploitant, par courriers du 24 mars 2003 et du 13 juin 2003.
Des analyses des eaux souterraines ont, par conséquent, été réalisées à nouveau, durant l'été 2003.
Par ailleurs, des investigations complémentaires de la nappe superficielle ont fait l'objet d'un rapport transmis à l'inspection des installations classées en octobre 2003. En particulier, des mesures piézométriques et des analyses, portant sur les métaux, les hydrocarbures totaux, les BTEX et les haloformes, ont été réalisées sur 5 ouvrages. Certaines de ces mesures confirment une contamination.
Parallèlement, afin d'empêcher toute contamination des aquifères profonds par la nappe superficielle impactée, les 3 puits industriels présents sur site ont été comblés en mars 2004. Une épaisseur de bentonite a été mise au niveau de la couche d'argile géologique existante pour reconstituer la séparation entre les différents aquifères.
A la demande de l'inspection des installations classées, des investigations complémentaires (incluant l'accroissement du réseau de puits de contrôle) ainsi qu'un complément d'étude historique (pour rechercher l'origine des impacts constatés) ont été menés. Les rapports correspondants ont été remis en juillet 2004. Ces études ont permis de mieux appréhender la pollution identifiée quantitativement (étendue) et qualitativement (présence de tétrachloroéthylène, de 1,1,1-trichloroéthane et de leurs produits de dégradation en phase aqueuse - lentille d'hydrocarbures flottants).
La présence de fondations profondes et l'existence d'un pompage de dénoyage (rabattement de nappe) des sous-sols techniques depuis plusieurs années ont permis un confinement de la zone polluée. Un dispositif de traitement (écrémage) de la phase libre d'hydrocarbures a eu lieu sur une période d'essai de 3 mois.
Sur la base des résultats obtenus, un pompage supplémentaire va être mis en œuvre pour créer un cône de rabattement optimisant l'écrémage. Les eaux pompées contiennent des composés organiques chlorés. Un traitement complémentaire sur charbon actif sera peut-être nécessaire pour respecter les valeurs limites de rejet des eaux pompées au milieu naturel. Les travaux de traitement de la nappe libre ont commencé en septembre 2005 et sont prévus pour une durée de 2 à 3 ans.
Parallèlement, la surveillance des eaux souterraines du site (16 piézomètres) se poursuit. La campagne de décembre 2004 a d'ailleurs permis d'identifier 2 sources de pollution par des composés chlorés. La création d'un puits de contrôle à l'aval du site (limite de propriété, dans le sens d'écoulement des eaux souterraines) a permis de vérifier que la pollution était à ce jour confinée à l'intérieur du site.
En 2006 l'arrêté fixant des prescriptions complémentaires à celle de l'arrêté du 4 Janvier 2000 impose à l'exploitant de la fonderie LEROY-SOMER de réaliser des travaux de dépollution de la zone située au voisinage du puits de contrôle référencé pz3. Il devra aussi réaliser une évaluation détaillée des risques des zones identifiées dans le rapport "étude approfondie" de l'eau souterraine susvisé.
Une Évaluation Détaillée des Risques a été réalisée en octobre 2007 à la suite d'un arrêté préfectoral. Elle a mis en évidence un impact potentiel sur la santé des travailleurs du site par des remontés de vapeurs de naphtalène et de benzène depuis la source de LNAPL. Une autre étude a suivi le 13 mars 2008 par demande de la DRIRE (maintenant DREAL). Les résultats ont indiqué des concentrations maximales dans l'air ambiant très nettement inférieures aux Valeurs Moyennes d'Exposition (VME). Il a donc été conclu que la situation actuelle ne présente pas de risque avéré pour la santé des travailleurs.
Le 8 Août 2008 Leroy Somer s'est engagé (dans un courrier adressé à la DRIRE) à :
- maintenir le dispositif d'extraction du LNAPL
- valider l'absence de risque résiduel à l'issue de la réhabilitation en cours via une Analyse des risques Résiduels (ARR)
- prolonger le suivi actuel de la qualité des eaux souterraines jusqu'à stabilisation des concentrations mesurées sur une période de trois ans à compter de l'arrêt des travaux de dépollution.
En 2009 la dépollution des sols d'une partie du site a été effectuée (zone du piézomètre 5). Une oxydation chimique in situ a été effectuée pour traiter la contamination des eaux souterraines.
Une étude sur l'évaluation de l'efficacité de l'extraction actuelle des hydrocarbures en phase libre et une actualisation du bilan coûts-avantages ont été réalisées en Mai 2011. Elle tente de démontrer l'épuisement de la masse de LNAPL résiduel ainsi que les limites technico-économiques du traitement actuel.
Par la suite de cette étude Leroy Somer Fonderie propose :
- l'arrêt de l'unité d'extraction et suivi de l'évolution des épaisseurs de LNAPL pendant une durée de 3 mois;
- si aucune augmentation significative de l'épaisseur de LNAPL n'est identifiée, réalisation de mesures d'aire ambiant dans les bâtiments et sous-sol situés au droit de la lentille de LNAPL;
- réalisation d'une Analyse des risques Résiduels pour valider l'absence de risques pour les travailleurs du site;
- si l'absence de risque est confirmée, démantèlement du réseau d'extraction;
- mise en place d'un programme de surveillance des eaux souterraines.
Le 4 juillet 2011 l'administration de la DREAL accepte les propositions de l'entreprise Leroy Somer.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Angoulême, l'inventaire recense 281 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 4 sites en instruction. Voir la page de Angoulême.
- Centre EDF / GDF Services — secteur d'information sur les sols
- LINTEA - Blanchisserie moderne — secteur d'information sur les sols
- SNPE — site dont la pollution est instruite par l'État
- ROUSSELOT SAS — site dont la pollution est instruite par l'État
- Station-service ESSO - Rabion — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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