TOTAL MARKETING SERVICES (Les Perrières)
La pollution de ce site de Mâcon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001113101 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Mâcon |
| Département | Saône-et-Loire |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
► HISTORIQUE ENVIRONNEMENTAL DU SITE
Le démantèlement de la station a été effectuée en juillet 2005. Ces travaux ont permis l'extraction des cuves et l'évacuation d'environ 269 tonnes de terres polluées par des hydrocarbures vers un centre agrée.
Un premier diagnostic des sols et des eaux souterraines a alors été réalisé.
La réalisation de 8 sondages entre 3 m et 4.5 m a mis en évidence au droit du site :
- dans les sols: la présence d'hydrocarbures volatils dans l'air des sols et la présence d'une pollution en xylène totaux
- dans les eaux souterraines : la présence d'un impact en hydrocarbures dissous et la présence d'un impact en BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylène) dissous.
3 premiers piézomètres ont été installés afin de suivre la qualité de la nappe.
Le suivi de la nappe en février 2006 a indiqué :
- la confirmation de l'impact en hydrocarbures dans les eaux souterraines ;
- la confirmation de la présence de BTEX dissous ;
- l'augmentation des teneurs en polluant dissous.
Suite à ces constats, un diagnostic complémentaire des sols a été réalisé en octobre 2006. Les investigations ont mis en évidence la présence persistante d'hydrocarbures volatils dans l'air des sols dans plusieurs zones de l'ancienne station. De plus, le suivi de la qualité des eaux souterraines d'octobre et de novembre 2006 a confirmé l'impact par des hydrocarbures et du benzène.
Des travaux de dépollution complémentaires visant la suppression des sources de pollution ont été menés en janvier 2007. Environ 2037 tonnes de terres polluées ont été excavées puis évacuées en centre de traitement agrée. Un pompage avec élimination d'eaux souillées d'hydrocarbures (12,76 tonnes) a également été réalisé.
A l'issue de ces travaux de réhabilitation, l'état de qualité des sols laissés en place se caractérisait par :
- des teneurs résiduelles en éthylbenzène (2 mg/kg) et en xylènes totaux (10 mg/kg) en fond de fouille ;
- la détection de composés volatils parmi les gaz du sol.
De février 2007 à décembre 2008, plusieurs études et travaux ont été réalisées :
- 4 piézomètres et un puits ont permis le suivi de la qualité de l'eau,
- une interprétation de l'état des milieux (IEM) et une analyse des risques résiduels (ARR).
L'IEM a mis en évidence un risque potentiel d'exposition par inhalation de composés volatils à l'aval hydraulique direct du site et par utilisation domestique de l'eau de nappe.
L'ARR a conclu à la compatibilité de l'état du site avec un usage de parking (projet d'extension du parking de la surface commerciale (hypothèse de couverture du sol et absence de construction).
Une diminution des teneurs en hydrocarbures dissous a été constatée. Les teneurs en benzène sont inférieures aux valeurs seuils réglementaires pour les dernières campagnes de suivi de 2008.
De 2009 à 2011, les campagnes de surveillance se sont poursuivies grâce à un total de 8 ouvrages de surveillance répartis sur l'emprise du site (PZ1 et 2, PZA, un puits et un puits perdu) et la parcelle située immédiatement à l'est du site (PZ3, 4 et 5). Sur site, les concentrations en BTEX, hydrocarbures et HAP apparaissent inférieures aux valeurs de référence voir aux limites de quantification. Hors site, un impact en hydrocarbures C5-C40 et en benzène est constaté.
En 2011, une évaluation sommaire des risques (ESR) a conclu à l'absence de risques sur et hors site mais une surveillance de l'évolution potentielle de la migration des polluants et de leur concentration a été maintenue.
En avril 2012, un état zéro de la qualité des eaux souterraines a été réalisé et un traitement de la nappe phréatique par bio-stimulation et bio-augmentation a été initié au droit des 2 piézomètres situés à l'aval hydraulique immédiat du site. Ce traitement vise à accélérer la baisse des teneurs en hydrocarbures et en BTEX à l'extérieur du site et à limiter la propagation du panache dissous vers l'aval hydraulique.
Le suivi trimestriel de la qualité des eaux souterraines réalisé entre janvier 2012 et octobre 2013 montre :
- sur site, l'absence d'impact ;
- hors site, un impact en HCT et BTEX en baisse ;
- l'absence d'impact en aval dans les puits particuliers et le ruisseau.
Le suivi des puits particuliers initié en octobre 2010 s'est de ce fait achevé avec la campagne de juillet 2013.
En août 2014 , des travaux de dépollution complémentaire ont été réalisés :
- des terres impactées résiduelles situées en limite sud-est du site , en amont de Pz4 , ont été excavées. 193,36 tonnes de terres impactées ont été évacuées vers le biocentre Biogénie.
- Un ancien débourbeur enfouis a été démolis
- les eaux et boues souillées du débourbeur et du puits perdu , ainsi que les eaux souillées en fond de fouille , ont été pompées et éliminées.
- Inertage du "puits perdu"
De novembre 2014 à janvier 2016 , un suivi trimestriel puis semestriel depuis juillet 2015 a été réalisé.
Il démontre :
- l'absence d'impact sur le site , sur le ruisseau , sur le puits de l'abime et dans le puits DEMIREL.
- Sur Pz3 et Pz4 , teneurs toujours en baisse ,mais les impacts résiduels en benzène et HCT persistent.
- L'anomalie en HTC sur Pz5 détectée en 2012 n'a pas été confirmée et les teneurs en BTEX et HAP sont inférieures aux seuils de quantification.
En août 2016, une analyse des risques résiduels (ARR) , au droit du site ,a été réalisé à partir des résultats de la campagne de surveillance des gaz du sol.
Le scénario d'exposition étudié correspond à un usage industriel avec bâtiment sans sous-sol, identique à la dernière période d'exploitation. Les futurs employés du site sont susceptibles d'être exposés par inhalation de composés volatils dans l'air intérieur des bâtiments.
Les concentrations d'exposition à l'intérieur des futurs bâtiments ont été estimées à l'aide des équations de Johnson & Ettinger (logiciel RISC, version 5 , 2010) à partir des teneurs maximales en HC et BTEX mesurées dans les gaz du sol. Les hypothèses suivantes ont été prises en compte sur les fréquences et temps d'exposition : les employés sont exposés 8h/j , 220j/an sur une durée d'exposition de 40ans.
Les niveaux de risques sanitaires (QD et ERI) calculés sont inférieurs aux critères d'acceptabilité.
Cette ARR montre la compatibilité sanitaire entre l'état de qualité des milieux au droit du site et un usage industriel identique à la dernière période (bâtiment sans sous-sol) , sur la base de données disponibles ayant servies à la réalisation de cette étude et des hypothèses retenues.
Cette étude a été menée sur la base des connaissances actuelles de l'état du site , de son environnement et de l'état de l'art en matière d'évaluation des risques sanitaires.
En mars 2017, des prélèvements supplémentaires des gaz du sol ont été réalisés , 2 cannes gaz ont été réalisées en aval immédiat du site. Ces prélèvements ont mis en avant des teneurs en hydrocarbures et BTEX inférieures ou proches des seuils de quantification. Absence de phénomène de dégazage des impacts résiduels dans les sols et eaux souterraines.
Dans l'éventualité de travaux de terrassements en limite de site (notamment au niveau des impacts résiduels identifiés en front de fouille et zone de battement de nappe) , l'étude préconise :
- le suivi environnemental des travaux par un personnel qualifié (entreprise spécialisée , surveillance de l'atmosphère de travail)
- l'évacuation en centre de traitement autorisé des terres polluées résiduelles terrassées
- la vérification de la conformité des déblais vis-à-vis des filières d'élimination retenues.
Le 18 mai 2017 , les ouvrages de surveillance et du drain au droit et en aval du site ont été remblayés en respectant la norme NF X 10-999 d'avril 2007 et recouverts d'une galette de ciment. Les bouches à clef ont été retirées.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Mâcon, l'inventaire recense 224 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 5 sites en instruction. Voir la page de Mâcon.
- Ancienne usine à gaz — secteur d'information sur les sols
- SCHNEIDER ELECTRIC ENERGY FRANCE (Mâcon) — site dont la pollution est instruite par l'État
- ESSEX (NEXANS) — secteur d'information sur les sols
- SARP Mâcon — site dont la pollution est instruite par l'État
- MACON ENROBES — site dont la pollution est instruite par l'État
- LABRUYERE DISTRIBUTION — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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