SETFORGE
La pollution de ce site de L'Horme fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001090401 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | L'Horme |
| Département | Loire |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Conformément aux dispositions de l'article 4 de l'arrêté préfectoral du 5 juin 2007, la société a remis un diagnostic des sols et des eaux souterraines.
Un premier diagnostic initial a été réalisé en mai 2006, il a été complété par diagnostic approfondi – plan de gestion daté d'août 2009 et reçu en février 2010.
A la suite de l'examen du diagnostic approfondi– plan de gestion, l'inspection a proposé, dans son rapport du 08 juin 2011, à monsieur le Préfet de la Loire, d'imposer à la société SETFORGE L'Horme Société Nouvelle :
- de mettre en place un suivi de la qualité des eaux souterraines,
- de traiter les terres polluées au droit du local compresseur et au droit de la zone de stockage de déchets située devant ce local,
- de couvrir les terres du parc acier par un revêtement de type bitume.
L'arrêté complémentaire prescrivant ces travaux a été signé le 23 août 2011.
L'exploitant a informé l'inspection de la date de réalisation des travaux de dépollution au niveau du local compresseur.
Une visite a donc été réalisée afin de constater la réalisation des travaux annoncés et pour faire le point sur l'état d'avancement des actions menées vis à vis des prescriptions de l'arrêté préfectoral complémentaire.
Dans son rapport du 20 mars 2013, l’inspection conclut que l'exploitant devra fournir selon les délais mentionnés les éléments permettant répondre aux points suivants :
- Surveillance des eaux souterraines :
L'étude hydrogéologique du site doit être complétée afin d'évaluer la pertinence du réseau en place. Si le réseau actuel ne permet pas une analyse amont-aval des eaux transitant au droit du site, l'exploitant évaluera la possibilité de mettre en place un tel réseau avec l'implantation de nouveaux piézomètres (délai : 6 mois).
Si une surveillance pertinente est maintenue, les analyses doivent être effectuées à une fréquence semestrielle et les résultats doivent être transmis à l'inspection sous un délai de 1 mois après leur réalisation (article 2.4 de l'arrêté préfectoral du 23 août 2011).
- Travaux de dépollution du local compresseur :
Un dossier effectuant le bilan complet des opérations de dépollution devra être fourni. Il comprendra les éléments permettant de justifier du respect des prescriptions de l'article 3 de l'arrêté préfectoral du 23 août 2011 (délai : 6 mois).
L'exploitant contrôlera le niveau résiduel de pollution dans la zone et le comparera aux objectifs fixés.
L'implantation des sondages devra être justifiée.
Dans les secteurs du sous-sol recouverts par des dalles, l'exploitant devra s'assurer que ces dernières ont assuré un rôle de barrière efficace vis-à-vis des polluants en fonction de leur état, leur épaisseur.... Si les investigations réalisées entraînent des doutes sur le niveau de protection qu'elles sont en mesure d'assurer, des sondages complémentaires seront à réaliser.
Les condensateurs découverts au sous-sol du local compresseur seront évacués vers des installations dûment autorisées sous un délai de 6 mois. Les justificatifs seront transmis à l'inspection.
- Travaux de dépollution, zone de stockage de déchets :
Le diagnostic initial avait mis en évidence dans cette zone une pollution notamment en hydrocarbures totaux, composés métalliques.
L'exploitant réalisera des investigations complémentaires afin de déterminer le périmètre de la zone à dépolluer sous un délai de 12 mois. A l'issue, l'exploitant proposera un échéancier pour la mise en œuvre des travaux de dépollution dont l'échéance finale n’excédera pas 18 mois.
Toutefois, si les investigations complémentaires menées au niveau du réseau de surveillance des eaux souterraines permettent de mettre en place une surveillance pertinente de ces eaux, et si les analyses montrent que le site est susceptible d'être à l'origine d'une pollution hors site par les composés rencontrés dans la zone, l'exploitant informera sans délai l'inspection et mettra en œuvre les dispositions nécessaires pour assurer les travaux de dépollution dans les plus brefs délais.
- Parc acier :
L'exploitant approfondira la connaissance du niveau de pollution de la zone (polluants rencontrés, profondeur de la pollution). Ce diagnostic et les études déjà menées permettront de mesurer l'extension de la pollution, déterminer les voies de transfert vers les milieux et les expositions.
A l'issue, des mesures de gestions seront proposées sous un délai de 6 mois.
Les mesures de gestion proposées seront établies sur la base d’un bilan coûts-avantages en identifiant les différentes options de gestion possibles (traitement sur site, hors site, excavations, mesures de protections actives ou passives, confinement, restrictions d’usage, etc).
Ces mesures devront permettre d’atteindre le meilleur niveau de protection de l’environnement, humain et naturel, à un coût raisonnable, tout en assurant la protection des intérêts mentionnées au L. 511-1 du code de l’environnement. Les coûts devront notamment considérer les durées de traitement.
Il conviendra de veiller à privilégier les options qui permettent :
* en premier lieu, l’élimination des sources de pollution ou des « points chauds »,
* en second lieu, la désactivation des voies de transfert.
- Stockage d'hydrocarbures :
Les justificatifs relatifs à l'inertage des cuves d'hydrocarbures visées par l'article 4 de l'arrêté préfectoral du 23 août 2011 seront transmis à l'inspection sous un délai de 6 mois.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À L'Horme, l'inventaire recense 45 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de L'Horme.
- LA MURE (PUITS COUCHOUD) — secteur d'information sur les sols
- Décharge CTSP — secteur d'information sur les sols
- RICHIER SOCIETE NOUVELLE INDUSTRIE — site dont la pollution est instruite par l'État
- SETFORGE EXTRUSION SN — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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