Auchan Station service
La pollution de ce site de Villars fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001198001 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Villars |
| Département | Loire |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
En 2012, le service sécurité a signalé au pied du totem d’annonce des prix du carburant, une tâche noire à même le sol. La société SOCOTEC a été missionnée pour les premiers prélèvements et analyses des échantillons de sol afin de déterminer la nature de la matière.
En décembre 2012 les analyses ont confirmé la présence d’hydrocarbures. La société SITA REMEDIATION a effectué des sondages pour déterminer la source et la nature de cette pollution.
En février et mars 2013 l’exploitant a recherché l’origine de la pollution. Le rapport d’intervention a confirmé la détérioration de tuyauteries de dépotage, du circuit d’alimentation de la cuve de 80m3 de gasoil (compartiment 2 et 3) ainsi que d’une tuyauterie pour le super 98.
En avril et mai 2013, la cuve de 80m3 a été changée. Les tuyauteries ont été remplacées.
En mai et juin 2013, plus de 400 tonnes de terres polluées ont été évacuées et traitées en filière adaptée.
L’excavation des terres impactées a été limitée par les contraintes techniques ( présence de réseau et voirie), un résiduel de contamination persiste sur l’ensemble des parois et fonds de fouille.
En juillet 2013 l’exploitant a fait réaliser un diagnostic complémentaire avec caractérisation des sols, des eaux souterraines et de l’air ambiant. La DREAL est informée de cette pollution en juillet 2013. En novembre 2013, l’exploitant a proposé un plan de gestion. Suite à une analyse du projet par l’inspection et suite à une réunion d’information tenue avec l’exploitant, des compléments d’investigation ont été demandés, comme la création de piézomètres supplémentaires permettant de suivre la qualité des eaux souterraines en limites de propriétés.
Dans son rapport du 29 janvier 2015, l’inspection indique que sur la zone 1 (station et parking), à ce jour, un maillage de sondages a été réalisé, qui a fait apparaître des zones de pollution par les hydrocarbures et des zones moins impactées.
On constate une pollution par des hydrocarbures de type gasoil et essence au droit des canalisations de dépotage et qui s’étend jusqu’au parking sud de la station.
Pour la zone 2 (talus), on constate une pollution qui s’étend en aval de la station et retrouvée sous forme de suintement au droit du talus avec des hydrocarbures de type gasoil et essence.
Suite à une étude coût avantage, et dans la volonté de poursuivre l’activité de station services, l’exploitant a adressé, à l’inspection, un plan de gestion proposant :
Pour la zone 1 (parking et station) :
La surface de la zone 1 est de l’ordre de 1500m² sur un horizon de 3 à 8 m de profondeur. Le volume des terres polluées encore en place peut être estimé à 7000 m3.
L’objectif de traitement est la réduction de la pollution en phase libre, dissoute ou adsorbée dans les sols afin d’améliorer la qualité du milieu et de limiter la migration de la pollution en aval (talus et contrebas).
Afin de réduire la pollution adsorbée au niveau des sols, l’exploitant recommande la mise en place d’un traitement des sols par Venting/Bioventing. Des puits d’extraction pourront être mis en place depuis la surface dans la zone non saturée (environ 6 m de profondeur). Les gaz extraits seront collectés et traités via une unité de surface. La mise en dépression de la zone non saturée permettra un apport d’oxygène qui contribuera à la biodégradation des polluants adsorbés. Le suivi du traitement sera réalisé sur les gaz du sol.
Concernant les eaux souterraines, un traitement par pompage/écrémage pourra être réalisé via des puits forés dans la zone saturée. Des pompes pneumatiques seront utilisées pour collecter les hydrocarbures libres et dissous dans les eaux souterraines. Les eaux pompées seront analysées et traitées par une unité de surface.
Ces deux traitements sont indissociables, en effet, en période de hautes eaux, et en l’absence de pompage, les hydrocarbures libres pourraient venir impacter la zone non saturée.
Pour la zone 2 (talus) :
La zone de résurgence des hydrocarbures a été clôturée afin d’en interdire l’accès. Les sols de surface impactés seront curés à l’issue des travaux et du remblai sain sera mis en œuvre.
Afin de réduire la pollution des sols et des eaux souterraines mais aussi de sécuriser l’aval du site au niveau du talus et en contrebas, SITA Remediation propose la mise en place d’une barrière hydraulique par pompage. Cette dernière permettra de capter l’ensemble des écoulements transitant par cette section (pollution libre ou dissoute). Ces écoulements seront traités dans une unité de traitement placée au niveau de la station service. Les eaux seront ensuite réinjectées afin d’accélérer la migration des polluants.
Sur l’ensemble du site l’exploitant envisage un abattement de la pollution de l’ordre de 60 à 70 % au niveau des sols. Au niveau des eaux, une suppression de la phase libre est également visée.
L’inspection conclut dans son rapport que le principe de gestion d’un site pollué en activité est de parvenir à maintenir la pollution dans les limites de l’installation tout en s’assurant que la pollution ne compromet pas l’usage industriel du site.
Les études menées par la société AUCHAN démontrent l’absence d’impact sanitaire pour les employés du site (personnel du poste de caisse).
L’installation de la barrière hydraulique de pompage devrait permettre de confiner la pollution à l’intérieur du site.
Le traitement de la zone 1 (parking et station) par venting/bioventing permettra de traiter les hydrocarbures volatils. La majorité des hydrocarbures détectés dans les sols sont des hydrocarbures légers considérés comme volatils, (inférieur à C-16 C-21). L’installation de traitement des gaz extraits sera réglementée afin d’éviter un transfert de la pollution vers le milieu atmosphérique. Les rejets seront réglementés conformément à l’article 27 de l’arrêté du 2 février 1998 relatif aux prélèvements et à la consommation d'eau ainsi qu'aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation.
Le pompage écrémage de cette même zone permettra d’éliminer la pollution surnageant. Un pompage un peu plus bas, permettra le traitement de la partie dissoute. On ne devrait pas retrouver d’hydrocarbures sur le plancher étanche de la nappe dans la mesure où les produits polluants ont une densité inférieure à celle de l’eau.
La solution de traitement proposée par l’exploitant semble donc appropriée.
Les teneurs résiduelles visées sont les suivantes :
- Concentration maximale admise après dépollution à 2000mg/kg en C10-C40.
- Concentration maximale admise après dépollution 10mg/kg en BTEX.
L’exploitant a prévu de traiter la zone 2 (talus) par le pompage de la nappe, traitement de ces eaux et réinjection dans le sol. Cette partie du site est constituée de remblais et ne comporte pas à proprement parler de nappe. La zone étant revêtue sur la grande majorité de sa surface, les eaux d’infiltration sont réduites. La réinjection de ces eaux une fois traitées permettra d’accélérer la migration de la pollution jusque vers les zones de pompages. La concentration en hydrocarbures de cette eau réinjectée sera réglementée et suivie de façon mensuelle.
Le curage des terres et le remplacement par des remblais sains, permettra de se prémunir des envols et des contacts. L’ensemble des justificatifs de traitement de ces terres sera communiqué à l’inspection.
Les teneurs résiduelles suivantes sont visées :
- Concentration maximale admise après dépollution à 500mg/kg en C10-C40.
- Concentration maximale admise après dépollution 6mg/kg en BTEX.
Compte tenu de la pollution des sols et des eaux souterraines au droit du site de la station service AUCHAN à VILLARS un ap de surveillance des eaux et de travaux a été proposé.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Villars, l'inventaire recense 42 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 sites en instruction. Voir la page de Villars.
- PARET FORGES - DERVAUX — site dont la pollution est instruite par l'État
- DENIS — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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