Total Relais du Pont Carpin
La pollution de ce site de Saint-Martin-d'Hères fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001135601 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Saint-Martin-d'Hères |
| Département | Isère |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
L'exploitant a transmis plusieurs études dans le cadre de la cessation d'activité :
-----------------------------------------------------------------------
Les résultats des investigations menées par la société SITA REMEDIATION ont mis en évidence dans la nappe alluviale :
* une contamination de la nappe alluviale (présence de surnageant, entre 10 et 40 cm, au droit du piézomètre aval du site pz4) ;
* une contamination dissoute faible par les hydrocarbures totaux sur les piézomètres latéral et amont ;
* une contamination principale par des huiles/lubrifiants à chaines carbonées longues, peu dégradables et faiblement volatiles.
et dans les sols deux zones fortement contaminées en hydrocarbures totaux, huiles et lubrifiants.
-----------------------------------------------------------------------
Les travaux d'excavation des terres polluées ont été réalisés par la société OGD groupe ORTEC du 23 mai au 21 juin 2011. Environ 1700 tonnes de terres polluées ont été excavées et acheminées vers le centre d'élimination BIOGENIE à Château-Gaillard dans l'Ain. Les analyses effectuées sur les bords de fouille ont mis en évidence 3 zones de pollutions résiduelles où les concentrations en hydrocarbures ou BTEX ne peuvent pas être considérées comme "inertes". Ces zones de pollution ont été laissées en place pour des raisons de sécurité d'intervention (limites techniques d'excavation, stabilité des fouilles et limites de propriété). Les terres polluées ont été excavées jusqu'au niveau de la nappe. Les fouilles ont été remblayées par des matériaux sains. Trois piézomètres ont été mis en place.
-----------------------------------------------------------------------
Les travaux de dépollution des eaux de la nappe ont été effectués par la société OGD de juillet à décembre 2011 : pompage de l'eau de nappe par deux puits, traitement primaire par séparateur/décanteur avec filtre coalesceur, traitement secondaire par charbon actif, rejet des eaux épurées dans le réseau pluviale.
La hauteur de la phase flottante (hydrocarbures) détectée au niveau du Pz4 a atteint un pic mi-août 2011 ; la phase flottante n'est plus détectée entre mi-septembre et mi-octobre.
Les eaux épurées ont été analysées semestriellement ; elles sont toutes nettement inférieures aux valeurs limites de rejet demandées par les services de la régie d'assainissement.
Le suivi de la qualité de la nappe au 31 octobre 2012 effectué sur les 3 piézomètres et les deux puits de pompage révèlent l'absence d'hydrocarbures et de BTEX sur les ouvrages avec toutefois des traces d'hydrocarbures (C21-C35) sur le puits 1 et le Pz6.
----------------------------------------------------------------------
En juin 2012 une analyse des risques résiduels (ARR) a été réalisé par la société OGD.
Une nouvelle campagne de la qualité des eaux de la nappe a été effectuée en mars 2012. Il a été constaté que la phase flottante en hydrocarbures s'est reconstituée, par ailleurs la qualité de la nappe s'est également bien dégradée par rapport à la situation d'octobre 2012 ; les valeurs en BTEX et hydrocarbures restent toutefois inférieures aux valeurs mesurées avant les travaux de dépollution de la nappe.
Deux piézairs ont été installés ; une campagne de mesure sur les BTEX, les hydrocarbures et le naphtalène a été réalisée en mars 2012 ; les analyses réalisées n'ont pas détecté ces composés sauf le xylène qui a été détecté sur le deuxième piézair.
L'analyse des risques résiduels a été conduite pour un usage industriel ; les calculs des risques révèlent des valeurs acceptables aussi bien en excès de risque individuel qu'en indice de risque (respectivement 1,21E-07 pour 1,0E-05 maxi et 0,00240 pour 1 maxi).
L'étude préconise :
* la nécessité de réaliser une nouvelle campagne d'analyse des eaux souterraines,
* la nécessité de réaliser une étude de vulnérabilité et de réaliser le cas échéant une interprétation de l'état des milieux,
* la restriction de l'usage de l'eau au droit du site,
* la nécessité de réaliser une ERS complémentaire en cas de modification de l'usage ou d'aménagement.
-----------------------------------------------------------------------
En octobre 2012, des investigations complémentaires et une mise à jour de l'ARR ont été réalisées par la société SITA REMEDIATION.
Des mesures sur la qualité de la nappe ont été réalisées en juillet et en août 2012 ; ces mesures confirment la présence d'une phase flottante d'hydrocarbures au droit du pz4, et des valeurs similaires aux valeurs jusqu'alors analysées pour le pz5, pz6 et le puits 2. En revanche, les résultats sur le puits 1 présentent des difficultés d'interprétation sur les éléments analysés au regard des précédentes campagnes.
La phase flottante au droit du pz4 a été écrémée le 31 juillet 2012 et le 31 août 2012 ; les données collectées lors des deux interventions mettent en évidence:
* une épaisseur faible d'hydrocarbures libres,
* l'absence de phénomène d'accumulation,
* des quantités de produit pur très faibles.
Une nouvelle campagne de mesures sur les gaz de sol a été réalisée en juillet 2012. Des traces d'hydrocarbures aliphatiques sont détectées au droit des deux piézairs.
Une nouvelle ARR a été conduite ; les résultats sont cohérents avec l'ARR conduite par OGD.
Les recommandations de l'étude sont les suivantes :
* pas d'usage de l'eau de la nappe,
* vérifier la présence éventuelle de puits privés et de sous-sol à proximité du site et évaluer les risques,
* poursuivre la surveillance de la nappe à fréquence trimestrielle,
* éviter tout brassage des terres polluées lors d'éventuels travaux,
* veiller à la protection des travailleurs lors d'éventuels travaux.
-----------------------------------------------------------------------
Une nouvelle campagne de suivi de la qualité des eaux souterraines et des gaz du sol a été mené par SITA Remédiation et a fait l'objet d'un rapport rédigé le 15/02/2013. La phase flottante d'hydrocarbures a été confirmée sur le Pz4 (environ 3 cm). Aucun impact n'a été décelé sur les ouvrages hors site.
Les piézairs ont quant à eux notés la présence de trace d'hydrocarbures aromatiques, toluène et xylène dans les gaz du sol.
SITA a alors renouvelé les recommandations qu'elle avait formulé lors des investigations précédente.
-----------------------------------------------------------------------
Un rapport de suivi environnemental de travaux de démantèlement – gestion des terres polluées a été transmis par courrier du 2 mai 2017. Il détaille les mesures de réhabilitation qui ont été menées en octobre et novembre 2016, à savoir :
Les terres non accessibles lors des travaux de 2011 du fait des limites techniques (stabilité des terrains en limite de site) ont fait l’objet de travaux complémentaires en 2016, avec soutènement par enrochement.
Les travaux ont eu lieu du 6 octobre 2016 au 18 novembre 2016. A l’avancement de ces travaux, des terres impactées supplémentaires ont été mises en évidence, à partir de 3,50m de profondeur, en limite nord et sud du site.
Au total, 1273,96 tonnes de terres polluées ont été éliminées en désorption thermique, ainsi que 31,52 tonnes de béton souillés aux hydrocarbures.
Les fouilles ont été remblayeés avec les terres saines excavées et des remblais de carrière.
A l’issue des travaux, la présence d’impacts résiduels dans la zone de battement de nappe et dans la zone saturée a été mise en évidence :
- en hydrocarbures dans les sols en limite nord (jusqu’à 3000 mg/kg MS en fond de fouille n°1 à 5,5m)
- en BTEX dans les sols en limite sud du site (fouilles 4 et 5, jusqu’à 525 mg/kg MS)
Ces terres ont été laissées en place en raison de limites techniques d’excavation.
Les ouvrages PZ4, Puits 1, PGaz2 et Pgaz 3 ont été détruits lors des travaux.
Afin de déterminer la qualité des eaux souterraines et des sols au droit du site après les travaux d’excavation, 5 piézomètres complémentaires ont été implantés (PZ10 à PZ14) et 6 piézogaz (PGAZ6, PGAZ10, PGAZ11, PGAZ12,PGAZ13, PGAZ14).
Une campagne d’analyses a été menée en janvier 2017. Elle a mis en évidence :
– un impact par les BTEX dans les eaux souterraines au sud-ouest du site (PZ6 avec 434,85µg/l), bien que sur tous les autres ouvrages les teneurs soient faibles voire inférieures aux seuils de détection.
– un impact des gaz du sol par les hydrocarbures en aval de la zone Sud (jusqu’à 165 mg/m3 en PGAZ13).
A la suite de ces investigations, un schéma conceptuel a été réalisé. Il a mis en évidence les risques d’exposition suivants :
– sur site, risques liés à l’inhalation de vapeurs pour les futurs travailleurs et usagers du site, du fait du dégazage des sols et des eaux souterraines.
– hors site, risques liés à l’inhalation de vapeurs pour les usagers dans les sous-sols, du fait du dégazage des eaux souterraines.
Sur base de ce shéma conceptuel, et des résultats d’analyses, l’exploitant a fait réaliser une analyse des risques résiduels et une interprétation de l’état des milieux.
Le scénario retenu pour l’ARR est celui d’un usage industriel avec construction d’un bâtiment de plain-pied et des employés exposés à l’inhalation depuis les gaz du sol vers l’air intérieur des futurs locaux.
Le scénario retenu pour l’IEM est celui d’un usage résidentiel avec sous-sol et des habitants (adultes et enfants résidents) exposés par inhalation depuis les gaz du sol vers l’air interieur du sous-sol et du rez-de-chaussée.
Les calculs réalisés ont montré que la qualité des eaux souterraines et des gaz du sol était :
– compatible avec un usage identique à celui de la dernière période d’activité, à savoir un usage industriel avec un bâtiment sur site (quotient de danger de 0,0045 soit inférieur à 1 et Excès de Risque Individuel de 2,60E-08 soit inférieur à 1.10E-5),
– compatible avec les usages hors site (quotient de danger inférieur à 0,012 donc inférieur à 1).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Martin-d'Hères, l'inventaire recense 156 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 6 sites en instruction. Voir la page de Saint-Martin-d'Hères.
- ZAC Portes du Grésivaudan (ex DPG) — site dont la pollution est instruite par l'État
- GARAGE de L'OURSIERE — site dont la pollution est instruite par l'État
- ESSO — site dont la pollution est instruite par l'État
- Garage de la Plaine — site dont la pollution est instruite par l'État
- M.STRIPPOLI (EUROTRADING) — site dont la pollution est instruite par l'État
- EUROMASTER FRANCE — secteur d'information sur les sols
- Usine de la Croix Rouge - NEYRPIC — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.