Sols pollués

BP Casamène

Ce terrain de Besançon est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00034580101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneBesançon (25000)
DépartementDoubs
AdresseCHEMIN DE HALAGE
Mise à jour par l'administration28/10/2020
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiant25.0031 (BASOL)

Le contexte

La société BP Casamène, à Besançon, exerçait une activité de stockage d’hydrocarbures et de carburant. Le site se trouvait dans la zone industrielle de Casamène, qui s'étendait de part et d'autre du Doubs. 2250 mètres carrés du site étaient consacrés au stockage. Ce site n’est plus en activité depuis 1999. Il est aujourd’hui aménagé en parking. En 1995, un premier diagnostic avait mis en évidence une zone contaminée aux hydrocarbures, avec des concentrations pouvant atteindre 17 000 mg/kg, jusqu’à une profondeur de 6 mètres. Du fait de ces constats, les mesures de gestions suivantes ont été mises en oeuvre : - excavation d’environ 1600 mètres cubes de matériaux impactés provenant de la zone des anciennes cuves aériennes ; - traitement sur site de ces matériaux ; - évacuation vers une filière adaptée des matériaux qui présentaient des concentrations encore trop élevées en hydrocarbures, suite au traitement. Dans le cadre de la cessation d'activité, les réservoirs aériens et les annexes ont été démontés. Les installations enterrées ont, quant à elles, été dégazées et nettoyées. En 2000, suite à la réalisation d'un diagnostic, un arrêté préfectoral de surveillance a été pris le 24 octobre. Il prescrivait le suivi des eaux souterraines pour les hydrocarbures. Ces prescriptions ont été levées en 2013, après le constat d'une tendance durable à la baisse des concentrations mesurées, inférieures aux seuils réglementaires du SDAGE Rhône-Méditerranée. L’état du site est jugé compatible avec un usage de type industriel.

Ce qui a été fait et constaté

Une étude de sol a été conduite en 1995 sur le site mettant en évidence une zone contaminée en hydrocarbures jusqu'à des seuils de 17 000 mg/kg et jusqu'à une profondeur de 6 m. Différentes actions ont alors été mises en œuvre comprenant l'excavation d'environ 1600 mètre cubes de matériaux impactés provenant de la zone des anciennes cuves aériennes, le traitement sur site de ces matériaux (biotertre) et l'évacuation en centre agréé des matériaux présentant des concentrations encore trop élevées en hydrocarbures à la suite du traitement. Outre le traitement biologique du secteur concerné, les réservoirs aériens et leurs annexes ont été démontés, les installations annexes enterrées ont été dégazées et nettoyées. Des terres encore souillées sont présentes à 50 cm de profondeur dans une zone clôturée inaccessible. Une Étude Simplifiée des Risques a été menée en 2000 et classe le site en catégorie 2 "à surveiller". Un arrêté préfectoral en date du 24/10/2001 a imposé la surveillance du site. Les analyses effectuées entre 2003 et 2008 montrent une diminution des concentrations en hydrocarbures jusqu'à des seuils inférieurs aux seuils limites imposés par le SDAGE depuis 2009. L'exploitant a en conséquence fait part de sa volonté de lever la surveillance des eaux souterraines. L'inspection a demandé en 2011 des analyses supplémentaires pour confirmer la disparition de la pollution au droit du site. Une campagne de surveillance a été réalisée par l'exploitant en décembre 2012. Elle fait apparaître des concentrations en hydrocarbures inférieures au seuil de détection sur l'ensemble des piézomètres. Par courrier du 3 septembre 2013, l'inspection propose donc au Préfet d'acter la suspension de la surveillance des eaux souterraines du site et de demander à l'exploitant de mettre en sécurité et de combler les ouvrages de surveillance conformément à la réglementation en vigueur. Le site est remis en état pour un usage comparable à celui de la dernière période d'exploitation (usage industriel). Un nouvel examen serait nécessaire en cas de changement d'usage du site. En date du 11 septembre 2013, la Préfecture a autorisé la suspension de la surveillance et a demandé à veiller à la mise en sécurité et au comblement des piézomètres. Le rapport du travaux a montré que les trois piézomètres ont été comblés le 17 juillet 2014 conformément à la demande de la Préfecture et à la norme.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Besançon, l'inventaire recense 1 030 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 8 secteurs d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Besançon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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