Ancienne usine à gaz
Ce terrain de Besançon est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00034570101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Besançon (25000) |
| Département | Doubs |
| Adresse | 14 AVENUE DE LA 7ÈME ARMÉE AMÉRICAINE |
| Mise à jour par l'administration | 04/09/2015 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 25.0023 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
Le contexte
Gaz de France (aujourd’hui Engie) a exploité environ 500 usines à gaz sur le territoire français, qui ont toutes arrêté dans les années 50-60, avec le développement du réseau de gazoducs et l’exploitation du gaz de Lacq. Ce type d’activité étant susceptible de générer des pollutions des sols pouvant présenter des risques sanitaires et environnementaux, un protocole programmé sur 10 ans avait été signé en 1996 entre Gaz de France et le ministère en charge de l’environnement. Il avait notamment abouti à la mise en œuvre d’une méthodologie nationale qui a permis de hiérarchiser les sites en fonction de leur sensibilité des points de vue sanitaires et environnementaux, dans l’optique, le cas échéant, de mettre en œuvre les mesures de gestion des pollutions nécessaires. L’ancien site EDF/GDF de Casamène, à Besançon, a accueilli une usine à gaz qui fabriquait du « gaz de ville » par distillation de la houille. Elle a cessé de fonctionner dans les années 1960. Au sens du protocole, c’est un site dont la sensibilité vis-à-vis de l’homme, des eaux souterraines et superficielles a été qualifiée de faible (classe 3). Cela a justifié la réalisation d’une étude historique qui pouvait, le cas échéant, être suivie par la vidange de la ou des cuves éventuellement identifiées. Elle a révélé la présence de cuves et de gazomètres enterrés. En 2004, les travaux de réhabilitation ont consisté à extraire et faire traiter en centre autorisé les goudrons liquides ou pâteux (840 tonnes) et les eaux souillées (793 tonnes) présents dans les cuves, ainsi que les terres polluées (4335 tonnes). S’en est suivie une campagne de surveillance, aujourd’hui toujours maintenue : les résultats de 2012 et 2014, ont montré une situation stable, avec un impact mesuré en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes), à des concentrations régulièrement supérieures aux valeurs-seuil du SDAGE.
Ce qui a été fait et constaté
Gaz de France a hiérarchisé ses actions sur les 467 sites d'anciennes usines à gaz qu'il gère, répartis sur l'ensemble du territoire. La méthodologie retenue a consisté à hiérarchiser les sites en fonction de leur sensibilité vis à vis de l'environnement (usage du site, vulnérabilité des eaux souterraines et superficielles, présence et type de population sur le site...). L'application de cette méthode a abouti à l'établissement de 5 classes de priorité pour lesquelles les engagements de Gaz de France ont fait l'objet d'un protocole d'accord relatif à la maîtrise et au suivi de la réhabilitation des anciens terrains d'usines à gaz entre le Ministère de l'Environnement et Gaz de France signé le 25 avril 1996. Le site de Besançon est en classe 3 du protocole. De ce fait, c'est un site dont la sensibilité vis-à-vis de l'homme, des eaux souterraines et superficielles est faible. Conformément aux engagements pris dans le protocole, Gaz de France a réalisé en 2002 une étude historique avec localisation des cuves, qui a conclu à l'absence d'ouvrage enterré. Cependant, des investigations complémentaires menées sur le site en 2003 ont mis en évidence la présence de 6 cuves et de 4 gazomètres. Ces derniers avaient été remblayés avec des matériaux divers. Les travaux de vidange des ouvrages se sont déroulés entre le 28 juin et le 21 octobre 2004. Ces travaux ont conduit à la découverte d'un cinquième gazomètre et ont même laissé entrevoir la possibilité d'une autre cuve inaccessible sous le bâtiment principal. Les travaux ont consisté à extraire et faire traiter en centre autorisé les goudrons liquides ou pâteux (840 tonnes),les eaux souillées(793 tonnes) et les terres polluées (4335 tonnes). Ces dernières, dont la teneur en HAP était inférieure à 2000 ppm, ont été réutilisées sur place. Parallèlement aux travaux, deux campagnes de surveillance ont confirmé l'impact limité sur les eaux souterraines. Pour prendre en compte l'ouvrage susceptible d'être présent sous le bâtiment principal, un nouveau piézomètre a été implanté portant leur nombre au total de 7. Par ailleurs, Gaz de France réalisera un diagnostic initial en préalable à toute opération de vente, cession ou réaménagement qui n'est d'ailleurs pas d'actualité. Les conditions de réhabilitation définies en accord avec les services de l'Inspection des installations classées, seront adaptées à la classe de sensibilité du site et à sa destination future. Il ressort de la synthèse des campagnes de surveillance de la qualité des eaux souterraines en mars 2012 que la situation reste globalement stable, avec un impact mesuré en HAP, BTEX et cyanures totaux (concentrations régulièrement supérieures aux valeurs-seuil du SDAGE). A noté que dans le cas des cyanures, seul un dépassement de la valeur de référence a été observé en juin 2008. Les résultats des campagnes de surveillance de la qualité des eaux souterraines obtenus lors de l'année 2014 sont dans la continuité de ceux obtenus historiquement sur le site. Donc la surveillance est à poursuivre afin de confirmer l'atténuation de la pollution.
Ce qui a été fait et constaté
Résultat de la surveillance à la date du 2014-12-12 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : concentrations régulièrement supérieures aux valeurs-seuil du SDAGE en HAP et BTEX
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Besançon, l'inventaire recense 1 030 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 8 secteurs d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Besançon.
- BP Casamène — secteur d'information sur les sols
- RAFFINERIE DU MIDI — secteur d'information sur les sols
- ZENITH Précision — secteur d'information sur les sols
- POMONA — site dont la pollution est instruite par l'État
- ALTEC — secteur d'information sur les sols
- LIP — secteur d'information sur les sols
- NEO TYPO — secteur d'information sur les sols
- LONGCHAMP CARREAUX STE NOUVELLE CASAMENE — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.