Sols pollués

ALCOA FRANCE Usine de Castelsarrasin

La pollution de ce site de Castelsarrasin fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000865501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneCastelsarrasin
DépartementTarn-et-Garonne
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Les activités exercées sur le complexe industriel PECHINEY de CASTELSARRASIN étant susceptibles d'avoir été à l'origine d'une pollution éventuelle des sols, ce site a été retenu comme devant faire l'objet d'une étude de sols (diagnostic initial et évaluation simplifiée des risques), conformément à la circulaire du 3 avril 1996. Cette étude devait être effectuée en 2003, dans le cadre du programme national d'études de sols des sites du groupe PECHINEY ayant reçu l'accord du ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement le 6 janvier 1998. Elle a été avancée en raison de la cession de l'activité de laminage à la société ALCOA, dont le site décrit par la présente fiche (n° 11) est désormais distinct de celui d'ALUMINIUM PECHINEY décrit fiche n° 17.

Les éléments de l'étude de sols (diagnostic initial et évaluation simplifiée des risques) ont été remis en juin 1999. La campagne d'échantillonnages et d'analyses menée sur le site ALCOA n'a pas mis en évidence d'altération significative de la qualité des sols. Seules des traces de pollution ponctuelle ont été observées pour certains produits organiques. Le milieu sol a été noté 3 (banalisable) pour un usage de type industriel.

En revanche le milieu eaux souterraines (utilisées pour des usages non destinés à l'alimentation en eau potable, comme l'arrosage de jardins) a été noté 2 (à surveiller), des anomalies de teneur en tétrachloroéthylène de la nappe ayant été relevées dans la partie méridionale du site ALCOA. Ces anomalies résultent d'une contamination provenant de l'amont hydraulique du site.

L'évaluation simplifiée des risques a donc classé le site ALCOA en 2, c'est à dire à surveiller. Une surveillance des eaux souterraines a été instaurée. La DRIRE Midi-Pyrénées a demandé en mai 2001 à l'exploitant de poursuivre cette surveillance en faisant procéder à des prélèvements et des analyses des eaux souterraines sur les piézomètres mis en place et les puits existants pour le tétrachloroéthylène, le tétrachlorure de carbone et le trichloroéthylène. Il a en outre été demandé que la campagne soit réalisée simultanément aux prélèvements et analyses des eaux souterraines demandés aux exploitants des sites ALUMINIUM PECHINEY (fiche n° 17) et AVIATUBE (fiche n° 18).

Cette opération a été faite en juillet 2001 dans 12 points de prélèvements (6 piézomètres et 6 puits). Les résultats mettent en évidence une grande stabilité globale avec toutefois quelques réductions ponctuelles significatives. En particulier, au niveau du puits 75, la concentration du tétrachloroéthylène est passée de 180 à 22 microgrammes/l. Il est de même au niveau du puits 52 où la concentration du même paramètre est passée de 28 à 5,4 microgrammes/l, ainsi que du PZ15 (passage de 116 à 47 microgrammes /l).

Un arrêté préfectoral complémentaire pris le 18/12/2002, prescrit à l'exploitant une surveillance :

- bi-annuelle de la qualité des eaux souterraines au niveau des piézomètres 11, 12, 13 et des puits 28, 52, 61 ;

- semestrielle de la qualité des eaux de surface du Merdaillou en 2 points (amont et en aval des rejets du site),

et ce, pour les composés organohalogénés volatils (OHV) suivants : tétrachlorure de carbone, 1,1,1-trichloroéthane, trichloroéthylène, tétrachloroéthylène et chloroforme.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Castelsarrasin, l'inventaire recense 88 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 6 secteurs d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de Castelsarrasin.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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