PRECITURN (ex DEPOISIER-GERVEX)
La pollution de ce site de Marnaz fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001151101 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Marnaz |
| Département | Haute-Savoie |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Suite à une visite de l'inspection des installations classées effectuée le 24 décembre 2010, afin de vérifier des informations fournies par la mairie de Marnaz, le préfet a prescrit à la société PRECITURN des mesures d'urgence par Arrêté préfectoral du 28 décembre 2010, en vue d'empêcher que des conteneurs de déchets liquides entreposés à l'extérieur de l'usine portent atteinte à l'environnement par un écoulement accidentel de leur contenu.
[personne non publiée] a adressé la notification de fin d'activité au préfet par courrier du 10 janvier 2011 et a fait appel à la société SERPOL, afin d'évacuer les conteneurs mis en cause. Les opérations d'évacuation ont été réalisées en deux étapes.
Dans un premier temps, les déchets ont été partiellement pompés directement sur leur lieu d'entreposage, pour ceux qui n'étaient pas touchés par le gel. Des écoulements observés au sol ont été également pompés après hydro-curage.
Les autres conteneurs ont été déplacés à l'intérieur des bâtiments en attente de leur dégel, la société SERPOL ayant considéré qu'ils n'étaient pas transportables en l'état. Le 18 janvier 2011, une visite rapide de l'établissement par l’inspection des installations classées a permis de constater que les conteneurs restants avaient bien été disposés à l'intérieur des locaux.
L'évacuation de leur contenu est intervenue ensuite du 2 au 4 février 2011. Une nouvelle visite effectuée le 17 février 2011 par l’inspection des installations classées a permis de vérifier ces informations. Il a pu être observé que des conteneurs étaient encore présents à l'intérieur des bâtiments, mais entièrement vidés de leur contenu et en attente d'enlèvement.
Dans la mesure où le risque de pollution accidentelle observé initialement était lié à la nature des liquides collectés dans ces conteneurs, du type huiles solubles, les mesures d'urgence prescrites par l'Arrêté préfectoral du 28 décembre 2010 ont été considérées par l’inspection des installations classées comme satisfaites.
Les différentes interventions de la société SERPOL ont été relatées dans deux rapports communiqués à l’inspection des installations classées le 28 avril 2011. Ces rapports contiennent notamment une copie de tous les bordereaux de suivi de déchets émis (140 T).
D'autre part, [personne non publiée] a communiqué le 16 septembre 2011 à l’inspection des installations classées un mémoire de réhabilitation établi par la société DEKRA Conseil HSE, en liaison avec la société SERPOL, qui a relaté les opérations intervenues par la suite sur le site.
Ces opérations ont consisté à évacuer 12,4 T de déchets hydrocarburés, récoltés lors du pompage du contenu d'une fosse d'huile de 2000 L et des deux séparateurs à hydrocarbures existants et 17 T de déchets non dangereux présentant un risque d'incendie, constitués d'archives papier, de cartons et de palettes, pour les faire éliminer en centres autorisés.
Le mémoire de réhabilitation mentionne en outre que l'arrivée de gaz a été coupée, tandis que l'ensemble des machines de production ainsi que les équipements de compression et de réfrigération ont été vendus aux enchères par [personne non publiée], la nécessité de réaliser des opérations complémentaires de mise en sécurité y a été relevée, à savoir :
- la vidange et le nettoyage des quatre fosses à huiles de l'atelier ainsi que l'évacuation des copeaux métalliques qu'elles contiennent ;
- le pompage, le nettoyage et le dégazage des ouvrages enterrés ayant potentiellement contenu des produits inflammables (fosse d'huile de 1250 L, fosse septique, fosse en béton), avec un inertage ou une dépose pour ceux qui ne sont plus utilisables ;
- une nouvelle vidange des séparateurs à hydrocarbures qui ont continué à piéger des huiles et le curage des avaloirs d'eaux pluviales ;
- le nettoyage des sols souillés par des huiles provenant notamment de la centrale d'aspiration d'air et des canalisations associées ;
- l'inertage complet de l'ancienne cuve à fuel domestique qui n'est que partiellement comblée de béton ;
- la sécurisation des accès au site, notamment par la condamnation des fenêtres et la fermeture de certaines portes de l'atelier non verrouillées.
Le mémoire de réhabilitation a également intégré une étude diagnostic de juin 2011 portant sur l'état des sols et des eaux souterraines au droit de l'établissement.
Celle-ci s'est traduite tout d'abord par la réalisation de 15 sondages d'une profondeur maximale de 3 mètres. Au total, 17 prélèvements de sol ont été réalisés pour être analysés en vue de rechercher selon les sondages la présence d'hydrocarbures totaux C10-C40, de HAP, de BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène et xylènes), de COHV, de métaux (arsenic, cadmium, chrome, cuivre, mercure, nickel, plomb et zinc) et de PCB.
Les résultats obtenus ont mis en évidence une contamination des sols en hydrocarbures totaux (2 520 mg/kg MS), cuivre (47,8 mg/kg MS), nickel (63,7 mg/kg MS), zinc (187 mg/kg MS) et mercure (0,17 mg/kg MS).
Une très légère contamination a été aussi relevée en trichloréthylène au droit des sondages S5 (0,05 mg/kg MS), S6 (0,41 mg/kg MS) et S11 (0,11 mg/kg MS), et en tétrachloroéthylène et cis-1,2-dichloroéthylène au droit du sondage S11 (respectivement 0,23 mg/kg MS et 0,69 mg/kg MS).
Par ailleurs, trois piézomètres ont été implantés sur le site. Les eaux prélevées dans les trois ouvrages ont fait l'objet d'analyses qui ont porté sur les mêmes polluants que ceux recherchés dans les sols, hormis les BTEX.
Les analyses réalisées ont montré la présence en PZ3 de chlorure de vinyle à une concentration de 1,8 µg/L et d’arsenic en PZ1 à 0,011 µg/L.
Dans son rapport du 14 décembre 2011, l’inspection des installations classées demande à [personne non publiée] de réaliser les opérations complémentaires de mise en sécurité indiquées dans le mémoire de réhabilitation et de réaliser des investigations complémentaires sur les sols et sur les eaux souterraines.
Dans un courrier du 23 mai 2012, [personne non publiée] transmet à l’inspection des installations classées un devis établi par la société SERPOL et indique ne pas disposer des fonds nécessaires à la réalisation des compléments demandés.
Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Marnaz, l'inventaire recense 75 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de Marnaz.
- BRIFFAZ ALBERT — secteur d'information sur les sols
- HILITE EBEA — secteur d'information sur les sols
- BOUVERAT INDUSTRIES '' Site des Perrières '' — site dont la pollution est instruite par l'État
- ANPER-RBDH — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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