Sols pollués

CLARIANT HUNINGUE

La pollution de ce site de Huningue fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000824901
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneHuningue
DépartementHaut-Rhin
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Une pollution accidentelle survenue en 2001 a provoqué une pollution des eaux souterraines en aval du site. Cette pollution était liée à une fuite d'une canalisation enterrée dans le bâtiment 200 (pollution principalement par du chrome (Cr), cobalt (Co), 2,5dichloroaniline (DCAGS) et 3 amino-4-chloro-1trifluorométhylbenzène (ACBT).

Un arrêté de prescriptions d'urgence a été pris le 13 juillet 2001 par le Préfet du Haut Rhin. Des études complémentaires concernant le traitement de la nappe ont été réalisées et ont abouti à la mise en oeuvre d'un dispositif de traitement de la nappe par rabattement localisé au niveau du parking de la STEIH (Station de traitement des eaux industrielles de Huningue), dans la mesure où le flux de polluants est dirigé dans ce secteur. Depuis novembre 2003 les puits ST01 et ST02 assurent un pompage des eaux souterraines d'environ 25m3/h. Les eaux sont traitées à la STEIH.

La surveillance des eaux souterraines montrent une forte diminution des teneurs.

Une pollution par des solvants chlorés (dichlorobenzènes) a également été identifiée en 2003 dans le secteur. Jusqu'en 2009 la source de pollution a été suspectée sur le site de Novartis, les sens d'écoulement des eaux souterraines étant perturbées dans le secteur par les importants pompages pour des travaux routiers à Bâle. Suites à des investigations menées par Clariant et Novartis Bâle, la source de pollution pourrait finalement provenir du site Clariant. Des investigations sont en cours dans le cadre de la cessation d'activité du site.

La société Clariant a cessé son activité en 2011. Les installations sont en cours de nettoyage et de mise en sécurité. En application de l'article R 512-39-2 du Code de l'environnement, l'usage retenu pour la remise en état du site est l'usage industriel.

>Mise en sécurité :

Le site est clôturé et surveillé continuellement avec une présence physique continue. L’accès au chantier est maintenu propre et en bon état. Il n’y a pas de stockage de liquide sur place.

La démolition des superstructures est finie depuis décembre 2014. Les infrastructures sont toujours en place.

>Traitement des terres excavées :

Les excavations n’ont pas commencé. Il n’y a pas de traitement de terre. Un essai de sparging/venting dans la zone « parc 441 » a été effectué de juin à octobre 2016. L’essai a été arrêté par manque d’efficacité. Un essai d’injection d’oxygène pur a commencé en juillet 2016 dans la zone à l’ouest du bâtiment 233. Le dispositif est constitué de trois puits d’injection, de deux piézairs de surveillance et d’un piézomètre. Ce dispositif n’entraîne pas de remontée de gaz, car la dissolution du produit injecté au sein de la nappe est totale.

>Traitement de l'air :

Le chantier n’a pas commencé, les confinements n’ont pas été installés.

>Surveillance des eaux souterraines :

L’autosurveillance n’est pas encore en mode travaux. Les analyses d’autosurveillance nappe ont été faites ; elles seront transmises à l’inspection, dans le rapport annuel 2016, en février 2017.

>Déchets :

Toutes les superstructures sont démolies et les bétons concassés. Les analyses des bétons ont été faites et 72 000 tonnes de bétons classés « non dangereux » ont été évacuées. Le document des ouvrages exécutés (DOE) sera remis lors de la prochaine visite, il comprendra les analyses et les filières d’évacuation des bétons. Par ailleurs, 27 000 m³ de béton classés « inertes » ont été concassés et déferraillés. Ils sont laissés sur site à des fins de remblaiement. Des analyses complémentaires seront faites avant utilisation.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Huningue, l'inventaire recense 47 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 5 sites en instruction. Voir la page de Huningue.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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