Sols pollués

PROLIFER RECYCLING

Ce terrain de Fontenay-le-Comte est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00062070101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneFontenay-le-Comte (85200)
DépartementVendée
Adresse15 ALLÉE DE LA VALLÉE VERTE
Mise à jour par l'administration30/03/2020
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant85.0036 (BASOL)

Le contexte

Le site situé à Fontenay-le-Comte a fait l’objet d’un arrêté préfectoral d’autorisation en date du 20 octobre 2008 pour un centre de transit de tri, de regroupement et de prétraitement de déchets industriels banals et dangereux et portant agrément pour la dépollution et le démontage de véhicules hors d’usage (VHU). Le site était spécialisé dans la prise en charge de déchets de plastiques et de bois. En 2016, la société PROLIFER RECYCLING a été placée en liquidation judiciaire autorisant une poursuite d’activités jusqu’au 30 avril 2016. Observations: Le site a été transformé par l’exploitant en véritable centre de stockage de déchets à ciel ouvert. Certains déchets ont été stockés sur site au lieu d’être envoyés vers les filières d’élimination. Le fonctionnement des équipements associés à la manutention des déchets est à l’origine d'une contamination avérée des sols par les hydrocarbures. De plus, le ruissellement de produits dangereux dans le sol n’est pas exclu. Ce site a fait l’objet d’une intervention de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) pour la mise en sécurité du site. En 2019, les déchets ont été évacués du site. En 2020, des investigations environnementales de levée de doute ont été menées par l’ADEME. Les résultats des investigations sur les sols ne mettent pas en évidence d’anomalie significative de pollution des sols liées aux anciennes activités exercées par l’entreprise PROLIFER RECYCLING au droit des zones investiguées. Seul un impact ponctuel en hydrocarbures a été relevé au droit de l’ancienne zone de stationnement d’engins de travaux. De plus, l'analyse des sols par rapport aux seuils d'admissibilité en Installations de Stockage des Déchets Inerte (ISDI) montre des dépassements ponctuels en carbone organique total et en métaux : les terres correspondantes devront faire l’objet de modalités de gestion particulière en cas d’évacuation hors site. En tant qu'ancien site relevant du régime d'autorisation et ce site étant intégré dans la base des SIS il conviendra que le futur aménageur fasse procéder à l'excavation des pollutions concentrées recensées, procède à des analyses complémentaires pour s'assurer de l'absence d'amiante dans certains merlons et réalise un plan de gestion pour s'assurer de sa compatibilité du projet avec l'état des terrains.

Ce qui a été fait et constaté

Le site avait pour objet de réaliser du transit, et des opérations tri de déchets avant valorisation ou élimination. Or les constatations réalisées sur site tendent à démontrer que les refus de tri ou déchets ne pouvant être valorisés ont en fait été stockés sur site au lieu d’être envoyés vers les filières d’élimination. Ce stockage de déchets destinés à l’élimination concernent aussi bien les refus de tri que les déchets de bois peints et imprégnés (ne pouvant être valorisés en chaufferie) ainsi que tout type de déchets représentant un coût d’élimination (exemple de bennes de pare-brises en verre, de déchets de plâtre…). Le site a été transformé par l'exploitant en véritable centre de stockage de déchets à ciel ouvert (non-respect des conditions de conception d'un centre de stockage de déchets non dangereux). Les calculs actualisés lors de l'inspection de fin mars 2016 estiment les quantités à environ 19 000 t de déchets de plastiques et environ 3000 t de bois peints et imprégnés (bois non assimilables à de la biomasse) soit 22 000 t au total. Les déchets de plastiques sont stockés sur des surfaces non imperméabilisées. Certains contenants ayant contenu des produits dangereux pour l’environnement (huiles, détergents...), des ruissellements de produits dangereux dans le sol ne peuvent être exclus. Le fonctionnement des équipements associés à la manutention des déchets est à l’origine de contamination avérée des sols par les hydrocarbures. Par ailleurs, en cas d’incendie, l’absence de possibilité de collecte des eaux de ruissellement sur la très grande majorité des déchets entreposés amènerait les eaux d’extinction à contaminer le milieu environnant. Suite à demande auprès du liquidateur, il a fait procéder à un recoupement dans les stockages de déchets en vue de faciliter les conditions d'intervention des services de secours. Il a été demandé aux liquidateurs de faire procéder à la mise en sécurité du site (à travers notamment l'élimination des déchets présents sur le site suivant les filières autorisées). Le liquidateur a indiqué que les fonds disponibles au niveau de la liquidation ne permettraient pas la prise en charge de l'intégralité des coûts liés à l'élimination des déchets à la réalisation des investigations environnementales nécessaires pour caractériser l'état de l'environnement. Ce site a fait l’objet d’une intervention de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) pour la mise en sécurité du site. En 2019, les déchets ont été évacués du site. En 2020, des investigations environnementales de levée de doute ont été menées par l’ADEME. Ces investigations ont consisté en une étude de vulnérabilité des milieux et des investigations sur les sols au droit des anciennes zones de stockage de déchets. L’étude de vulnérabilité a révélé des sols principalement constitués de limons et calcaires, moyennement perméables et fortement vulnérables à une pollution. La nappe, peu vulnérable, est située à 10 m de profondeur. Les résultats des investigations sur les sols ne mettent pas en évidence d’anomalie significative de pollution des sols liées aux anciennes activités exercées par l’entreprise PROLIFER RECYCLING au droit des zones investiguées. Seul un impact ponctuel en hydrocarbures a été relevé au droit de l’ancienne zone de stationnement d’engins de travaux. De plus, l'analyse des sols par rapport aux seuils d'admissibilité en Installations de Stockage des Déchets Inerte (ISDI) montre des dépassements ponctuels en carbone organique total et en métaux : les terres correspondantes devront faire l’objet de modalités de gestion particulière en cas d’évacuation hors site. En tant qu'ancien site relevant du régime d'autorisation et ce site étant intégré dans la base des SIS il conviendra que le futur aménageur fasse procéder à l'excavation des pollutions concentrées recensées, procède à des analyses complémentaires pour s'assurer de l'absence d'amiante dans certains merlons et réalise un plan de gestion pour s'assurer de sa compatibilité du projet avec l'état des terrains.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Fontenay-le-Comte, l'inventaire recense 134 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 5 secteurs d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Fontenay-le-Comte.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.