Sols pollués

USINES DE ROSIERES

La pollution de ce site de Lunery fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000799101
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLunery
DépartementCher
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

La canalisation à l'origine de la fuite a été remplacée immédiatement.

Au moment des faits, des barrages flottants ont été mis en place et 2100 litres d'hydrocarbures ont été pompés. Une tranchée au niveau du point de rejet est creusée pour créer une rétention.

En Novembre 1995, un forage a été réalisé, avec pompage en continu, entre le point de fuite et le point d'écoulement, à une profondeur de 12 mètres.Il n'a pas permis de localiser de poche de pollution.

Suite à l'accident de 1995, des relargages ponctuels d'hydrocarbures dans le canal sont apparus entre 1995 et 1999 ainsi qu'en 2003. Un pompage a été effectué en 1996.

Suite à ces relargages, l'étude historique et la vulnérabilité du site ont fait l'objet d'un rapport en juillet 2001. Ce dernier a mis en évidence plusieurs zones sensibles au droit de la fonderie pouvant être polluées par des hydrocarbures ou des métaux lourds.

L'exploitant a éliminé en 2003 les dernières cuves et tuyauteries enterrées mises en cause. Aucun autre relargage d'hydrocarbures dans le Cher provenant des sols situés sous l'usine n'a été observé depuis.

Un suivi périodique (hebdomadaire puis mensuel) de la qualité des eaux souterraines et des eaux du Cher au niveau d'un captage d'eau potable situé à quelques kilomètres en aval du site, a été mis en place.

Dans les premières semaines qui ont suivi l'incident initial, il a été relevé une teneur anormale en hydrocarbures dans les eaux du Cher et du canal de fuite. 2 dépassements ponctuels ont été détectés entre 1996 et 2004. Depuis, ces eaux sont conformes à la norme.

Les eaux de la station de pompage du captage ont toujours été conformes à la limite de qualité requise.

Le suivi de la qualité des eaux du Cher et celui du canal se sont arrêtés en 2007.

Suite à l'arrêt de l'activité de fonderie sur le site fin 2006, les Usines de Rosières ont engagé un diagnostic de pollution des sols. Les analyses ont montré la présences de sols superficiels chargés en métaux (arsenic, chrome, cuivre, plomb, zinc, mercure). Ces zones sont recouvertes par un revêtement empêchant tout contact direct entre les personnes présentes sur le site et la pollution. Aucune source de pollution par les hydrocarbures n'a été trouvée.

L'étude conclut que, dans le cadre d'un usage industriel du site, aucune investigation supplémentaire n'est nécessaire.

Les campagnes de suivi des eaux souterraines montrent :

- Des teneurs en hydrocarbures inférieures au seuil de détection sur les eaux en aval du site depuis 2008,

- une augmentation de la concentration en trichloroéthylène entre 2007 et 2009 puis une stabilisation à une valeur inférieure à celle de l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine,

- une stabilisation des concentration en dichloroéthylène en dessous de la valeur de référence donnée par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé),

- une concentration en chlorure de vinyle toujours inférieure au seuil de détection,

- des teneurs en fer très variables jusqu'en 2007, mais toujours inférieurs à la valeurs de référence données dans l'arrêté précité par la suite.

- une baisse des teneurs en phénols entre mars 1998 et avril 1999 qui sont ensuite toujours inférieures aux valeurs de référence données dans l'arrêté précité.

Lors de la visite du 14/12/2012, l'inspection des installations classés a constaté l'élimination des transformateurs électriques au PCB/PCT. L'exploitant a aussi fourni le rapport de synthèse du 11 mai 2012 relatif aux mesures de surveillance initiale de l'action RSDE (surveillance des rejets de substances dangereuses). L’établissement ne rejet plus d'eaux usées industrielle dans le milieu naturel.

L'exploitant a transmis un dossier de cessation partielle d’activité en mars 2017. Le dossier met en évidence une mise en sécurité incomplète notamment avec la présence sur le site des boues issues de l'activité d'application de peinture dans les anciens bassins de décantation et de récupération des peintures.

Les diagnostics réalisés mettent en évidence des contaminations des sols du site en éléments traces métalliques, en hydrocarbures totaux, en HAP et en trichloroéthylène.

Les résultats de la campagne de prélèvement du 16 octobre 2018 mettent en évidence la présence de composés organo-halogénés volatils dans des teneurs inférieurs aux valeurs de référence, excepté pour le chlorure de vinyle dans le piézomètre latéral Pz4. Ces substances n’avaient pas été identifiées lors de la campagne de mars 2018. À l’inverse les hydrocarbures totaux présents en mars dans le piézomètre aval Pz1 sont en forte baisse en octobre 2018 et avec une concentration inférieure à la valeur de référence.

Le suivi de la qualité des eaux souterraines se poursuit.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Lunery, l'inventaire recense 7 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Lunery.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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