GME - Grenobloise des Matériaux Enrobés
La pollution de ce site de Voreppe fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001246401 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Voreppe |
| Département | Isère |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Plusieurs investigations environnementales relatives à la qualité des sols ont été conduites entre les années 2014 et 2016. Les diagnostics initiaux et complémentaires fournis par la société GME au cours de cette période s’appuyaient sur un total de 40 sondages, effectués au niveau des installations industrielles susceptibles d’avoir généré des pollutions.
Ce diagnostic environnemental des sols avait principalement mis en évidence une pollution plutôt superficielle (1,5 m de profondeur au maximum) localisée aux coupes lourdes d’hydrocarbures (C21-C40) sur le site au niveau de l’ancien parc à liant bitume et au nord du site, au niveau de l’ancienne zone de stockage des boue filtre humide, appelée couramment « zone de déballe ».
Il avait également été mis en évidence :
• la présence ponctuelle et superficielle d’éléments traces métalliques au niveau du parc à liants (cuivre, zinc, mercure), à des teneurs correspondant à des anomalies modérées à fortes selon le référentiel Aspitet-Inra. Ces métaux ne présentent à priori aucun lien avec l’activité industrielle, leur présence semblant plutôt attribuable à la qualité des remblais utilisés lors de l’aménagement du site.
• l’absence de concentrations notables pour les autres paramètres recherchés : BTEX, HAP et COHV.
Le plan de gestion a retenu un seuil de coupure (niveau de pollution résiduelle) de 1500 mg/kg MS en hydrocarbures (HCT) compte tenu du maintien d’un usage futur de type industriel sur le site (a priori stockage de matériaux et granulats et concassage de matériaux inertes).
Des travaux de dépollution du site ont été réalisés en avril 2017 en vue d’un usage futur industriel. Ces travaux ont consisté en l’excavation de 240 tonnes de terres souillées aux hydrocarbures qui présentaient des concentrations en HCT supérieures au seuil de coupure défini.
Les analyses de bords et fond de fouille mettent en évidence des teneurs résiduelles en HCT inférieures à 200 mg/ kg MS et démontrent l’atteinte de l’objectif visé.
Ainsi, à l’issue de ces travaux et sur la base du rapport de l’inspection des installations classées du 11 août 2017, un procès-verbal de fin de travaux a été délivré à la société GME par courrier préfectoral du 23 novembre 2017. Dans ce courrier, le préfet prenait acte de l’achèvement des mesures de réhabilitation du site pour un usage industriel, mais demandait à la société GME de maintenir sur son site de Voreppe une surveillance semestrielle des eaux souterraines sur les piézomètres 1, 2, 3 et 4 pendant une durée de deux ans pour un suivi des paramètres HAP et hydrocarbures totaux (HCT).
Conformément à la demande du préfet, la société GME a poursuivi la surveillance de la qualité des eaux souterraines au droit de son site après les travaux de dépollution. Par courrier du 04 février 2019, la société GME a transmis les résultats des quatre campagnes de surveillance réalisées après la fin des travaux de dépollution, ainsi que les résultats des campagnes précédentes réalisées depuis juillet 2014.
Avant les travaux de dépollution, les résultats d’analyses des eaux souterraines montraient des traces d’hydrocarbures sur le Pz3 lors des campagnes de juillet 2014 (0,835 mg/l) et décembre 2016 (0,214 mg/l) sans toutefois dépasser la limite de qualité pour les eaux brutes définie par l’arrêté 11 janvier 2007 (1 mg/l). Les résultats montraient également des traces de HAP au Pz2 lors de la campagne de juin 2015.
Après les travaux de dépollution, les résultats d’analyses des eaux souterraines ont montré uniquement des traces d’hydrocarbures sur le Pz3 (0,031 mg/l) lors de la campagne de mai 2017 sans toutefois dépasser la limite de qualité pour les eaux brutes et à une concentration moindre que celles observées avant travaux. Les hydrocarbures n’ont été détectés sur aucun piézomètre sur toutes les autres campagnes. Les HAP n’ont été détectés sur aucune campagne après les travaux de dépollution.
Les valeurs mesurées dans les eaux souterraines étant stables et inférieures à la limite de qualité pour les eaux brutes définie par l’arrêté 11 janvier 2007, voire même inférieure à la limite de détection sur les trois dernières campagnes, la société GEM a demandé l’arrêt de la surveillance des eaux souterraines au droit de son site de Voreppe en février 2019.
Les résultats de cette surveillance étant stables et ne montrant pas de pollution significative des eaux souterraines, le préfet a accepté l'arrêt de la surveillance des eaux souterraines au droit du site GME à Voreppe par courrier du 21/08/2019.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Voreppe, l'inventaire recense 67 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 9 sites en instruction. Voir la page de Voreppe.
- SICO — site dont la pollution est instruite par l'État
- STEPAN EUROPE — site dont la pollution est instruite par l'État
- TOTAL France A48 — site dont la pollution est instruite par l'État
- Total France-relais des Balmes — site dont la pollution est instruite par l'État
- Piec' Auto — site dont la pollution est instruite par l'État
- GUITEL — site dont la pollution est instruite par l'État
- HERCULES — site dont la pollution est instruite par l'État
- CONSTELLIUM PECHINEY (ex ALCAN) Centre de Recherche de Voreppe (CRV) — site dont la pollution est instruite par l'État
- ECOCIS — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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