Sols pollués

CHEMTURA (ex GREAT LAKES CHEMICAL)

La pollution de ce site de Persan fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000798101
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommunePersan
DépartementVal-d'Oise
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Plusieurs études environnementales comprenant des diagnostics des sols et des eaux souterrains ont été réalisées sur le site entre 1991 et 2002, puis entre septembre 2008 et janvier 2009.Les études ont mis en évidence une pollution du sous sol du site et à son aval ainsi qu'au niveau de la nappe souterraine par des composés organiques. Le panache de pollution de direction NE-SO est également détecté à l'extérieur du site. Le risque de migration de plusieurs composés vers un plan d'eau en aval n'est pas à exclure. L'étude de la piézométrie du site confirme l'indépendance de la nappe et du cours d'eau l'Esches. Les principaux polluants identifiés sont les phtalates, les chlorobenzènes, les BTEX, les HCT, les phénols, les chlorés et le naphatlène, localisés au niveau des anciennes unités de production et de stockage de produits chimiques.

Une surveillance de la qualité des eaux souterraines a également été réalisée sur le site depuis 1993. Suite à la mise en évidence de produit surnageant dans les eaux souterraines sur la zone Ouest du site, une barrière hydraulique visant à limiter la migration de la pollution en aval du site a été mise en place en 1996, au sud-ouest du site, parallèlement à la voirie. Ce dispositif de barrière drainante + pompage + récupération des surnageants permet de récupérer les polluants après traitement sur charbon actif. Les eaux filtrées sont rejetées dans les eaux superficielles. Ce rejet est réglementé par un arrêté préfectoral du 19 juillet 1999.

La dernière cuve de stockage contenant du chlorure d'aluminium a été vidée et décontaminée en avril 2004. Tous les équipements de production ont été vidés, nettoyés et décontaminés. Les rétentions ont été nettoyées et les déchets évacués selon des filières adaptées. Les opérations de démantèlement des superstructures (bâtiments, cuves, matériels) ont été achevées à l'été 2007. Ces opérations ont été programmées en suivant une procédure spécifique définissant les modalités des travaux, l'étendue du chantier, le cahier des charges avec les entreprises concernées ainsi que les conditions de sécurité et de surveillance des travaux avec des dispositions particulières en ce qui concerne le retrait de l'amiante.

Un arrêté préfectoral a été pris le 25 juillet 2006 afin d'encadrer les travaux de réhabilitation du site. Cet arrêté fixe les objectifs de dépollution à atteindre afin de permettre une réutilisation de ce site en un usage sensible résidentiel pour sa partie Est et en un usage tertiaire non sensible pour sa partie Ouest.

En avril 2009, CHEMTURA a transmis à l'inspection des installations classées un diagnostic complémentaire du site. Ce diagnostic complémentaire avait pour objectif d'évaluer au mieux l'étendue de flottant (couche de phtalates ou de composés organique flottant à la surface de la nappe souterraine) présent dans la nappe afin de retenir le moyen de traitement le plus approprié. 77 nouveaux sondages des sols ont été effectués et 14 nouveaux forages de surveillance de la qualité des eaux souterraines ont été implantés. Les résultats d'analyse sur ces prélèvements ont surtout permis d'identifier 3 zones du site dans lesquelles les teneurs en phtalates ou en composés organiques volatils sont plus ou moins importantes. Ce diagnostic a abouti à la définition d'un nouveau plan de gestion, c'est-à-dire d'une proposition des techniques de dépollution adaptées pour chacune des zones.

En février 2010, le plan de gestion a été transmis à l'inspection. Les travaux envisagés ont pour but de traiter le produit pur, les eaux souterraines et les impacts dans le sol. L’usage retenu sur la totalité du site est tertiaire. La durée estimée des travaux de réhabilitation est de 5 ans.

L’arrêté préfectoral du 31 mars 2011 encadre les travaux de réhabilitation du site, définit les modalités de rejet dans le milieu naturel et de contrôle des eaux pompées au droit de la barrière drainante ainsi que les modalités de la surveillance de la qualité des eaux souterraines.

Le chantier de dépollution, qui est aujourd'hui terminé, s'est déroulé en 6 phases, de novembre 2011 à janvier 2017. L'inspection des installations classées a pu analyser l'ensemble des rapports de fin de chantier proposés par l'exploitant. Il apparaît que les travaux, malgré leur ampleur, ont été réalisés conformément au plan de gestion et à la méthodologie nationale :

- les sources, notamment concentrées, ont été traitées, pour un abattement estimé à 82 % de la pollution. L’inspection note qu’il subsiste encore quelques impacts résiduels dans les sols en phtalates et en HCT, au centre de la zone Est, mais qui sont maîtrisés et quelques impacts, non significatifs, en phtalates et en chlorobenzène dans les eaux souterraines dans la zone centrale ;

- la barrière hydraulique au sud-ouest du site fonctionne et permet de maîtriser la pollution résiduelle des eaux souterraines afin qu’elle ne migre pas hors site ;

- les bordereaux de suivi de déchets ont été transmis à l’inspection qui a pu constater le tri des terres pollués excavées en fonction des concentrations relevées.

L’analyse des risques résiduels fournie par l’exploitant a été réalisée conformément à la méthodologie nationale et indique que l’état environnemental du site est compatible avec les usages futurs envisagés.

Par rapport de visite d'inspection du 21 décembre 2018, l'inspection à rédigé un procès verbal permettant d’attester de l’exécution des travaux conformément au plan de gestion du 19 février 2010 et de la fin du chantier de réhabilitation.

Comme demandé par l'APC de 2011, un dossier de servitudes d'utilité publique tenant compte des usages futur a été remis le 18 juin 2018.

Surveillance différée en raison de procédures en cours : 6

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Persan, l'inventaire recense 85 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de Persan.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.