PEUGEOT CITROEN MULHOUSE
La pollution de ce site de Sausheim fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000823001 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Sausheim |
| Département | Haut-Rhin |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Un diagnostic initial réalisé en juillet 1998 complété en 1999 montre l'existence de 5 sources de pollution:
- source 1: sols polluées par du fioul lourd en bordure de la cuve pomperie de la centrale fluide,
- source 2: sols pollués par des hydrocarbures et des métaux lourds en bordure de fosse Ouest aire de stockage de futs,
- source 3: sols pollués par des hydrocarbures en bordure de fosse Est aire de stockage de futs,
- source 4: sols pollués par des hydrocarbures au droit de l'atelier forge 1,
- source 5 :sols pollués par des hydrocarbures en bordure de la citerne C105.
Suite au diagnostic de pollution des sols, des travaux de dépollution ont été mise en œuvre sur le site. Ils ont consisté en l'élimination des sources de pollution suivantes:
- la source 1 de la centrale fluides a fait l'objet de travaux de dépollution. Au total 2743 m3 de sol ont été triées et déplacés dont 1700m3 ont été traités sur le site (désorption thermique + lavage avec un tensioactif minéral à base de phosphate tri sodique),
- la source 4 forge 1: la zone a été entièrement démantelée et les sols ont été décaissés sur une surface de 100 m² et une hauteur de 2,5 m environ. Ces travaux ont eu lieu en même temps que ceux de la mécanique A et les terres ont été traitées en désorption thermique sur le site,
- la source 5 cuve 105: d'après l'historique réalisé lors du diagnostic initial, la zone a été remise en état par l'extraction et la mise en décharge d'une partie des graviers pollués, l'autre partie a été traité sur site par aération puis évacuée à l'extérieur du site. Le remblaiement de la fouille aurait été réalisé avec du gravier sain.
Pour les sources n°2 et 3, les cuves ont été purgées et vidées et sont aujourd'hui désaffectées, elles ont été remplacées par 3 cuves doubles enveloppes équipées d'un système de détection de fuites. Il n'y a pas eu de décaissement des sols contaminés. Les prélèvements mettent en évidence des teneurs en métaux et hydrocarbures inférieures à la valeur de constat d'impact pour un usage sensible.
La réactualisation de l'ESR (juin 2005) classe le site en 2 "site à surveiller".
Le réseau de surveillance de la qualité des eaux souterraines est renforcé depuis 2005 par l'implantation de 2 nouveaux piézomètres en aval hydraulique de l'ensemble du site (2 existants) et de 3 piézomètres supplémentaires autour de la zone dépolluée de la centrale thermique.
L'arrêté du 1er décembre 2006 réglemente le suivi des eaux souterraines pour la globalité du site. Est notamment prévu le suivi trimestriel des paramètres suivants : DCO, HCT, BTEX, HAP et métaux lourds
Par courrier du 25 mars 2008, l'inspection des installations classées, avait demandé à l'exploitant de la société PSA Peugeot Citroen, de mener une réflexion sur les origines des anomalies en métaux lourds et composés organiques volatils mises en évidence lors des campagnes de surveillance des eaux souterraines au droit du site pour l'année 2007. Ces anomalies portaient plus particulièrement sur le chrome et le 1,1,1 trichloroéthane. Le chrome étant préférentiellement présent sur la partie aval Nord du site en limite d'exploitation, et sur des zones proches de l'exploitation de la société voisine, GEFCO. Le 1,1,1 trichloroéthane et COHV étant préférentiellement présent en aval central et Est du site.
Par courrier du 24 février 2009, l'inspection réitère sa demande auprès de l'industriel en vue d'entamer des investigations supplémentaires sur certains polluants détectés dans les eaux souterraines au droit de son site, d'autant plus que les campagnes de 2008 confirment la présence d'impact de la qualité des eaux de la nappe notamment en chrome, mercure, plomb, manganèse et aluminium, et COHV.
En réponse l'exploitant a transmis un courrier en date du 23 mars 2009 où il énonce les actions engagées afin de répondre à la problématique liée aux anomalies identifiées lors des campagnes de mesures des eaux souterraines au droit de son site. Par ce courrier l'exploitant s'engage à:
continuer la réflexion commune avec l'entreprise GEFCO engagée depuis juillet 2008, se traduisant par l'intégration des piézomètres Pz1 Gefco, Pz3 Gefco, Pz5 Gefco, lors des campagnes de mesures effectuées par la société PSA Mulhouse,
effectuer des campagnes simultanées avec GEFCO, afin d'obtenir des nivellements piézométriques coordonnés, ceci dans le but d'identifier avec précision le sens d'écoulement de la nappe phréatique au droit des sites PSA et GEFCO,
remettre en service le piézomètre « du stade » (Pz ACSP), afin d'identifier l'impact de source potentielle de pollution à l'amont du site de la société GEFCO.
Les campagnes ,suivant ce courrier ( 2 dernier trimestre 2009, les années 2010 et 2011) montrent bien l'intégration de ces actions dans le plan de surveillance des eaux souterraines de la société PSA Peugeot Citroen.
Malgré les nombreuses campagnes réalisées, et les actions entreprises par l'exploitant, l'origine des traces de pollutions n'a toujours pas été identifiée, et notamment pour le paramètre chrome.
Les analyses de l'année 2011 montrent cependant que :
-Les concentrations avals en Mercure, Plomb, aluminium et manganèse sont désormais inférieures aux limites de quantifications.
-l'origine de la pollution en chrome n'est potentiellement pas attribuable aux activités du site.
Des investigations complémentaires sont demandées en 2012 pour confirmer cette hypothèse.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Sausheim, l'inventaire recense 30 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de Sausheim.
- Ancien site industriel de la Société DOLLFUS et NOACK — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge Ile Napoléon — secteur d'information sur les sols
- KEMIRA CHIMIE (ex:RHODIA PPMC) — site dont la pollution est instruite par l'État
- GEFCO — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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