Oissel remediation
La pollution de ce site de Oissel fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001087001 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Oissel |
| Département | Seine-Maritime |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Actions menées:
Des études menées par le BRGM et DAMES & MOORE entre 1991 et 1992 ont mis en évidence des zones polluées estimées à plus de 145 000 m3.
Ces zones correspondent à d'anciennes lagunes de traitement des eaux usées, d'anciennes décharges de déchets, des zones correspondants à des pollutions localisées suite à des caniveaux fuyants, ou des réservoirs sans rétention (cf plan joint)
De 1973 à 1983, les boues sont principalement constituées de sulfates, de carbonates de calcium et d’hydroxydes de fer. Entre 1983 et 1987, ces mêmes boues ne comprennent a priori plus d’hydroxydes de fer. Par ailleurs, des stockages de boues de zinc (ancien bâtiment 43) et de fer sont identifiés sur le site.
Les lagunes de déchets 1 à 4 avaient vocation à récupérer les boues de la plateforme (décantation). Les boues issues de curages réguliers sont transférées par benne vers les zones 8 et 9 d'épandage situées sur le site. En 1984, les boues des lagunes 1 et 2 sont draguées et déposées dans les zones d'épandage 0-7-8-9. En 1986, les lagunes 1 et 2 sont recouvertes par une membrane et de la terre.
Jusqu'en 1983, les lagunes 5 et 6 accueillaient les déchets liquides de carbonate et de sulfate qui arrivaient via un pipeline installés pendant les années 50.
La zone de décharge correspond à une zone d’enfouissement de déchets solides dans lequel on peut retrouver tous les types de polluants ayant pu être générés sur le site (PCB, hydrocarbures, amines, cuivre, plomb, zinc, mercure …).
En 1987, l'utilisation des décharges et lagunes sont arrêtées sur site.
Les constats de sondage montrent que l’épaisseur de la décharge serait de 3 m environ. Les lagunes sont, quant à elles, remplies des boues de la station d’épuration sur une épaisseur d’environ 3 m. Les zones d’épandage des boues seraient supérieures à 1 m.
À la suite des constats de pollution de la nappe par des sulfates et des amines au sud de la plate-forme en 1992, un arrêté préfectoral a été pris le 21 décembre 1993 à l’encontre de la société ZENECA Limited.
Cet arrêté imposait :
• l’étanchéification des zones de dépôts par la mise en place d’une membrane étanche et un apport de terre de recouvrement,
• Un confinement hydraulique par le biais d’un forage assurant le rabattement de la nappe (PX2),
• Une surveillance piézomètrique (Zn, Pb, Cu, amines, PCB, indice phénol, chlorobenzène, HCT).
Ces travaux ont été réalisés ainsi que le confinement hydraulique et le suivi piézomètrique. Techniquement, ce rabattement a été réalisé par la société TOYO (exploitant d'une autre partie de la plate forme ICI).
Cet arrêté a été partiellement abrogé et remplacé par un Arrêté préfectoral du 7 avril 2003 pris à l’encontre de la société ASTRA ZENECA UK Limited..
Cet arrêté maintient les dispositifs de confinement et modifie le suivi piézomètrique :
• Mesures trimestrielles sur les piézomètres 7, 10 et le Px2 des paramètres suivants : HAP, HCT et Manganèse,
• Mesures annuelles sur les piézomètres 1, 2, 3, 4, 6, 7, 10, 11 et le Px2 des paramètres suivants : HAP, HCT, Manganèse, PCB, Zn et Cu.
Par la suite, et à la demande de la société URS formulée le 22 juin 2007 pour le compte de la société NPL Estates, agissant elle-même pour le compte de la société Oissell remediation LLP, l’inspection des installations classées pour la protection de l’environnement a aménagé le plan de surveillance, par courrier du 31 août 2007 :
• arrêt du pompage sur le puits x2 du mois de novembre 2007 au mois de novembre 2008,
• une mesure trimestrielle sur les piézomètres 1, 2, 3, 4, 6, 7, 10, 11, 12, 14, puits 2, puits 5 et le puit PX2 des paramètres suivants : HAP, HCT, manganèse, PCB, zinc, cuivre, nickel, chrome, tétrachloroéthylène, trichlorométhane, et les 4 COHV de dégradation (dont le chlorure de vinyle)
• réalisation d’une carte piézomètrique à chaque mesure trimestrielle
• transmission trimestrielle des résultats
• reprise du pompage en cas d’évolution défavorable
Le forage Px2 est arrêté depuis novembre 2007. Il semblerait selon les informations recueillies auprès de la société TOYO que cette dernière ait arrêtée d'effectuer le rabattement compte tenu du défaut de paiement de la société Oissel Remediation LLP.
Par ailleurs, le contrôle piézomètrique n’a plus été communiqué à l’inspection des installations classées depuis novembre 2008.
Les relances menées auprès du propriétaire LLP Oissel Remediation sont restées sans suite.
Actions à mener :
- conservation de la mémoire des pollutions au travers de secteurs d'information sur les sols,
- mise en place de restrictions d'usage en vue d’assurer le maintien dans le temps des confinements,
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Oissel, l'inventaire recense 65 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 6 secteurs d'information sur les sols et 4 sites en instruction. Voir la page de Oissel.
- COMMENTRY — secteur d'information sur les sols
- Usine à gaz d'Oissel — secteur d'information sur les sols
- Pipe trapil — secteur d'information sur les sols
- SOCIETE ORGACHIM — secteur d'information sur les sols
- SCO (ex Grande Paroisse Oissel ex SITE AZOLACQ) — site dont la pollution est instruite par l'État
- PLATEFORME INDUSTRIELLE I.C.I. — site dont la pollution est instruite par l'État
- YARA — site dont la pollution est instruite par l'État
- YORKSHIRE FRANCE — secteur d'information sur les sols
- Station TOTAL-Relais du Rouvray — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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