CHIMEX
La pollution de ce site de Mourenx fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000813501 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Mourenx |
| Département | Pyrénées-Atlantiques |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
1 - DIAGNOSTIC
1-1- DIAGNOSTIC INITIAL
A la fin de l'année 1996, les analyses de l'eau de nappe réalisées périodiquement par la société CHIMEX révèlent la présence de monochlorobenzène.
Une étude des sols et de la nappe est réalisée dans le cadre de l'arrêté préfectoral du 16 janvier 1997.
L'arrêté préfectoral du 20 octobre 1997 prescrit le diagnostic initial et l'évaluation simplifiée des risques (ESR) du site.
Les études ont été remises en septembre 1999 et janvier 2000.
Elles concluent sur:
- l'impact sur les sols et la nappe par le monochlorobenzène (MCB),
- l'absence de source de contamination en MCB et toluène dans les sols au droit des zones affectés par les déversements accidentels de 1992 et 1996 (voir 4 - ACCIDENTS).
Toutefois, l'ESR classe le site en 2 "à surveiller" pour l'usage du moment.
Le risque est estimé acceptable et aucuns travaux de dépollution du sol et de la nappe ne sont nécessaires pour le moment. Le coût global des diverses études menées de 1997 à 1999 s'élève à 450 000 francs.
1-2- AUDIT DES SOLS DE LA ZONE DE POMPERIE DU STOCKAGE
Au printemps 2001, CHIMEX constate une pollution superficielle des sols par des produits noirs et demande un audit des sols de la zone.
Les sondages réalisés sur la zone confirment la présence de la pollution à des teneurs significatives et principalement dans les niveaux argileux de la zone non saturée.
L'audit conclut sur l'absence de risques à l'extérieur du site, car la valeur de constat d'impact n'est pas dépassée dans les eaux souterraines.
1-3- DIAGNOSTIC SUITE A UNE POLLUTION PAR LE FER ET L'ARSENIC
Depuis 2001, une pollution par du fer et de l'arsenic a été mise en évidence :
- au niveau d'une résurgence située en rive droite de la rivière Baïse,
- et au droit de plusieurs puits de particuliers proches, sur la commune d'Os Marsillon.
Cette pollution se situe moins d'un kilomètre en aval de la plateforme industrielle de SOBEGI.
A partir de 2009, afin de déterminer si cette pollution pouvait être liée à ses installations, Chimex a mandaté différents experts.
Les études rendues ont contribué à mieux comprendre le mécanisme de la pollution observée au niveau de la Baïse, sans toutefois en déterminer la (ou les) origine(s) exacte(s).
Ainsi, la pollution de la Baïse par des métaux (Fe, Mn, As) est liée au potentiel d'oxydo-réduction (corrélé à la quantité d'oxygène) très bas dans les eaux souterraines au droit du site. Les métaux naturellement présents dans le milieu aquifère sont dissous dans la nappe et, au niveau de la résurgence de la Baïse, précipitent au contact de l'air. Ces perturbations de la nappe proviennent d'une pollution organique dont la biodégradation induit une diminution d'oxygène.
Ces études ainsi que celles menées par d'autres industriels de la plate-forme montrent :
- que les activités de la plateforme SOBEGI ont un impact sur la qualité des eaux souterraines,
- qu'un lien, au moins partiel, existe avec la pollution de la Baïse.
Pour autant, les contributions individuelles de chaque établissement ne sont pas déterminées.
Suite à un projet d'arrêté préfectoral, CHIMEX a transmis un courrier à l'administration dans lequel sont indiqués les faits suivants :
- Il précise que les études qu'il a fournies concluent que les activités de Chimex n'ont pas contribué à la contamination des milieux.
L'inspection des installations classées a pris en compte cette remarque en précisant que la plateforme SOBEGI avait un impact sur la qualité des eaux souterraines mais que les contributions individuelles de chaque établissement n'étaient pas déterminées. Néanmoins, si l'inspection des installations classées reconnaît qu'aucun lien n'est établi entre les installations de Chimex et la pollution actuelle des eaux souterraines, elle n'en conclut pas pour autant qu'il n'en existe pas, et elle souhaite identifier par une approche individuelle de chaque site, l'origine de la pollution affectant les eaux souterraines.
- Par ailleurs l'exploitant rappelle une des conclusions de ses études selon laquelle la pollution proviendrait de l'amont de la plateforme SOBEGI et exprime le souhait que soient menées des investigations futures en ce sens, conformément aux préconisations d'un de ses experts.
L'inspection des installations classées a pris en compte cette hypothèse et a souhaité renforcer les contrôles à l'amont de la plateforme. A cette fin, des analyses sur des piézomètres supplémentaires, à l'amont de la plateforme, sont réalisées depuis octobre 2010. Ces analyses n'ont pas mis en évidence de perturbation massive en amont.
1-4- CARACTÉRISATION DE L’ÉTAT DE CONTAMINATION DES MILIEUX
Les arrêtés préfectoraux du 23 juillet 2012 complémentaires prescrivent à 7 des 10 établissements de la plateforme (y compris à l'établissement CHIMEX) une étude de caractérisation de l'état de contamination des milieux.
Chimex a remis son étude le 14 février 2013. Celle-ci est en cours d'instruction.
2 - TRAVAUX
A l'issue du diagnostic de 1997, la société CHIMEX entreprend d'importants travaux préventifs de réfection et d'aménagement des installations pour un montant de 30 millions de francs :
- rétentions en double confinement et détection d'étanchéité,
- reconstruction des réseaux fluides et utilitaires en aérien,
- mise en place de nouveaux matériels de traitement des effluents résiduaires
- ...
3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
Ce site est soumis à l’application de l’article 65 a) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines par référence aux rubriques 1131 (Fabrication, emploi ou stockage de substance et préparations toxiques, dès lors que les produits sont liquides ou solides) et 1174 (Fabrication de composés organohalogénés, oranophosphorés ou organostanniques) de la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement.
3-1- SUIVI TRIMESTRIEL
L'arrêté préfectoral du 5 juin 2001 qui prescrit une surveillance semestrielle piézomètrique à CHIMEX est modifié par l'arrêté préfectoral du 8 juin 2004. Ce dernier arrêté prescrit le suivi trimestriel des eaux souterraines selon les modalités suivantes :
- la fréquence trimestrielle des analyses,
- l'utilisation de 4 piézomètres (C1,C3,C4,C5),
- les paramètres à analyser représentatifs des substances utilisées actuellement et par le passé (soit Demande Chimique en oxygène (DCO), azote kjeldhal, monochlorobenzène, acétate d'éthyle, acétone, butanol, éthanol, heptane, méthanol, propanol, toluène, 1-6 dichlorohexane, acide acétique, acétate de vinyle, acide glycolique, dichlorobenzène, diéthylène glycol, éthylène glycol, glycérol, méthyl-éthyl-cétone, Teryl-Butyl-Méthyl-Ether (TBME)).
Les piézomètres C1 et C3 sont situés respectivement en amont et en amont latéral du site de Chimex.
Les piézomètres C4 et C5 sont situés en aval hydraulique du site de Chimex.
Les résultats de la surveillance sont donnés page 6 "Surveillance du site et restrictions d'usage".
3-2- SUIVI COORDONNÉ
En plus de l'étude de caractérisation de l'état de contamination des milieux (cf paragraphe 1-3), les arrêtés préfectoraux complémentaires du 23 juillet 2012 prescrivent une surveillance coordonnée à CHIMEX et à 6 autres établissements de la plateforme.
4 - ACCIDENTS
Deux accidents sont survenus par le passé sur le site :
- en 1992, une fuite de Toluène dans la zone de dépotage de la zone de stockage UP2,
- en 1996, une fuite d'eaux usées pouvant contenir des traces de solvants dans la canalisation de transfert des eaux usées entre l'UP2 et la cuve de collecte de l'UP2.
L'ESR de 2000 n'a pas relevé de source de contamination en MCB et Toluène dans les sols au droit des zones où les accidents sont survenus.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Mourenx, l'inventaire recense 38 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 13 sites en instruction. Voir la page de Mourenx.
- FINORGA - NOVASEP — site dont la pollution est instruite par l'État
- SOBEGI — site dont la pollution est instruite par l'État
- SPEICHIM Processing — site dont la pollution est instruite par l'État
- ARKEMA Mourenx — site dont la pollution est instruite par l'État
- LUBRIZOL — site dont la pollution est instruite par l'État
- SANOFI Chimie — site dont la pollution est instruite par l'État
- CEREXAGRI — site dont la pollution est instruite par l'État
- SBS — site dont la pollution est instruite par l'État
- ROLKEM — site dont la pollution est instruite par l'État
- CLEAN MOURENX — site dont la pollution est instruite par l'État
- Décharge mâchefers Le Saligot — site dont la pollution est instruite par l'État
- GACHES CHIMIE — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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