Sols pollués

Entrepôts Pétrolier Provencaux (EPP) site VENTOUX

La pollution de ce site de Le Pontet fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000880801
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLe Pontet
DépartementVaucluse
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

L'ESR a été réalisée (cf AP du 25/02/1999) et reçue le 31/05/1999, le site a été classé en catégorie 2.

Le 24 janvier 2006 EPP constate que 29 m3 d'émulseurs se sont déversés par accident dans les sols dans une fosse de purge suite au mauvais fonctionnement d'une vanne. Il est composé d'eau (57%), d'éthylène glycol (21%), de diéthylène glycol butyl ether (DGBE 20 %), de tensio-actifs anioniques (détergents, surfactants) et composés organiques fluorés (PFOS : perfluoro octane sulfonate). Les produits déversés sont susceptibles d'atteindre la nappe d'accompagnement du Rhône puis de migrer en direction du Rhône. La société EPP a fait l’objet de plusieurs AP afin de traiter cette pollution.

L'AP du 8/02/2006 impose la mise en place d'un dispositif de surveillance, la définition de premières mesures conservatoires, un programme échéancé de confinement de la pollution et une évaluation de l'impact sanitaire. Un second arrêté d'urgence, du 07/04/2006 a prescrit les modalités de surveillance des eaux souterraines ainsi que les paramètres à mesurer dans les eaux de pompage de confinement. De plus, dans la zone impactée, et suite aux résultats de l'étude d'impact sanitaire, certains usages sensibles de la nappe ont été interdits pour une durée de six mois par précaution: consommation humaine, remplissage des piscine, arrosage des potagers, tout nouveau forage. Ces restrictions d'usages ont fait l'objet d'un communiqué de presse daté du 06/04/2006, les riverains concernés ayant été informés dès février. Un bilan des opérations de dépollution et de surveillance de la nappe ont été établis à l'automne 2006. Le dispositif des piézomètres en place a été jugé satisfaisant. L'AP d'urgence du 7/11/2006 complète le dispositif de surveillance de la qualité des eaux souterraines par un suivi mensuel du paramètre PFOS sur 12 points de contrôle et reconduit les restrictions d'usage pour un an.

Malgré le traitement déjà effectué par EPP la zone source restait encore polluée. A noter que la société EPP a financé le raccordement AEP ou fourni de l'eau minérale aux riverains qui utilisaient l'eau de la nappe.

Au terme d'échanges avec l'inspection et la DDASS, l'exploitant par courrier du 29 décembre 2006, a sollicité auprès du préfet une modification des dispositifs de confinement, traitement et surveillance de la pollution à savoir la mise en place d'un nettoyage de la zone source par pompage de confinement et traitement sur filtre au charbon actif avec arrêt simultané du traitement existant par bio stimulation par injection d'eau oxygénée, un arrêt du pompage de confinement et du traitement sur le site EPP Rhône au 1er mai 2007, la réalisation d'une évaluation des risques sanitaires. Ce dispositif a été repris dans l'arrêté du 13 mars 2007 qui reconduit également jusqu'au 1er mars 2008 des restrictions d'usage.

Les opérations de réhabilitation ont consisté en :

de février à juin 2006, pompage et évacuation de 144 tonnes d'eaux polluées (DCO > 1000 mg/l), de juin à octobre 2006, pompage et traitement sur site lorsque la DCO est descendue en dessous de 1000 mg/l,

d'avril 2006 à février 2007, bio stimulation par injection de peroxyde d'hydrogène à l'aplomb et au voisinage de la zone source, de janvier à octobre 2007, traitement par "lessivage" constitué par une injection d'eau associée à un pompage de confinement avec traitement sur charbon actif avant rejet.

Depuis octobre 2007, arrêt des injections d'eau devenues inefficaces et poursuite du pompage de confinement avec traitement.

Le 8 novembre 2007, EPP propose l'arrêt des mesures de Fluor total et de DCO devenus non quantifiables dans les analyses et de conserver la surveillance du paramètre PFOS au pas mensuel au droit de la zone source et dans l'axe du panache jusqu'à la limite ouest d'EPP Rhône et au pas trimestriel sur trois forages de particuliers. Il propose également la levée des restrictions d'usage pour remplir les piscines et pour le lavage des camions. Les usages des eaux souterraines pour la consommation humaine (seuil 1,5 µg/l), consommation de végétaux autoproduits arrosés avec de l'eau de la nappe (seuil 4,5 µg/l) et l'arrosage (seuil de 42 µg/l) sont maintenues. De plus, l'exploitant propose d'arrêter le pompage de confinement prescrit par les arrêtés antérieurs ainsi que le suivi associé au motif que l'étude sanitaire effectuée conclut à l'absence de risques pour les usages de l'eau du Rhône. Le dispositif de surveillance de paramètres PFOS et tensio actifs anioniques est toutefois maintenu sur 3 piézomètres du site Rhône. L'ensemble de ces propositions est repris dans l'AP du 18/06/2008.

Le 25 janvier 2008, EPP a constaté la présence d'hydrocarbures flottants au droit de deux ouvrages (puits "Ventoux" et piézomètre P4) lors des contrôles hebdomadaires de la qualité des eaux souterraines. Après investigation, l'exploitant a établi que la ligne de Super Carburant 98 (SP98) commune aux bacs de SP98 n° 1 et n° 5 présentait une fuite sous l’aire de rétention de la pomperie. Dès le 26 janvier, il a été mis en place un dispositif de traitement afin de récupérer une partie des hydrocarbures (écrémage de la pollution flottante). A partir du 28 janvier, il a été mis en place un système autonome de biostimulation dans le but de traiter la pollution dissoute. Parallèlement, une surveillance de la qualité des eaux souterraines a été mise en place à partir du réseau de piézomètres existant. La pollution est résorbée.

Suite à la cessation d'activité, la mise en sécurité s’est déroulée de septembre à fin décembre 2010. Les travaux de démantèlement des anciennes structures du dépôt ont débuté en mai 2011 et ont été finalisés au cours du mois de janvier 2012.

Courant avril 2013 suite à la mise à l’arrêt des installations, la société Entrepôts Pétroliers Provençaux a transmis aux services de l’État un diagnostic approfondi sur l’évaluation de la pollution du site. Courant janvier 2016, un plan de gestion présentant les travaux de réhabilitation du site industriel s’appuyant sur l’ensemble des précédentes études a été transmis au service de l’inspection par l’exploitant.

Outre la pollution à l’émulseur, le site fait l’objet d’une pollution aux hydrocarbures, aux HAP et aux BTEX. Toutefois, cette pollution semble circonscrite aux limites du site.

Un arrêté encadrant la réhabilitation du site sera signé d'ici fin 2016.

Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Le Pontet, l'inventaire recense 169 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 4 secteurs d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Le Pontet.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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