BODY CARE FRANCE HOLDINGS
Ce terrain de Sotteville-lès-Rouen est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00086420102 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Sotteville-lès-Rouen (76300) |
| Département | Seine-Maritime |
| Adresse | 20 BD INDUSTRIEL |
| Mise à jour par l'administration | 15/07/2025 |
| Statut de l'instruction | Clôturée |
| Autre identifiant | 76.0054 (BASOL) |
| Arrêté préfectoral | 27/01/2026 |
Le contexte
Les sondages réalisés sur le site montrent la présence de remblais( La nappe des alluvions est en continuité hydraulique avec la nappe de la craie. Cette dernière nappe sert à l'alimentation en eau potable. Localement la nappe des alluvions est alimentée par la Seine (située à 300 m à l'Est).
Ce qui a été fait et constaté
Le site d'une surface de 17100 m² a été exploité par la société BODY CARE FRANCE HOLDINGS, anciennement SA KIWI France, et était spécialisé dans la fabrication de cirages, cires, encaustiques et crèmes pour cuirs. Les activités ont débuté en 1967 et étaient encadrées par plusieurs actes réglementaires, dont un arrêté préfectoral et plusieurs récépissés. En 1993, le site a été racheté par le groupe américain Sara Lee. Les activités ont cessé en décembre 1994, et la société a déclaré la cessation de ses activités en octobre 1995. BODY CARE FRANCE HOLDINGS et sa maison mère, SARA LEE Household and BODY CARE FRANCE, ont été radiées du registre du commerce en janvier 2012. Actions menées : Depuis décembre 1994, la société KIWI France (SARA-LEE/DE FRANCE) a cessé les activités qu'elle exerçait sur son site de Sotteville lès Rouen. Dans le cadre de la remise en état du site, plusieurs études visant à caractériser l'état des sols et des eaux souterraines ont été réalisées entre 1994 et 1996 et finalisées par une Evaluation simplifiée des risques. La première campagne de mesure de 1994 avait mis en évidence la présence de 3 zones contaminées : - la zone des cuves enterrées situées à l'entrée du site, contaminée de façon très localisée par des xylènes et de l'éthylbenzène, - la zone d'épuration en façade Sud-Est du bâtiment où l'on trouve de l'arsenic et des huiles minérales, - l'ancienne zone de stockage des déchets, située à l'arrière de l'usine, qui présente une contamination par des hydrocarbures aromatiques polycycliques. Les investigations complémentaires conduites en 1996 ont montré, après vidanges des cuves enterrées, qu'il n'existait plus sur le site de source de contamination. Conformément aux conclusions de l'ESR, un suivi piézomètrique a été réalisé sur 2 saisons, et ce en application d'un arreté du 30 juin 1997, modifié par un arrêté du 30 juilet 1997. Le suivi de la qualité de la nappe opéré durant quatre années a donné lieu à un rapport final en mars 1998 a permis de constater la résorption de la pollution. En effet, au terme de ce suivi, la contamination en xylène et éthylbenzène observées au droit des anciennes cuves enterrées ont disparues (teneurs inférieures au seuil de détection). Les pollutions relevées initialement peuvent donc être attribuées à un défaut d'étanchéité de ces cuves, vidangées depuis. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques ne sont également plus détectés. L'anomalie localisée en arsenic au droit de la zone d'épuration, en forte baisse (125 µg/L), était inférieure aux valeurs guides en vigueur à l'époque des études. Devant l'absence de risque constaté, il a été décidé de procéder au comblement des piézomètres (rapport janvier 1999). Le site est désormais occupé par la base d'archives du CHU Rouen Normandie et les bâtiments ont été conservés à l'identique. Au regard de ces constats, il n'y a pas eu de dépollution complète des sols ou de la nappe, et les cuves enterrées n'ont pas été enlevées. Cependant, il n'y a pas de risque majeur identifié pour ce site. Les pollutions résiduelles, notamment en arsenic, persistant, l'inspection propose d’inscrire le site dans la liste des secteurs d'information sur les sols (SIS) pour garantir la mémoire des pollutions et faciliter d'éventuels travaux futurs.
Ce qui a été fait et constaté
Au regard des pollutions constatées, en cas de changement d'usage, il convient de s'assurer de la compatibilité des milieux avec un nouvel usage projeté. Le classement en SIS des terrains est réalisé en application des articles L. 125-6 et L. 556-2 du code de l’environnement. POUR RAPPEL : L’article L. 125-7 du code de l’environnement prévoit que lorsqu’un terrain situé en secteur d’information sur les sols fait l’objet d’un contrat de vente ou de location, le vendeur ou le bailleur du terrain est tenu d’en informer par écrit l’acquéreur ou le locataire. Il communique les informations rendues publiques par l’État. L’acte de vente ou de location atteste de l’accomplissement de cette formalité. En application des articles L. 556-2 et R. 556-2 du code de l’environnement et R. 431‑16 et R. 442-8-1 du code de l’urbanisme, sur un terrain répertorié en secteur d’information sur les sols, le maître d’ouvrage fournit dans le dossier de demande de permis de construire ou d’aménager une attestation garantissant la réalisation d’une étude de sols et de sa prise en compte dans la conception du projet de construction ou de lotissement. La présence de cette attestation (ATTES-ALUR) dans le dossier de demande de permis de construire ou d'aménager est vérifiée par le service urbanisme de la collectivité compétente. Cette étude de sols comprend un diagnostic et un plan de gestion en découlant. Le plan de gestion définit les mesures de gestion permettant d'assurer la compatibilité entre l'état du site et l'usage futur souhaité au regard de l'efficacité des techniques de réhabilitation ainsi que du bilan des coûts et des avantages de la réhabilitation au regard des usages considérés.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Sotteville-lès-Rouen, l'inventaire recense 113 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 6 sites en instruction. Voir la page de Sotteville-lès-Rouen.
- MULTISOL — site dont la pollution est instruite par l'État
- SEGAFREDO ZANETTI - ANCIEN SITE COLLET (ex MCF) — site dont la pollution est instruite par l'État
- BRENNTAG S.A. — site dont la pollution est instruite par l'État
- GEODIS BM (ex GIRAUD) — site dont la pollution est instruite par l'État
- FRAIKIN LOCAMION — site dont la pollution est instruite par l'État
- SNCF Mobilités — site dont la pollution est instruite par l'État
- Castres Equipement — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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