BRENNTAG RHONE ALPES
La pollution de ce site de Chassieu fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000995401 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Chassieu |
| Département | Rhône |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
L’ Évaluation Simplifiée des Risques (ESR), réalisée en décembre 1999, conclut que le site est « banalisable » de classe 3. Cette étude a depuis été remises en cause par les résultats d’analyses obtenus sur les piézomètres au droit du site.
La Société BRENNTAG réalise depuis l’année 2004, au travers de deux piézomètres PZ1 et PZ2 implantés en aval hydraulique de son site de Chassieu, une surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines dans le cadre de l’arrêté préfectoral du 14 janvier 2004.
En 2004, l’exploitant constate une pollution de la nappe en solvants chlorés, suite à la mise en place de ces piézomètres par les paramètres suivants : Hydrocarbures Totaux (HCT), BTEX (benzène, toluène, éthyl-benzène, xylène), Composés Organiques Halogénés Volatils (COHV), Solvants polaires (étant ou ayant été stockés sur le site).
Les résultats d’analyse obtenus lors des deux premières campagnes (mai et septembre 2004) mettent en évidence une pollution des eaux souterraines sur les COHV : Chlorure de vinyle (jusqu'à 34 µg/l) ; Cis-1,2 dichloroéthylène (à 3 100 µg/l) ; Trichloroéthylène (à 1 000 µg/l) ; Tetrachloroéthylène (590 µg/l).
- L’arrêté préfectoral du 25 juillet 2005 impose à la société BRENNTAG, la recherche des sources de pollution (réalisation d’un diagnostic approfondi), des mesures de sauvegarde (confinement et traitement de la pollution), le traitement des sources ponctuelles de pollution identifiées et si nécessaire, la réalisation d’une Évaluation Détaillée des Risques (EDR) devant définir les autres mesures de dépollution qui resteraient à réaliser.
- Suite à la réalisation d’un diagnostic approfondi (Burgeap), il est confirmé que la pollution constatée provient du site. Une ancienne cuve fuyarde serait une des sources possibles compte tenu des taux observés dans les sols près du piézomètre Pz6. Une canalisation fuyarde en béton, commune à l’acheminement d’eaux usées issues des activités « chimies minérales » et organique, canalisation en direction de la station de traitement, serait une seconde source de pollution en particulier à proximité de Pz4.
- L’arrêté préfectoral du 3 juillet 2006 impose des prescriptions complémentaires relatives à la surveillance des eaux souterraines (les hydrocarbures totaux, les BTEX et les solvants polaires étant rarement détectés, et ceci à de très faibles concentrations, leur fréquence d'analyse est devenue semestrielle).
- Une barrière hydraulique (pompage aval) est mise en place en novembre 2006, assortie d’un filtre à charbon actif ; réinjection à l’amont hydrogéologique du site, des eaux de la nappe pompée à l’aval puis filtrées sur charbon actif ; mise en place d’un « drain » d’infiltration à l’amont.
Le système de confinement hydraulique, exploité par Soleo environnement, comprend :
des puits de pompage (7 actifs, 1 abandonné),
un local technique avec manomètres et débitmètres,
un point de prélèvement pour contrôle analytique de l’eau situé après la convergence des circuits d’eau provenant des puits,
une cuve contenant un filtre à charbon actif, environ 7 tonnes de charbon, élimination et recharge du charbon, environ 1 fois par an,
un point de prélèvement pour contrôle situé après la cuve de filtration, avec un suivi mensuel sur les COHV,
un rejet des eaux par écoulement gravitaire dans une tranchée drainante.
- Un arrêté municipal du 3 mars 2008 interdit, pour les détenteurs de forages industriels ou puits privés, l'usage d'eau de la nappe à des fins sanitaires dans un périmètre défini.
La connaissance de la pollution ayant notablement évoluée depuis les analyses de 2004 et l'exploitant ayant mis en œuvre les dispositifs de traitement de la pollution, l'arrêté préfectoral complémentaire du 22 juillet 2008 impose une fréquence trimestrielle pour les analyses de COHV.
Les hydrocarbures totaux, les BTEX et les solvants polaires ne font désormais plus l'objet d'analyses.
- Le rapport d’optimisation de la barrière hydraulique du 16 avril 2009 fait le constat du pompage insuffisant entre 2006 et 2009 pour contenir l’ensemble de la pollution (abandon du Pz12 colmaté ; réalisation de deux nouveaux puits de pompage à l’est (Pz14 et Pz15) et optimisation des pompages avec un débit de 30m3/h).
- L’exploitant informe l’inspection, le 25 novembre 2009, d’une forte augmentation en solvants chlorés dans le Pz1 en septembre 2009 : en Pz1 (aval), apparition du dichlorométhane en quantité très importante (243 000 µg/l), hausse très importante, de deux ordres de grandeur, des concentrations en TCE (trichloroéthylène) et en PCE (tétrachloroéthylène), et augmentation d’un ordre de grandeur en cis-1,2-DCE (DCE :dichloroéthylène) dans le Pz2.
- L'arrêté préfectoral du 8 avril 2010 réactualise l'autorisation d'exploiter de la société BRENNTAG et la surveillance de la qualité des eaux souterraines.
Il est imposé la réalisation d'analyse trimestrielle portant sur les COHV sur un minimum de 5 ouvrages (un à l'amont hydraulique du site, 2 à l'aval sur le site et deux à l'aval hors site).
- 3/02/2011 : incendie sur les cuves minérales : 13 cuves fortement affectées sur 28 cuves au total. Seules 4 cuves encore en service le 17/07/2014.
- Depuis 2011, il n’y a plus de cuve de solvants chlorés au niveau de l’aire de dépotage à proximité de Pz4.
- En 2013, l’exploitant dépose en préfecture un projet de réaménagement partiel du site, notamment pour reconstruire la partie des installations détruites par l’incendie du 3 février 2011. Ce projet requiert un arrêté complémentaire qui devrait être proposé prochainement.
- L’inspection du 17/07/2014 avait pour objet d’examiner les sources potentielles de pollution de l’établissement, notamment depuis l’incident de 2009 (infiltration de solvant chlorés). Des actions correctives ont été demandées à l’exploitant. Un récapitulatif du fonctionnement de la barrière a été transmis lors de l’inspection (cf. document joint).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Chassieu, l'inventaire recense 137 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 8 sites en instruction. Voir la page de Chassieu.
- BODYCOTE - HIT TS — site dont la pollution est instruite par l'État
- GESTAMP NOURY — site dont la pollution est instruite par l'État
- LA CORBEILLE A PAPIERS — site dont la pollution est instruite par l'État
- DAC (DEMOLITION AUTO. CHASSIEU) — site dont la pollution est instruite par l'État
- DIAMIX — site dont la pollution est instruite par l'État
- Le Progrès — site dont la pollution est instruite par l'État
- TOTAL FRANCE Aeroport de Lyon-Bron — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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