Sols pollués

Entrepôt Pétrolier de Dijon

La pollution de ce site de Longvic fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001042301
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLongvic
DépartementCôte-d'Or
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Les eaux de la nappe sont "marquées" en raison des dysfonctionnements passés dans l'exploitation du dépôt et des déraillements de wagons citernes en 1979; ces derniers ayant conduit au déversement d'environ 130 m3 d'essence.

Des mesures périodiques de la qualité des eaux sont effectuées depuis 1992 dans les 4 piézomètres entourant le site. Les teneurs mesurées en hydrocarbures sont stables depuis 1994 et sont inférieures aux valeurs guides préconisées pour les eaux non sensibles par le ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement (guide BRGM version mars 2000).

Suite à l'évaluation simplifiée des risques réalisée en 2000, la surveillance des eaux a été renforcée selon les modalités suivantes:

- fréquence semestrielle

- analyses complémentaires des BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylène) et MTBE (composé oxygéné de l'essence sans plomb), suivi sur 5 piézométres .

A partir du 27 juillet 2005, ENTREPOT PETROLIER DE DIJON a constaté des écarts sur le stock du produit essence sans plomb 95. Une fuite sur le fond d'un bac en était la cause. la fuite a été estimée à 56 m3.

Les principaux enjeux concernaient le traitement des flottants pour qu’ils ne sortent pas du site. Le choix a été la mise en place de tranchées drainantes

Par ailleurs, compte tenu de la présence de polluants hors site, l'arrêté préfectoral du 8 décembre 2005 a prescrit:

- la réalisation des premiers travaux (capture des flottants par tranchée drainante),

- la réalisation d'une analyse détaillée des risques (EDR) et la délimitation de la pollution,

- la réalisation d'un programme de suivi à mener au droit du site.

Le traitement a été effectué :

1. d’une part, par pompage sur tranchée drainante et puits et traitement de l’eau de la nappe sur charbon actif, avec réinjection des eaux traitées en amont. Plus de 100 000 m3 ont été pompés

Les rapports mensuels de suivi font figurer les courbes d’isoconcentrations en Benzène, Toluène, et Xylène du site. En 2006 celles-ci montraient que la pollution dissoute sortait du site. En 2007 les courbes d’isoconcentration du site se réduisent régulièrement au niveau de la zone de lagunage.

En mars 2007 les enveloppes s’établissent à:

- 1 µg/l en Toluène

- 10 µg/l en Xylène

- 0,5 µg/l en Benzène

La pollution de la nappe à l’intérieur du site a été résorbée.

2. d’autre part, par venting avec traitement des vapeurs récupérées sous le bac, par charbon actif et oxydation catalytique de décembre 2005 à janvier 2007. Le redémarrage de l’installation en juin 2007 a conduit à une absence de concentration mesurable.

3. Enfin, une barrière biologique avec injection d’H2O2 (peroxyde d'hydrogène) a été mise en place en limite de propriété. Elle a sans doute permis d’atténuer l’impact de la pollution à l’extérieur du site et de réduire la durée de dégradation dans la nappe

L’arrêté du 8 décembre 2005 a été respecté, une EDR a été réalisée et d'autres études complémentaires également effectuées:

- rapport du 28 avril 2006: diagnostic approfondi

- rapport de mai 2006: mesures de composés organiques volatils

- rapport du 2 mai 2005: évaluation détaillée des risques pour la ressource en eau

- rapport du 3 mai 2006: évaluation détaillée des risques pour la santé humaine

- rapport du 25 septembre 2006: diagnostic complémentaire approfondi

- rapport du 22 novembre 2006: mise à jour de la modélisation hydrodynamique et mise à jour de l'évaluation détaillée des risques pour la ressource en eau

Les résultats des travaux de dépollution ont été les suivants:

1. Il n’y a plus de flottants à pomper au niveau de la nappe depuis mai 2006, et en 2007, les courbes d’isoconcentration en hydrocarbures du site se sont réduites régulièrement et s’établissaient désormais sous les valeurs réglementaires

.

2. Le venting a également atteint ses limites et ses objectifs

3. La modélisation relative à la pollution sortant du site prévoyait une emprise de 12,5 ha. Le suivi piézométrique effectué à l’extérieur du site tendait à montrer une atténuation plus rapide que prévue. Le suivi des piézomètres situés dans le sens d’écoulement est poursuivi.

4. Sur la base des résultats de surveillance et d'EDR, il a donc été proposé d’acter par arrêté préfectoral du 20 août 2007 l’arrêt des installations de dépollution sur site, mais de maintenir en l’attente de 2 campagnes d’analyses (juillet, octobre), la barrière biologique en limite de propriété en aval du dépôt pétrolier. Ce même arrêté a prescrit une surveillance des eaux souterraines avec un bilan trimestriel de l'évolution des opérations de dépollution et de surveillance des eaux souterraines.

31 mars 2008: considérant que la pollution résiduelle à l'aval immédiat du site est du niveau du seuil de détection du laboratoire, les dispositions de l'arrêté préfectoral du 20 août 2007 ont été annulées et remplacées par les suivantes:

- La surveillance des eaux souterraines est maintenue selon les modalités suivantes: analyse trimestrielle du niveau piézométrique, des HCT, des BTEX et du MTBE. Un bilan trimestriel accompagné des commentaires nécessaires a également été prescrit.

La campagne de mars 2012 concernant le suivi trimestriel de la qualité des eaux souterraines a indiqué:

- un écoulement de la nappe dirigé vers le sud/sud-Est, conforme à celui des campagnes précédentes

- des teneurs en HCT et BTEX inférieures aux seuils de quantification du laboratoire chargé des analyses pour l'ensemble des ouvrages présents sur le site

- une présence résiduelle d'éthylbenzène et de xylènes totaux pour un piézomètre situé à l'extérieur du site.

mai 2014 : à la demande de l'Inspection des installations classées, l'exploitant a fait réaliser un bilan quadriennal de la surveillance des eaux souterraines du site. Ce bilan conclut au maintien de la surveillance, à fréquence semestrielle et à l'arrêt de la surveillance au droit de trois piézomètres.

Par courrier, l'Inspection des installations classées modifie la surveillance en ce sens.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Longvic, l'inventaire recense 35 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de Longvic.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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