ECOHUILE
La pollution de ce site de Lillebonne fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000867801 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Lillebonne |
| Département | Seine-Maritime |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Le site a été remblayé à 2 reprises (1978 et 1991) par des mâchefers et des alluvions pour le protéger des inondations.
La pollution potentielle résulterait à la fin de l'activité et d'accidents (incendie en 1986, boil-over et rupture de tuyauteries en 1992).
Le captage d'Alimentation en Eau Potable (AEP) le plus proche n'a aucun lien hydrogéologique avec l'aquifère au droit du site.
Néanmoins, les contaminants potentiels (hydrocarbures, métaux lourds, PolyChloroBiphényles (PCB) ) peuvent se retrouver dans les milieux air, sol, eaux superficielles et souterraines.
Par arrêté préfectoral du 13 mars 1998, l'administration a donc demandé à ECOHUILE de lui remettre une évaluation simplifiée des risques (ESR) -étape A-.
Le rapport et les compléments demandés par l'inspection des installations classées ont été fournies en juillet 2000.
Lors de la phase A de l'étude de sol réalisée en mai 2000, des analyses de la qualité des eaux souterraines ont été effectuées. Celles-ci mettent en évidence une teneur en hydrocarbures totaux cent fois supérieures à la normale dans l'ouvrage piézométrique PZ 3 situé en amont du site (5,60 mg/l au lieu de 0,05 mg/l pour une Valeur de Constat d'Impact (V.C.I) usage non sensible).
Même si la conclusion de l'étude a permis de montrer l'absence de cibles potentielles par l'intermédiaire de l'eau, la réalisation d'investigations supplémentaires a été préconisée afin de pouvoir confirmer ou non un impact de l'usine sur les eaux souterraines.
Pour ce qui est des sols et sous-sols du site, ceux-ci constituent le premier milieu récepteur d'une pollution éventuelle par infiltration avant les eaux souterraines. A ce titre, il a été suggéré la réalisation d'investigations complémentaires qui permettront d'établir un éventuel constat d'impact.
Les analyses se pencheront plus particulièrement sur la présence ou non de polluants hydrocarburés et métalliques. La qualité des eaux souterraines et superficielles est mauvaise (forte concentration en hydrocarbures). Peu de données au niveau des sédiments des exutoires, du sol et du sous-sol sont disponibles, ce qui nécessite une étape B.
Le Conseil Départemental de l'Hygiène (CDH) de Seine-Maritime a donné un avis favorable pour que soit prescrit une étude, étape B, sous 6 mois, qui doit faire appel à des analyses nombreuses et poussées.
La phase B de l'ESR a été réalisée en octobre 2001, celle-ci a permis de classer le site en catégorie 2 : « site à surveiller ». Par ailleurs, les résultats des investigations suggèrent le suivi de 2 éléments traceurs de la pollution : le plomb et les hydrocarbures totaux qui pourront être analysés tous les 6 mois sur chaque piézomètre.
En conclusion, le site nécessite une surveillance des eaux souterraines mais ne nécessite pas une intervention de dépollution.
La surveillance des eaux souterraines et la réalisation d'un plan de gestion ont été prescrites par arrêté préfectoral du 21 novembre 2007.
Les résultats de la campagne de suivi de la qualité des eaux souterraines réalisée le 13 mars 2008 sur l'ensemble des piézomètres du site (PZ1 à PZ4) confirment que la pollution présente sur le site provient d'une pollution historique. En effet, il n'y a pas d'augmentation en polluants dans les eaux souterraines; il semblerait même qu'une atténuation naturelle de la pollution se fasse au vu de la comparaison des campagnes d'analyses de 2006 et de 2008.
Évolution de la teneur des eaux souterraines en carbone organique :
mars 2008 : pollution généralisée en carbone organique au droit des 4 piézomètres dépassant la valeur de référence de qualité des eaux destinées à la consommation humaine de 2mg/l (respectivement 29,310, 150 et 120 mg/l du PZ1 au PZ4). Il est présent majoritairement sous forme dissoute.
avril 2009 : le carbone organique dissous est présent sur l'ensemble des ouvrages avec des teneurs respectives de : 12,4, 78,9 et 204 mg/l au lieu de 2 mg/l.
Évolution de la teneur des eaux souterraines en métaux :
> Arsenic :
juin 2006 : pollution dépassant la valeur de référence de qualité des eaux destinées à la consommation humaine généralisée aux quatre piézomètres (respectivement 20, 30, 35 et 85 µg/l au lieu de 10µg/l).
mars 2008 : seulement PZ1 est impacté avec 100 µg/ au lieu de 10 µg/l
Il y a disparition de l'arsenic dans les piézomètres PZ1 et PZ4, il est présent au droit de PZ2 mais à une teneur inférieure à la limite de référence.
avril 2009 : les teneurs présentes sont toutes supérieures à la valeur de référence : 34, 70 et 41 µg/l au lieu de 10µg/l. De plus, leur teneur a augmentée depuis la dernière campagne.
> Nickel :
juin 2006 : le nickel est présent au droit de l'ensemble des piézomètres mais sa teneur ne dépasse pas la valeur de référence de qualité des eaux destinées à la consommation humaine qu'au droit de PZ1 avec 47 µg/l Ni au lieu de 20 µg/l.
mars 2008 : le nickel est toujours présent sur les 3 premiers piézomètres mais sa teneur diminue jusqu'à disparaître au droit du 4ème piézomètre; il ne dépasse la valeur de référence qu'au PZ1 avec une teneur de 25 µg/l Ni au lieu de 20 µg/l.
L'impact des eaux par l'arsenic, le nickel et le plomb sur l'ouvrage PZ4 n'est pas exclu en raison d'une limite de quantification supérieure à la valeur de référence.
avril 2009 : les teneurs présentes sont toutes supérieures à la valeur de référence : 56, 56 et 53 µg/l au lieu de 20µg/
Évolution de la teneur des eaux souterraines en hydrocarbures totaux (HCT):
juin 2006 : les HCT sont présents au droit de l'ensemble des piézomètres (mis à PZ4 pour lequel aucun résultat n'a pu être donné à cause de la présence d'une phase flottante dans l'ouvrage). Les teneurs en HCT totaux sont respectivement de 50, 3700 et 200 mg/l ; elles dépassent toutes la valeur de référence de qualité pour les eaux brutes de 1mg/l.
mars 2008 : pollution conséquente car les teneurs en HCT mesurées sont 16 à 2230 fois supérieures à la limite de qualité des eaux brutes : respectivement 24,347, 16,8 et 2230 mg/l du PZ1 au PZ4), ces valeurs ont nettement diminuées depuis 2006.
PZ4 à l'ouest du site présente la teneur en HCT la plus élevée ainsi qu'une phase flottante.
Avril 2009 : les teneurs présentes sont toutes supérieures à la valeur de référence :0,5, 457 et 1170 mg/l au lieu de 1 mg/l.
Évolution de la teneur des eaux souterraines en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) (somme des 6 :
juin 2006 : seulement PZ1, PZ3 et PZ4 sont impactés par les HAP avec respectivement 158, 5 et 105 µg/l HAP au lieu de 1µg/l, valeur de référence pour la qualité des eaux brutes.
mars 2008 : les HAP sont présents en teneurs supérieures à la valeur seuil uniquement au droit de PZ3 et de PZ4 (7,4 et 3,65 µg/l au lieu de 1 µg/l).
De plus, l'acénaphtène, l'anthracène, le fluorène , le naphtalène , le phénanthrène et le pyrène pour lesquels aucune valeur de référence n'existe, sont présents en concentrations notables au droit de PZ2 et PZ3.Une pollution par le benzo(a)pyrène est constatée au droit de PZ1 (0,017 µg/l au lieu de 0,01 µg/l valeur de référence de qualité des eaux destinées à la consommation humaine) et PZ4 (0,22 µg/l au lieu de 0,01 µg/l valeur de référence de qualité des eaux destinées à la consommation humaine).
Au droit de PZ2 et de PZ3, une pollution par ce même polluant n'est pas exclue en raison d'une limite de quantification supérieure à la valeur de référence.
Avril 2009 : les teneurs présentes sont toutes supérieures à la valeur de référence : 0,105, 1,475 et 4,673 1 µg/l au lieu de 1µg/l.
Les analyses du mois d'avril 2009 sur les eaux souterraines ont mis en évidence l'absence de phase flottante au droit de l'ouvrage PZ1. En ce qui concerne les ouvrages PZ2, PZ3 et PZ4 il y avait plus d'un mètre de surnageant. Afin de retirer cette phase flottante, la société s'est équipé d'une pompe oléophyle, placée à l'essai sur PZ2 et quelques jours avant le contrôle sur PZ3. Les résultats de cet essai sont satisfaisants car les prélèvements ont montrés que la phase flottante avait disparue sur le PZ2 et il y avait très peu d'huile en surface sur le PZ3. En revanche, le PZ4 présentait une phase huileuse de plus de 3m rendant impossible le prélèvement.
Au vu de l'efficacité des pompes à bandes oléophyles , la société souhaite s'équiper de 2 pompes supplémentaires pour obtenir un épurage en permanence sur chaque piézomètre.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Lillebonne, l'inventaire recense 72 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 4 secteurs d'information sur les sols et 5 sites en instruction. Voir la page de Lillebonne.
- Compagnie des Bases Lubrifiantes — secteur d'information sur les sols
- UIOM Lillebonne (ancien site de l') — secteur d'information sur les sols
- ENGIE — secteur d'information sur les sols
- CELANESE — secteur d'information sur les sols
- ELF ATOCHEM — site dont la pollution est instruite par l'État
- SNTF — site dont la pollution est instruite par l'État
- SCORI (ex COHU) — site dont la pollution est instruite par l'État
- LANXESS (ex BAYER ELASTOMERES) — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
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