Vishay MCB Industrie SA
La pollution de ce site de Chateau Gontier fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001183601 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Chateau Gontier |
| Département | Mayenne |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Une pollution a été détectée par le biais d'investigations spontanées de la part de l'exploitant dans le cadre d'un changement d'actionnaire (Vishay). Les investigations ont été réalisées au droit du site entre juillet 2012 et juin 2013.
- rapport de visite de site pour établissement des zones potentiellement polluées en juillet 2012,
- investigations sur les milieux sols, eaux souterraines et air ambiant (septembre 2012 à juin 2013).
D'après les résultats analytiques :
- les eaux souterraines font apparaître des teneurs pouvant atteindre plusieurs dizaines de mg/l d’organochlorés.
- sur les sols, les valeurs les plus importantes concernent les hydrocarbures totaux (2800 mg/kg).
Il y a 2 sources de pollution, l’une correspondant au bâtiment de stockage actuel des solvants, et l’autre à proximité de bacs de sable et de l’actuelle chaufferie.
L'exploitant déclare que le recours aux solvants chlorés dans les procédés a été abandonné dans les années 2000. Depuis 2012, le site n’emploie plus de trichloréthylène (TCE). La pollution n’est pas alimentée par l’activité actuelle du site.
Suite à la demande du préfet, l'exploitant à réalisé un rapport d'investigations environnementales complémentaires contenant le résultat de ses études et ses propositions d’actions transmis aux services de l'état le 16 mai 2014.
Les différentes phases d'investigations réalisées au droit du site ont permis de mettre en évidence les principaux éléments suivants au droit de deux zones définies (ancien bac à sable de rejet de solvants et centre du site et stockage historique de TCE) :
- la présence de COHV (composés organiques halogénés volatils) et toluène dans les sols ;
- la présence d'impacts en COHV dans les eaux souterraines avec notamment des teneurs élevées observées pour les composés chlorés "parents" (TCE essentiellement) au niveau des deux principales zones.
Sur la base de ces constats, des investigations complémentaires ont été réalisées afin de connaitre les conséquences de l'installation hors site, avec notamment la pose d'ouvrages piézométriques complémentaires.
Les travaux d’investigations complémentaires menés au droit du site MCB Industries se sont déroulés du 8 au 11 juillet 2014. Ces travaux ont compris :
- des sondages, échantillonnages et analyses de sol au droit et à proximité des bacs à sable ayant servi de réceptacle pour le rejet de solvants usagés ;
- le forage et l’installation de trois nouveaux piézomètres suivi d'une campagne de prélèvement et d'analyse des échantillons d'eaux souterraines.
* Qualité des sols : Aucun impact notable n’a été identifié sur les quatre échantillons de sol. Seule la présence de 1,1,1-Trichloroethane (TCA) a été localement détectée dans les sols superficiels au droit du Bac 2 entre 0,5 et 0,8 m de profondeur à une faible concentration de 0,33 mg/kg. Cependant, le transport des échantillons de sol entre le site et le laboratoire d'analyse pourraient avoir altéré la représentativité des échantillons avec la perte par volatilisation des composés présents pendant le prélèvement.
* Qualité des eaux souterraines : Des COHV ont été détectés dans les eaux souterraines issues des prélèvements effectués sur 17 des 18 piézomètres installés sur site à des concentrations supérieures aux valeurs de comparaison retenues. Les ouvrages mettant en évidence les impactes les plus important sont l'ouvrage (Pz18) installé peu avant la campagne de prélèvement situé en aval historique de TCE (source 2) ; un autre piézomètre (Pz14) montrant un impacte est localisé à environ une vingtaine de mètres au nord-est du nouvel ouvrage ; et Pz13 et Pz5, tous les deux situés à proximité des bacs à sable (source 1).
A part le PCE (solvant chloré : perchlorethylene), composé vraisemblablement lié à une pollution en amont dans la zone industrielle, les trois composés les plus répandus sur le site à des concentrations élevées sont :
- le TCE (solvant chloré): concentration maximale de 45 000 µg/L (Pz18) ; concentrations dépassant la valeur de comparaison dans 14 des 18 piézomètres ;
- le cis 1,2-dichloroéthane : concentration maximale de 43 000 µg/L (Pz5) ; composé issu de la biodégradation de PCE/TCE en conditions anaérobiques ; concentrations dépassant la valeur de comparaison dans 9 des 18 piézomètres ;
-le 1,1-dichloroéthane : concentration maximale de 13 000 µg/L (Pz5) ; composé de dégradation du 1,1,1-TCA issu d’une réaction abiotique ; concentrations dépassant la valeur de comparaison dans 10 des 18 piézomètres.
Comme identifié lors de la précédente phase d’investigations, les données relevées indiquent la présence de deux différents panaches dans les eaux souterraines :
- source 1 : origine correspondant à la zone des bacs à sable formant un panache de pollution localisée vers le centre du site. L'étude a confirmé des niveaux de concentration notable en COHV au droit de deux ouvrages situés vers le centre du site (concentrations totales d’environ 70 000 µg/L), et des niveaux plutôt faibles en COHV au droit des cinq ouvrages en limite aval de cette source (concentrations totales comprises entre 44 et 332 µg/L). Le potentiel de migration hors-site du panache associé à cette source en des concentrations jugées importantes en termes de risques éventuels est considéré relativement faible.
- source 2 : ancien stockage historique de TCE comme origine formant un panache de polluant localisé vers le nord-ouest. L'étude a identifié des niveaux de concentrations notables en COHV au droit du nouvel piézomètre (concentration totale d’environ 94 000 µg/L) localisé en aval direct de la source supposée, le long de la limite nord-ouest du site. Le piézomètre Pz14, localisé sur le bord du site à environ une vingtaine de mètres au nord-est de Pz18, montre également des concentrations élevées en COHV. Il est probable que le panache associé à cette source s’étende hors-site en des concentrations importantes. Cette information a été transmise à l'Agence Régionale de Santé.
De plus, des concentrations en hydrocarbures totaux légers et volatils (C5-C10) sont également observées sur la plupart des piézomètres, principalement associés à la présence de COHV. Les ouvrages présentant les teneurs les plus notables (50 000 µg/L) sont les trois listés (Pz5, Pz13 et Pz18), localisés à proximité des sources identifiées au droit du site.
Des impacts localisés en nickel, benzène et toluène ont également été identifiés.
En janvier 2016 et octobre 2016, la société Vishay MCB Industrie SA a poursuivi les investigations environnementales au droit de son site (suivi eaux souterraines sur site et hors site et suivi des gaz du sol hors site). A l’issue de ces campagnes, les résultats ont mis en évidence :
- suivi eaux souterraines (sur site et hors site) : les concentrations mesurées en COHV en octobre 2016 confirment les constats relevés lors des précédentes campagnes. Le TCE reste le composé majoritairement relevé dans les eaux souterraines sur site et hors site.
- suivi gaz du sol (hors site) : présence de PCE dans les gaz du sol. Au droit des ouvrages PzaA, PzaG et PzaH, des concentrations notables relevées en PCE (d’un ordre de grandeur supérieur à celles relevées en TCE) qui semblent indiquer que la pollution historique en PCE de la zone industrielle contribue majoritairement à ces impacts (source 3).
Le bureau d'étude recommande la réalisation de deux campagnes de suivi hors site sur les eaux souterraines et gaz du sol en 2017, en périodes de hautes eaux et de basses eaux.
L'exploitant doit établir les mesures de gestion des sources 1 et 2 de pollution de son site.
Des investigations complémentaires seront nécessaires pour caractériser l'origine de la pollution historique en PCE de la zone industrielle (source 3).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Chateau Gontier, l'inventaire recense 55 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de Chateau Gontier.
- Ancienne décharge d'ordures ménagères — secteur d'information sur les sols
- CLINIQUE DE L'ESPERANCE — site dont la pollution est instruite par l'État
- RIVAIN — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
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Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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