Sols pollués

UNIVAR

La pollution de ce site de Blanquefort fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001073601
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneBlanquefort
DépartementGironde
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1- HISTORIQUE

1.1 - Incendie du stockage acide/base

Dans la nuit du 30/11/2009 au 01/12/2009, les installations de stockage d’acides et de bases du site, regroupées sous l’appellation de « minérales » par l’exploitant, sont le siège d'un incendie. Les produits contenus se sont écoulés dans les volumes de rétention prévus à cet effet, représentant un volume total d'environ 180 tonnes. Les eaux d'extinction ont été en grande partie retenues dans les rétentions, en mélange avec les produits. Toutefois, une partie de ces eaux d'extinction est sortie du site, via la rue, pour rejoindre un fossé et, par débordement, a atteint les berges (et sans doute, en faible quantité, les eaux) de la gravière voisine.

Les gendarmes spécialisés en environnement ont réalisé des mesures, notamment de PH, et ne semblaient pas craindre de pollution particulière. Les investigations menées montrent que l'incendie de 2009 n'est pas la seule cause de la pollution observée dans la nappe puisque des fuites avaient été observées dans la zone de rétention des cuves aériennes en 2008.

1.2 - Mesures prises

Dans l’attente des moyens de pompage, des bâtards de sables on été mis en place afin de contenir les eaux d’extinction. Six camions citernes ont ensuite procédé par roulement au pompage et à l’évacuation d’une grande partie des eaux d’extinction. Lors de l'inspection du 01/12/2009, il a été noté que seules les eaux d’extinction contenues dans les cuvettes de rétention n’avaient pas été traitées.

2 - DIAGNOSTIC

2.1 - Nappe

En Octobre 2011, après des investigations complémentaires, l'exploitant produit un nouveau diagnostic. Il confirme les premières campagnes d'analyses. Les analyses suivantes révèlent ou confirment un :

- impact en toluène en aval du bassin de rétention,

- impacts en xylène, chlorure de vinyle, c-DCE, HCT, PCE et TCE au niveau de la rétention du stockage aérien.

Les données suivantes ont été estimées, notamment par un test de réalimentation de la phase libre :

- Le panache de la pollution s'étendrait au maximum sur 900 m² (contre 2.800 m² avant écrémage),

- la vitesse d'écoulement serait de 20 m/an,

- le volume de la phase libre serait au maximum de 1,5 m3, contre 11 m3 avant écrémage, pour une épaisseur de 0,5 cm.

La phase dissoute pourrait migrer hors site vers le lac de Pasdouens à l'Est.

2.2 - SOLS

Dix sondages ont été réalisés en Mai 2010. Trois d'entre eux, réalisés aux abords de la cuvette de rétention des cuves aériennes, ont montré des dépassements de concentrations en xylènes et HCT (S3), en TEX (S6) et HCT (S8).

3 - TRAVAUX

Afin de traiter les phases libres sur la nappe, il a été mis en place un système d'écrémage en PZ15 et Pz18 entre Février 2011 et Avril 2011 permettant de récupérer 200 litres d'hydrocarbures. L'arrêt du système d'écrémage en Avril 2011 est motivé par le fait que le ce système de dépannage passif n'était pas adapté. De ce fait, peu de phase libre était collectée. A la suite du diagnostic d'Octobre 2011, l'exploitant propose :

- de déterminer plus précisément le panache de la pollution au niveau Sud et Ouest du parc à cuves,

- la mise en place d'un nouveau système d'écrémage pour récupérer les phases libre et dissoute et créer un confinement hydraulique pour arrêter la migration de la pollution,

- de réaliser huit nouveaux piézomètres/ouvrages d'extraction,

- de réaliser une campagne d'échantillonnage des eaux souterraines sur ces ouvrages et de contrôle la présence éventuelle de phase libre.

Sur proposition de la DREAL du 13/04/2012, l'arrêté préfectoral du 14/06/2012 prescrit :

- la suppression du transfert du panache de pollution vers le lac de Pasdouens,

- le traitement de la nappe au droit du site par un système de pompage et de traitement des eaux sur charbons actifs,

- le traitement des sols par venting,

- le rejet des eaux traitées directement dans la Jalle.

Le 18/06/2012, l'exploitant informe la DREAL que l'appel d'offre pour la prestation globale de dépollution du site est lancée. L'unité de dépollution est mise en œuvre à partir du 22/10/2012.

Le rapport d'avancement des traitements, remis le 27/05/2013 appelle les remarques suivantes (courrier à l'exploitant du 09/07/2013) :

- efficacité de la barrière hydraulique ? (le piézomètre sentinelle aval est impacté),

- références des concentrations sont celles de l'arrêté,

La DREAL note la mise en place de pompes écrémeuses supplémentaires en 3 points.

Les conditions de rejet dans la Jalle et les analyses sont à fournir.

L'état d'avancement à 6 mois du début du traitement en juillet 2013 qui laisse les questions en suspend :

- plan de surveillance de l'air ambiant à fournir,

- efficacité de la solution technique permettent de respecter les valeurs limites des eaux dans la Jalle, analyses,

- modalités de rejet dans la Jalle (canalisation) ou ans le réseau collectif (convention),

- résultats des tests d'efficacité de la barrière hydraulique.

On note une augmentation des concentrations dans le piézomètre aval de la barrière hydraulique.

L'état d'avancement au 30/09/2013 laisse les mêmes questions en suspend.

La visite d'inspection du 05/02/2014 permet de clarifier la situation par les demandes suivantes :

- réalisation d'une étude permettant de vérifier le bien-fondé du PZ24 ainsi qu’une étude de faisabilité de mise en place d’un nouveau piézomètre représentatif de l’aval en fonction des conclusions de la première étude,

- réalisation d'une étude afin de vérifier la corrélation entre les courbes des paramètres de venting et les remontées de nappe et utilisation logarithmique afin de clarifier la lecture des graphiques,

- vérification de l’exutoire de la Jalle du Fleurrenne pour s'assurer que les eaux en sortie de traitement ne se rejettent pas dans le lac de Pasdouens.

4 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES

Le 08/12/2009, l’exploitant propose de mettre en place un suivi de la qualité de la nappe. Trois piézomètres sont installées : Pz13 à l'amont et PZ15 et PZ16. Il fait procéder dans ce but au contrôle des ions chlorures, Fe2+ et Fe3+ (métaux), ions chlorure et sodium (inorganiques), BTEX, HCT, Cholrobenzène et chlorotoluènes, HAP et COHV.

L'arrêté du 14/06/2012 prescrit la surveillance de la nappe via neuf piézomètres. Les campagnes trimestrielles portent sur les COHV, HCTX et BTEX. Les eaux rejetées dans la Jalle seront surveillées ainsi que la qualité des eaux du lac de Pasdouens.

Six campagnes de suivi ont lieu de Décembre 2009 à Juin 2011. Elles portent sur cinq piézomètres : PZ13 (amont) et PZ15, 16, 17, 18 (aval). Voir les résultats en page 6.

En juillet 2013, on note une augmentation des concentrations dans le piézomètre aval de la barrière hydraulique.

En septembre 2014 :

- le traitement par venting est arrêté

- la phase flottante diminue et n'est plus présente que dans PZ18

- les concentrations en polluant des eaux souterraines diminuent sauf à proximité de la barrière hydraulique

Campagne de surveillance de mars 2015 :

- une diminution du cône de rabattement de la nappe dans sa partie sud ;

- une hausse des valeurs en HCT, BTEX et COHV sur le piézomètre 20  et sur l’aiguille V2 ;

- la réapparition de flottants sur certains piézomètres ;

- le dépassement de la valeur de gestion pour le chlorure de vinyle sur le piézomètre 27 situé à l’extérieur du site et à proximité du lac de Pasdouens.

Le confinement de la pollution s’est dégradé depuis l’arrêt le 5 janvier 2015 de l’un des deux pompages constituant la barrière hydraulique. Compte tenu du risque de transfert de la pollution hors site, il convient de remettre en service sans délai le pompage du piézomètre 20 en application de l’article 3.6 de l’arrêté préfectoral du 14 juin 2012.

Remise en service du traitement par « venting » à compter de mai 2015.

Campagne de surveillance de juillet 2015 :

- la présence de flottant sur PZ23 (2cm) ;

- une hausse des valeurs en HCT et BTEX sur les aiguilles hormis V2 et 6 piézomètres et ouvrage 2 et un hausse des valeurs en COHV sur l’aiguille V3, 4 piézomètres et ouvrage 2.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Blanquefort, l'inventaire recense 32 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 4 sites en instruction. Voir la page de Blanquefort.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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