Sols pollués

SCHNEIDER ELECTRIC ENERGY FRANCE (Mâcon)

La pollution de ce site de Mâcon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001111201
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneMâcon
DépartementSaône-et-Loire
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

► ÉTUDES DE DIAGNOSTIC ENVIRONNEMENTAL

Dans le cadre d'une démarche volontaire, l’établissement ALSTOM (ancien exploitant du site) avait fait effectuer courant 1999 des analyses de sol et d'eau de la nappe au droit du site Boulevard de la Résistance.

Les investigations avaient consisté en la réalisation de 25 forages et de 8 piézomètres.

Au vu des résultats et de la constatation d'une pollution avérée en métaux, hydrocarbures et composés halogénés volatils, un arrêté préfectoral a été prescrit.

4 juillet 2003 : par arrêté préfectoral, la société ALSTOM était tenue de faire réaliser une étude des sols et une évaluation simplifiée des risques conformément à l'ancienne réglementation en vigueur pour les sites et sols pollués.

Étant donné le changement d'exploitant en 2004, la société AREVA T&D était tenue de respecter les arrêtés préfectoraux antérieurs dont ceux portant sur la pollution des sols et des eaux souterraines au droit du site.

► SURVEILLANCE DU SITE

4 août 2004 : par arrêté préfectoral, la société AREVA T&D devait respecter les prescriptions suivantes:

- procéder à une surveillance de la qualité des eaux de la nappe souterraine à l'aide de 4 piézomètres. La fréquence des surveillances était semestrielle et ces dernières portaient sur les métaux (cadmium, arsenic, chrome, cuivre, plomb), les hydrocarbures totaux et les composés halogénés volatils (COHV).

En avril 2008, la société AREVA T&D a sollicité la réduction de la surveillance de la qualité des eaux de la nappe en supprimant le contrôle semestriel des métaux. Il apparaissait en effet que le suivi de la nappe était exercé conformément à l'arrêté préfectoral sus-visé et qu'aucune trace de métaux n'avait jamais été détectée depuis 2004.

En septembre 2008, l'inspection des installations classées a reçu un dossier de cessation partielle d'activité. En effet, les activités de tôlerie et de peinture ont été arrêtées. Dans le cadre de cette cessation partielle d'activité, 6 sondages de sols et des analyses des eaux souterraines ont été effectués au droit des installations arrêtées. Il en résultait que seule la teneur en métaux était significative compte tenu de la présence de mâchefers utilisés comme remblais. Aucune mesure particulière n'a été envisagée.

10 décembre 2008 : compte tenu des différents rapports de l'organisme chargé du suivi de la nappe concluant que le site n'est pas impacté par les métaux, il a été décidé par arrêté préfectoral de supprimer les analyses portant sur les métaux quant au suivi de la qualité des eaux souterraines. Ainsi seuls les hydrocarbures totaux et les composés halogénés volatils doivent être surveillés à l'aide de 5 piézomètres.

En décembre 2009, des opérations de purge sur un piézomètre (piézomètre à proximité de 2 anciennes cuves enterrées) ont révélé une réalimentation notable en hydrocarbures. N'ayant aucune donnée confirmant l'enlèvement de l'une et/ou l'autre cuve, AREVA T&D a décidé de procéder à des investigations de forage au droit de l'emplacement supposé des cuves. Les résultats ont conclu à l'absence des anciennes cuves de stockage de fioul lourd. De plus, les sondages ont permis de délimiter l'extension de la zone de pollution, considérée comme zone source active réalimentant le piézomètre concerné. Celle-ci représentait une surface d'environ 180 m² et un volume de terres contaminées d'environ 400 m³. Compte tenu du maintien de l'activité sur le site, un suivi de la qualité de la nappe tel que pratiqué semestriellement sur le site paraissait suffisant.

21 octobre 2010 : par arrêté préfectoral, la société AREVA T&D est tenue de réaliser une surveillance de la qualité des eaux de la nappe jusqu'au 30 septembre 2014. Les modalités de la surveillance sont les suivantes :

- 6 piézomètres mis en place ;

- 2 analyses par an (période de basse eaux et période de hautes eaux) ;

- les paramètres pris en compte sont les hydrocarbures totaux, les composés halogénés volatils et le niveau de flottant pour le piézomètre à proximité des anciennes cuves de fioul lourd ;

- le curage du piézomètre à proximité des anciennes cuves doit être effectué autant que nécessaire et a minima annuellement.

La campagne d'août 2011 a montré que les concentrations en composés halogénés volatils (COHV) étaient toutes inférieures au seuil de détection sauf pour un piézomètre (MW8) où des teneurs largement supérieures au seuil réglementaire ont été mesurées. L'exploitant a précisé que ce piézomètre devrait faire l'objet d'une attention particulière pour les prochaines campagnes de surveillance.

17 décembre 2013 : un rapport de suivi de la qualité de la nappe souterraine au droit du site a été transmis à l'Inspection, lequel offre un bilan du suivi depuis 2009. Ce document met en évidence :

- des fluctuations et une tendance à la baisse de la teneur en COHV sur la période considérée ;

- la présence de flottant de fioul lourd dans le piézomètre MW2, lequel est récupéré par curage ;

- la persistance dans l'ouvrage MW8 d'un impact par des COHV (Tri- et tétrachloroéthylène), au-delà des valeurs seuils définies par arrêté ministériel du 17 décembre 2008 ;

- l'absence d'impact détectable par des hydrocarbures C10-C40 dans les eaux souterraines ;

- des traces de 1,1,1-trichloroéthane dans un ouvrage (MW7bis).

Il est de ce fait proposé de maintenir le suivi des eaux souterraines sur site, et poursuivre le curage annuel des ouvrages impactés par des hydrocarbures flottants.

En octobre 2014 , l'écrémage de MW2 a été réalisée puis réitérée en janvier 2015 , montrant la présence de composé pur.

Un puits de pompage a été réalisé en avril 2015.

Les campagnes de suivi des eaux souterraines ont continuées à une fréquence semestrielle.

Entre 2014 et 2017 , il est mis en évidence :

- La stabilité des résultats , hormis une légère hausse en 2017 par rapport au résultat de 2013 pour les solvants chlorés.

Les surveillances sont maintenues à un rythme semestriel.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Mâcon, l'inventaire recense 224 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 5 sites en instruction. Voir la page de Mâcon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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