Sols pollués

ORRION CHIMIE METALCHEM (ex PHARMACIE CENTRALE DE FRANCE)

La pollution de ce site de La Voulte-sur-Rhône fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000830601
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLa Voulte-sur-Rhône
DépartementArdèche
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Le site a été sélectionné dans le cadre de la circulaire du 03/04/96.

Cette circulaire prévoit la réalisation de diagnostics initiaux et de l'évaluation simplifiée des risques sur les sites industriels en activité. L'objectif de ces études est de classer les sites, au regard de la pollution du sol et du sous-sol en trois groupes :

- les sites "banalisables" pour l'usage déclaré (actuel ou prévu),

- les sites à surveiller,

- les sites nécessitant des investigations approfondies.

Une grille annexée à cette circulaire précise les secteurs d'activité prioritaires. On y trouve en priorité 1, les installations liées aux secteurs du déchet de la chimie (pétrochimie, pharmacie…), de la métallurgie du textile, de la cristallerie, des dépôts d'hydrocarbures. 165 entreprises ont été proposées en Rhône-Alpes.

L’étude des sols a été imposée à l’industriel par arrêté préfectoral du 13/11/1998.

2 études de sols ont été réalisées respectivement d’une part, sur les terrains de la propriété PCF, d’autre part sur la partie de l’ancien site Rhône Poulenc Textiles (déchets enfouis).

Ces études de sols ont été transmises à l’administration le 13/08/1999 et le 19/05/2003.

La conclusion de ces études (ESR) classe le site en catégorie 1 du fait de la présence de nickel dans la nappe.

Ce site nécessite une investigation supplémentaire, compte tenu de son usage et de son environnement actuels. Un diagnostic approfondi pour évaluer le risque potentiel lié à la présence de nickel dans les eaux doit étre réalisé.

Néanmoins, de manière conservatoire, l’administration a imposé une surveillance du site par réalisation de mesures annuelles des eaux souterraines sur la nappe d’accompagnement du Rhône.

L'ensemble du site, en activité, est gardienné, clôturé, avec interdiction d'accès.

Des concentrations en hydrocarbures et PCB (respectivement 34000 et 2,7 mg/kg) ont été détectées dans les sols du batiment 5 qui abrite l'ancienne chaufferie de RPT. Ce batiment a contenu des transformateurs aux PCB lesquels ont été détruits par la société PCF.

L'ancien exploitant, la société PCF, a donc fait réaliser en 2008 un diagnostic environnemental complémentaire. Des investigations complémentaires des milieux sols et eaux souterraines ont été réalisés sur site et hors site, afin de mieux caractériser l'impact des hydrocarbures et PCB identifiés en 2003, réaliser des essais de lixiviation sur des échantillons de sols prélevés dans la source principale de métaux, déterminer l'extension des panaches d'impact en métaux et composés azotés retrouvés dans les eaux souterraines.

Les conclusions de ce diagnostic complémentaire confirment la présence d'un impact par les métaux (molybdène, arsenic, nickel, plomb, zinc, cobalt et dans une moindre mesure antimoine, cuivre et cadmium) ; les tests de lixiviation montrent que 4 métaux (molybdène, nickel, cadmium, antimoine) présentent des concentrations dépassant les critères de l'arrêté du 15/03/2006 (fixant la liste des types de déchets inertes admissibles dans des installations de stockage de déchets inertes) pour l'acceptation de terres contaminées. L'étude indique que l'impact en hydrocarbures et PCB au niveau de la chaufferie est limité. Dans les eaux souterraines à l'extérieur du site, aucun impact n'a été constaté (3 piézomètres) ; sur site, les teneurs sont supérieures aux critères de potabilisation et de potabilité. L'étude indique en conclusion que la capacité de lixiviation des métaux détectés dans les sols semble relativement limitée, notamment au regard de l'absence d'impact significatif dans les eaux souterraines à l'extérieur du site.

Finalement le diagnostic complémentaire recommande :

- de maintenir en état le réseau de piézomètres et de procéder à une surveillance semestrielle sur site et hors site ;

- en cas d'impact constaté dans les piézomètres à l'extérieur du site des études complémentaires devront être menées (inventaire des puits privés et élaboration d'un plan de gestion) ;

- lorsque le bâtiment abritant l'ancienne chaufferie sera démoli, il conviendra de procéder à la purge de l'impact ponctuel identifié en hydrocarbure et PCB ;

- aucune action de réhabilitation n'est considérée pour les sols pollués par les métaux au droit du bâtiment 7 en supposant que ce bâtiment reste en l'état et que les sols impactés soient recouvert (dalle béton ou asphalte).

L'arrêté préfectoral complémentaire du 19 janvier 2011 a donc imposé :

- la rénovation du réseau piézométrique du site ;

- la surveillance semestrielle des eaux souterraines (trimestrielle sur les paramètres métaux) ;

- en cas d'impact constaté à l'extérieur du site l'exploitant devra transmettre à l'inspection un plan de gestion ;

- une étude sur la recherche de puits privés et d'usage de l'eau souterraines à l'extérieur du site dans les zones étant susceptibles d'être impactées par les pollutions du site.

L'étude sur la recherche des puits privés a été transmise par l'exploitant en février 2012 ; elle indique "En conclusion de cette recherche, il apparaît que les usages recensés ne montrent pas de sensibilité à l’enjeu de pollution des eaux souterraines au droit du site exploité par OCM, du fait de leur éloignement. Il convient cependant de rappeler que l’existence de puits privés n’ayant été ni déclarés, ni régularisés, par leurs propriétaires, reste possible dans des propriétés privées".

La surveillance des eaux souterraines est réalisée. Les niveaux restent comparables à ceux mesurés lors des campagnes de 2008. Les résultats de surveillance des eaux souterraines reçus en mai 2014 confirment des niveaux comparables à ceux de la campagne de 2008 et l'absence d'impact à l'extérieur du site.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À La Voulte-sur-Rhône, l'inventaire recense 55 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 4 sites en instruction. Voir la page de La Voulte-sur-Rhône.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.