Villien-Gros (ancienne station-service AVIA)
La pollution de ce site de Aime fait l'objet d'une instruction clôturée par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001141501 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Aime |
| Département | Savoie |
| Instruction | Clôturée |
| Fin d'instruction | 2015/05/13 00:00:00 |
Ce que l'État en dit
Par courrier du 12 juillet 2006, l'inspection des installations classées demande de faire réaliser une étude de sols.
Un contrôle de la qualité des sols a été réalisé par la société BIOBASIC ENVIRONNEMENT le 24 octobre 2007. 8 sondages ont été conduits à la tarière mécanique à des profondeurs comprises entre 1 et 5 mètres.
Les résultats analytiques ont montré une absence totale de pollution des sols par les produits pétroliers au niveau des deux zones de stockage de carburants (les valeurs obtenues sont inférieures au seuil de quantification). Ils montrent par ailleurs la présence de très légères traces d'hydrocarbures au niveau des sols de surface prélevés au droit de l'aire de distribution d'essence sans plomb et des teneurs en hydrocarbures significatives au niveau du sondage S3 effectué au droit de l'aire de distribution de gasoil, avec des concentrations comprises entre 900 mg/kg (0-1 m), 4 000 mg/kg (1-2 m) et 4 200 mg/kg (2-3 m).
Ainsi, en résumé, le bureau d'études conclue que :
- au niveau des deux zones de stockage enterré et de l'aire de distribution d'essence sans plomb, aucune action particulière n'est à entreprendre. Les réservoirs enterrés peuvent donc être nettoyés et dégazés, puis neutralisés par emplissage de béton ;
- en ce qui concerne l'aire de distribution de gasoil, il est recommandé, quel que soit l'usage ultérieur du site, compte-tenu de l'impact constaté et de la vulnérabilité de l'environnement, de procéder à la dépollution de la zone impactée qui reste très localisée.
Les cuves ont été dégazées, nettoyées et inertées par emplissage au béton (les 8 et 9 novembre 2007). Les volucompteurs ont été retirés le 7 novembre 2007.
Dans son courrier du 14 novembre 2007, l'inspection précise les nouvelles dispositions réglementaires concernant la cessation d'activité. Il précise en l'occurrence que :
- Le niveau de dépollution dépend de l’usage futur des terrains. Cet usage doit être déterminé conformément aux dispositions de l’article R 512-75 II du code de l’environnement, c’est-à-dire, après concertation entre l’exploitant, le propriétaire et le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’urbanisme ;
- Sur le principe, la dépollution doit comporter dans un premier temps, la suppression des « points chauds » sur la base d’un diagnostic et, si une interprétation de l’état des milieux en démontre la nécessité (mise en évidence d’un problème sanitaire), faire l’objet d’un plan de gestion.
Dans son courrier au préfet du 3 novembre 2008, l'inspection précise que l'interprétation de l'état des milieux établie par BIOBASIC ENVIRONNEMENT a mis en évidence un « point chaud » au niveau de l'emplacement de l'ancienne distribution de gazole, le traitement de celui-ci est alors recommandé.
En conséquence, le dossier (de cessation d'activité) devra être complété par :
- le descriptif des travaux de dépollution effectués au niveau du « point chaud » identifié (les bordereaux correspondant à l'évacuation des terrains devront être joints);
- un additif à l'interprétation de l'état des milieux se prononçant, en fonction de l'usage futur du site, sur la dépollution et sur la nécessite d'un éventuel plan de gestion du site.
L'exploitant, dans son courrier du 6 mai 2010 à l'inspection, a choisi de traiter le point chaud in situ par bio-venting. Il précise qu'à l'issue des travaux de réhabilitation, il transmettra un rapport de synthèse.
Comme prévu dans ce dernier courrier, les travaux ont été effectués par l'exploitant et le rapport de synthèse doit être transmis à l'inspection pour début 2015.
L'exploitant a transmis, en date du 15 janvier 2015, un rapport de dépollution des sols (rapport BIOBASIC du 26 décembre 2013).
Les conclusions du rapport de l'inspection des ICPE, en date du 4 mars 2015, sont les suivantes :
Les sols impactés ont fait l’objet d’une dépollution in-situ par voie biologique au droit de l’ancienne zone de distribution de gasoil. Les analyses réalisées six mois après les travaux de la réhabilitation, montrent une pollution résiduelle limitée et inférieure à l’objectif de dépollution fixé à 500 mg/kg MS. De plus, les mesures effectuées au niveau des gaz du sol (dernier sondage du 26 avril 2013) montrent également l’efficacité du traitement.
L’exploitant n’a pas fait réaliser de mesures dans les eaux souterraines et superficielles. Cependant compte-tenu de la profondeur de la pollution initiale et de la profondeur de la nappe, il n’y a pas lieu de présager un impact sur les eaux souterraines, ni superficielles.
Ces résultats permettent de valider la réhabilitation du site de l’ancienne station service AVIA, compatible avec l’usage du site (garage automobile).
Un récépissé de cessation d'activité sera délivré à l'exploitant.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Aime, l'inventaire recense 25 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 sites en instruction. Voir la page de Aime.
- Décharge de LONGEFOY — site dont la pollution est instruite par l'État
- Scierie EXCOFFIER — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.