Sols pollués

Ancienne usine SESA

Ce terrain de Sarreguemines est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00023780101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneSarreguemines (57200)
DépartementMoselle
AdresseRUE DE DOUAUMONT
Mise à jour par l'administration10/08/2017
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant57.0068 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

La société SESA était soumise à autorisation au titre de la législation des installations classées pour la protection de l'environnement pour des activités de fonderie. Elle a cessé ses activités en 1996 et a fait l'objet d'une procédure de liquidation : cette procédure est désormais close. Observations: Depuis sa cessation d'activité, le site a fait l'objet de plusieurs diagnostics environnementaux : diagnostic des sols en 1998, étude de diagnostic et de restructuration en 2000, évaluation simplifiée des risques en 2000, diagnostic approfondi et évaluation détaillée des risques en 2004, étude complémentaire sur les eaux souterraines en 2008, et nombreuses études en 2009/2010. Ces investigations ont mis en évidence des contaminations des sols aux et aux métaux lourds (diffus) ainsi qu'une contamination des eaux souterraines aux hydrocarbures, composés organiques halogénés volatils (COHV) et métaux.

Ce qui a été fait et constaté

Depuis sa cessation d'activité, le site a fait l'objet de plusieurs diagnostics environnementaux : diagnostic des sols en 1998, étude d diagnostic et de restructuration en 2000, évaluation simplifiée des risques en 2000, diagnostic approfondi et évaluation détaillée des risques en 2004, étude complémentaire sur les eaux souterraines en 2008, et nombreuses études en 2009/2010 (rapports concernant les travaux de dépollution, interprétation de l'état des milieux, investigations complémentaires, ...). Le diagnostic approfondi mené en 2004 a mis en évidence : DANS LES SOLS : - la présence d'hydrocarbures totaux généralement situés entre 2 et 4 mètres de profondeur, à des concentrations pouvant atteindre 7200 mg/kg ; - la présence d'éléments traces métalliques, principalement cuivre (jusqu'à 2400 mg/kg) et arsenic (jusqu'à 180 mg/kg) entre 0 et 1 mètre de profondeur ; - la présence ponctuelle dans des concentrations relativement faibles de cyanures (totaux et libres), d'Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) et de Composés Organiques Halogénés Volatils (COHV). DANS LES GAZ DES SOLS : - des traces de composés volatils tels que le benzène, le tétra et le trichloroéthylène. Les concentrations relevées peuvent dépasser, dans les gaz des sols, les valeurs toxicologiques de référence. DANS LES EAUX SOUTERRAINES : - la contamination par les hydrocarbures totaux (concentration atteignant 6,3 mg/l) ; - la présence de métaux (arsenic et manganèse) ; - la contamination par des solvants chlorés (DCE, TCE et PCE jusqu'à 78 µg/l pour ce dernier). L'Evaluation Détaillée des Risques menée en 2004, pour différents scénarios d'exposition (gymnase avec cour extérieure et espaces verts, CDI, internat ou agent d'entretien) indique l'absence de risque inacceptable. En 2008, une étude complémentaire sur les eaux souterraines a été diligentée afin d'appréhender les travaux de traitement de la phase huileuse présente sur la nappe. Les contaminations de la nappe mises en évidence en 2004 sont confirmées. Les piézomètres situés à l'aval hydraulique des installations et en dehors des limites de propriété (T4, T5 et Pz5), sur des terrains du lycée Nominé, présentent des concentrations dépassant les seuils de références pour les paramètres benzène, bis(2-éthylhexyl)phtalate, chlorure de vinyle, trichloroéthylène, chrome, manganèse, arsenic et plomb (normes de potabilité ou guidelines OMS). En 2009, des premiers travaux sont menées sur les eaux souterraines. En 2010, le document de synthèse des investigations recense : - une contamination des sols aux hydrocarbures au droit du bâtiment A et en un point ayant pu être celui de la localisation des cuves non retrouvées ; - une contamination des sols aux métaux lourds sur la totalité du site ; - une contamination des eaux souterraines aux hydrocarbures au droit et à l’aval hydraulique du bâtiment A ; - une contamination des eaux souterraines aux COHV au droit du bâtiment A ; - une contamination des eaux souterraines aux métaux lourds sur tous les points investigués ; - des anomalies géophysiques dans les sols pouvant correspondre à des cuves, des cavités ou des remblais de scories. En 2010, des travaux complémentaires sont réalisés afin de localiser la ou les sources de la contamination aux hydrocarbures et aux solvants chlorés et pour proposer un protocole de réhabilitation du site. Les fouilles ont mis en évidence des terres contaminées aux hydrocarbures, des vestiges de conduites et la présence de terres remaniées et de remblais. Les analyses sur échantillons de sols des sondages carottés indiquent une contamination aux hydrocarbures en zone saturée mais également en zone de battement de nappe mais pas de contamination des sols en COHV. Concernant l’air souterrain, il est mis en évidence une contamination par des hydrocarbures, des COV et des COHV au droit de certains sondages et une contamination par des HAP sur tous les sondages (naphtalène). Enfin les investigations sur les eaux souterraines indiquent une contamination des eaux souterraines de la nappe des alluvions de la Sarre par des COHV, du benzène et des métaux lourds et une contamination des eaux souterraines de la nappe des calcaires du Muschelkalk par des COHV mais sans identification de l’origine de cette contamination. Travaux de remédiation Une purge des terres contaminées en cuivre situées à l'ouest du site a été réalisée. En 2007, des détections de réseaux/métaux ont été entreprises afin de localiser les cuves enterrées qui devaient subsister sur le site : les cuves n'ont pas été repérées malgré la réalisation de 17 fouilles et la démolition d'une dalle béton. Les terres polluées issues des fouilles ont été stockées en tas sur le site (1 tas de 20 tonnes et 1 tas de 15 tonnes). Ces tas sont contaminés en hydrocarbures mais ont été évacués. Quatre piézomètres ont été forés en juillet 2008 et ont permis la mise en place d'une unité de pompage de la nappe par extraction sous vide. En avril 2009, l'installation avait permis le pompage et le traitement de près de 1000 m3 d'eau et de 85 litres de flottants. Lors du fonctionnement de l'installation de pompage, le suivi des eaux souterraines a mis en évidence des teneurs en hydrocarbures dissous très importantes (plus de 1 g/l) ainsi que des concentrations élevées en COHV. L'épaisseur d'hydrocarbures libres mesurée en avril 2009 a montré le bon fonctionnement du dispositif pour attirer le flottant : 4 cm de flottants ont été observés sur un des piézomètres. Fin juin 2009, plus de 7 cm été constatés. Faute d’un maintien de l’efficacité du traitement, celui-ci a été arrêté. Cependant une phase surnageante est toujours présente dans la nappe d’eau peu profonde (11 cm observés en août 2010) Une intervention de l'ADEME a été accordée par le Préfet de région le 25 octobre 2011. Elle vise à : - déterminer l'extension des pollutions au droit et à proximité du site, - réaliser des investigations dans l'air ambiant des bâtiments riverains, dans les secteurs susceptibles d'être impactés, - mener une surveillance de la qualité des eaux souterraines, - proposer des mesures de gestion visant à rétablir la compatibilité entre l'état des milieux investigués et les usages constatés.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Sarreguemines, l'inventaire recense 191 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Sarreguemines.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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