Sols pollués

Décharge extérieure ROSIERES

Ce terrain de Lunery est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00048570101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneLunery (18400)
DépartementCher
AdresseRUE DES CARROUGES
Mise à jour par l'administration04/09/2018
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant18.0012 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

Le site a accueilli une carrière de calcaire exploitée à partir des années cinquante jusqu’au début des années quatre-vingt. Entre 1982 et 1997, il a servi de dépôt de déchets industriels provenant essentiellement des Usines de Rosieres, société propriétaire du terrain : environ 34 200 m3 de déchets solides (sables usés, déchets de grenaillage, mâchefers, laitiers, scories, fûts métalliques, ferrailles, encombrants de particuliers, déchets ménagers) et 2 200 m3 de déchets liquides et pâteux (boues d’hydroxydes métalliques, résidus de décantation, bains usés). Suite à la constatation de ces dépôts de déchets industriels sur le site, sans autorisation par l’exploitant, lors d’une visite d’inspection de l’usine en juin 1997, un diagnostic de l'état de pollution du site et une évaluation simplifiée des risques (ESR) ont été réalisés au cours du 1er semestre 1998. Ces études ont mis en évidence une pollution des sols avec la présence de déchets contenant des métaux lourds (cuivre, nickel et fer) et des hydrocarbures mais aussi une contamination du sol sous-jacent par du fer et des traces de phénol. D’après les mêmes études, les eaux de la nappe des calcaires de l’Oxfordien, présente à 22 mètres de profondeur et s’écoulant à l’aplomb du site, sont polluées par des hydrocarbures, des phénols, du fer et du trichloroéthylène. Cependant, aucun impact sur les eaux de la nappe des alluvions du Cher et sur le captage d’eau potable situé plusieurs kilomètres en aval n’a été constaté. Le site a été placé en classe 2 (site à surveiller). En juillet 1998, suite à une étude portant sur le traitement des effluents liquides du site et leurs impacts sur l’environnement, l’exploitant s’est vu dans l’obligation de : - construire, en août 1998, une lagune étanche de 500 m3 pour stocker, dans une phase de transition, les bains usés et les boues résultant de l'atelier de décapage. Suite à son remplissage, une deuxième lagune de même capacité a été construite en avril 1999. - réaliser une station d’épuration, mise en service à la fin du mois d’août 1999 sur le site des Usines de Rosières, dont l’activité a perduré jusqu’en 2012. Les boues et bains usés présents dans les lagunes ont ainsi été traités par la station en 1999 et en 2000. Les déchets solides ont été éliminés dans des filières agréées. Deux piézomètres ont été installés à l’intérieur du site et un à l’extérieur en aval. D’octobre 1998 à janvier 2000, un contrôle trimestriel de la qualité des eaux souterraines a été mis en place afin d’évaluer l’impact réel de ce site pollué sur son environnement. Il a permis de révéler une baisse de la concentration des polluants présents dans les eaux. Cependant, les valeurs sont restées supérieures aux limites admissibles. Le contrôle des eaux souterraines a donc été poursuivi semestriellement et une étude complète des solutions techniques permettant de neutraliser la source de pollution a été réalisée. Les conclusions des études précisent que la mise en place d’une couverture étanche n’est pas nécessaire en raison des faibles teneurs de polluants mesurées. Il est préconisé d'effectuer un suivi de la nappe en périodes de basses et hautes eaux durant deux années. Les analyses dans les eaux souterraines sur le cuivre et le nickel ont été arrêtées après la campagne de janvier 2000 suite aux résultats obtenus sur ces paramètres. Les campagnes de suivi des eaux souterraines montrent : - des teneurs en hydrocarbures inférieures au seuil de détection sur les eaux en aval du site depuis 2008, - une augmentation de la concentration en trichloroéthylène entre 2007 et 2009 puis une stabilisation à une valeur inférieure à celle de l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine, - une stabilisation des concentrations en dichloroéthylène en dessous de la valeur de référence donnée par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), - une concentration en chlorure de vinyle toujours inférieure au seuil de détection, - des teneurs en fer très variables jusqu’en 2007, mais toujours inférieures à la valeur de référence données dans l'arrêté précité par la suite, - une baisse des teneurs en phénols entre mars 1998 et avril 1999 qui sont ensuite toujours inférieures aux valeurs de référence données dans l'arrêté précité. La campagne de suivi de la qualité des eaux souterraines du 24 avril 2013 confirme : - un impact de la nappe par le cis 1,2 dichloroéthylène et un enrichissement entre l’amont et l’aval pour ces 2 composés. - une absence de pollution en fer et en phénol au droit des piézomètres. -une baisse en hydrocarbure totaux (teneurs inférieures aux seuils de détection) Le site est encore en fonctionnement mais l’activité de traitement de surface à l’origine de la pollution a été stoppée depuis 2012. Les dernières mesures liées au suivi de la qualité des eaux datent de 2013. Observations: Construction de deux lagunes étanches sur le site de la décharge et une station d’épuration pour le traitement des effluents liquides sur le site industriel.

Ce qui a été fait et constaté

Au cours d'une visite d'inspection de l'usine en juin 1997, il a été constaté que l'exploitant procédait au dépôt d'un certain nombre de déchets industriels sur le site, sans y être autorisé. Suite à la demande de l'administration, un diagnostic de l'état de pollution du site et une évaluation simplifiée des risques (ESR) ont été réalisés au cours du premier semestre 1998. Il a alors été mis en évidence: - la présence de déchets contenant des métaux lourds (cuivre, nickel et fer) et des hydrocarbures, - une contamination du sol sous-jacent par du fer et des traces de phénol, - une pollution des eaux de la nappe s'écoulant à l'aplomb du site par des hydrocarbures, des phénols, du fer et du trichloroéthylène, - une absence d'impact sur les eaux du Cher et sur le captage d'eau potable situé plusieurs kilomètres en aval. En juillet 1998, suite à une étude portant sur le traitement des effluents liquides du site et leurs impacts sur l'environnement, il a été demandé à l'exploitant : - de réaliser une lagune étanche de 500 m3 pour stocker, dans une phase de transition, les bains usés et les boues résultant de l'atelier de décapage, - de procéder à la définition, l'étude de conception et la réalisation d'une station de traitement physico-chimique des effluents liquides. La lagune a été construite en août 1998. Suite à son remplissage, une deuxième lagune de même capacité a été construite en avril 1999. La station d'épuration a été mise en service à la fin du mois d'août 1999 sur le site des Usines de Rosières, encore en activité. Les boues et bains usés présents dans les lagunes ont été traités par la station en 1999 et en 2000. Les déchets solides ont été éliminés dans des filières agréées. 2 piézomètres ont été mis en place sur l'emprise de l'ancienne carrière. D'octobre 1998 à janvier 2000, un contrôle trimestriel de la qualité des eaux souterraines a été mis en place afin d'évaluer l'impact réel de ce site pollué sur son environnement. Il a été observé une baisse de la concentration des composés contaminants présents dans les eaux, cependant les valeurs sont restées supérieures aux limites admissibles. L'administration a donc demandé que le contrôle des eaux souterraines soit poursuivi semestriellement et qu'une étude complète des solutions techniques permettant de neutraliser la source de pollution soit réalisée. Après qu'un premier rapport ait été rendu en septembre 2000, des recherches et des simulations informatiques complémentaires, dont une modélisation de la migration de la pollution ont été demandées en novembre 2000. Les conclusions des études précisent que la mise en place d'une couverture étanche n'est pas nécessaire en raison des faibles teneurs de polluants mesurées et des résultats des simulations menées en l'absence de cette protection. Il est préconisé d'effectuer un suivi de la nappe en période de basses et hautes eaux durant deux années. Les analyses dans les eaux souterraines sur le cuivre et le nickel ont été arrêtées après la campagne de janvier 2000 suite aux résultats obtenus sur ces paramètres. Les campagnes de suivi des eaux souterraines montrent : - Des teneurs en hydrocarbures inférieures au seuil de détection sur les eaux en aval du site depuis 2008, - une augmentation de la concentration en trichloroéthylène entre 2007 et 2009 puis une stabilisation à une valeur inférieure à celle de l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine, - une stabilisation des concentration en dichloroéthylène en dessous de la valeur de référence donnée par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), - une concentration en chlorure de vinyle toujours inférieure au seuil de détection, - des teneurs en fer très variables jusqu'en 2007, mais toujours inférieurs à la valeurs de référence données dans l'arrêté précité par la suite. - une baisse des teneurs en phénols entre mars 1998 et avril 1999 qui sont ensuite toujours inférieures aux valeurs de référence données dans l'arrêté précité. Le suivi de la qualité des eaux souterraines se poursuit. Les 2 piézomètres ont été rebouchés en 2015.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Lunery, l'inventaire recense 7 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Lunery.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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