Sols pollués

SOCIETE STEINER

La pollution de ce site de Saint-Marcel fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000770601
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSaint-Marcel
DépartementEure
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Une ancienne ballastière avait été créée sur le site lors de la création de la voie ferrée au 19ème siècle. Cette excavation, d’une superficie d’environ 2 500 m², a longtemps fait office de lagune d’infiltration dans laquelle l’établissement rejetait ses eaux industrielles jusqu’à la mise en service de la station de traitement interne des effluents (en 1994).

Une étude simplifiée des risques basée sur la réalisation de prélèvements de sols et d’eaux souterraines a été réalisée en 1997 par la société GESTER, elle a mis en évidence deux zones sources de pollution :

source 1 : la cuve enterrée de fioul domestique et de fioul lourd,

source 2 : le stockage d’eaux industrielles dans la lagune.

Les différents polluants susceptibles d’être recensés au niveau de la lagune sont :

des hydrocarbures aromatiques volatils : benzène, toluène…,

des hydrocarbures aromatiques et polycycliques : naphtalène,

des sels, acides et bases minérales sous forme de chlorures, nitrates, sulfates…

des métaux lourds (chrome) et du fer

des amines aromatiques (aniline) et phénols…

Les travaux réalisés par l’exploitant suite à cette étude sont les suivants :

- les eaux stockées dans cette lagune ainsi que les boues ont été pompées et traitées par la station industrielle jusqu’en 1998. Environ 3 600 tonnes de terres polluées (sédiments) ont été évacuées pour incinération en 1999. Le coût total de cette dépollution s’élève à 650 000 €.

- un puits a été creusé afin de pomper l’eau de la nappe (environ 30 m³/j) et de la traiter via la station.

- les cuves de fioul ont été retirées et le sol pollué a été excavé et traité dans le courant de l’année 2000.

Un diagnostic approfondi et une évaluation détaillée des risques menée par ATE – GEOCLEAN sur le site (rapport d’avril 2001) ont permis de définir et quantifier le risque lié à la pollution du site, pour la santé humaine, les ressources en eaux et les écosystèmes.

Diagnostic approfondi (rapport d’avril 2001)

a) Rappel des études antérieures

Elles se composent :

- d'une étude du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) intitulée : “Influence du bassin de rejet des eaux usées industrielles de la société Steiner à Saint-Marcel (Eure) ” par J.P. Hole datant de mars 1984.

- du diagnostic initial - étapes A et B - et d'une évaluation simplifiée des risques réalisés par le cabinet GESTER sur le site de l'usine STEINER (Saint-Marcel), conformément au guide national de gestion des sites (potentiellement) pollués du Ministère de l'Environnement (rapport final 97/2465 du 4/12/1997).

L'étude du BRGM concluait sur une inversion locale des écoulements, à proximité de l'usine, du fait du jaillissement de la nappe albienne à travers les alluvions. Ainsi en situation piézométrique normale (hors crue de la Seine), l'écoulement se ferait vers la Seine.

b) Hypothèses

L’étude précise que lors d’une visite du site le 26 juin 2000, il a été établi avec les responsables de la société STEINER que l'usage futur le plus vraisemblable de la zone de l'ancienne lagune sera une surface de stockage. La zone de l'ancienne lagune sera donc remblayée et goudronnée. C'est cette hypothèse de zone goudronnée regroupant des stockages en plein air et des hangars qui va donc être retenue comme usage futur de la zone afin de déterminer le choix des voies d'exposition dans le schéma conceptuel au niveau de l'EDR. De plus, aucun personnel ne travaillera à plein temps au niveau de ces lieux de stockage, il n’y aura donc qu’une présence humaine ponctuelle dans cette zone. Les voies d’exposition ayant pour vecteur le milieu sol (ingestion, inhalation de poussières contaminées, contact cutané direct, ingestion de végétaux cultivés sur le site ...) n'ont pas été évaluées du fait du recouvrement et de la relative étanchéification de la zone.

c) Résultats des investigations approfondies des sols

Des prélèvements de sols ont été réalisés autour de l’ancienne zone de stockage enterrée de fioul et sur les échantillons de sols situés à proximité de la lagune.

Des indices organoleptiques montrent qu'une zone de contamination est présente au droit de la fosse qui contenait les cuves de fioul.

Cependant elle semble limitée compte tenu des sondages réalisés à proximité de la fosse qui indiquent l'absence d'hydrocarbures dans les terres. Ainsi une quantité de terre estimée à environ 30 m3 au droit des anciennes cuves est souillée en hydrocarbures de type fioul.

Par ailleurs, les analyses complémentaires (suite aux résultats obtenus sur les eaux) d'échantillons de sol au niveau des ouvrages NP 1 (- 4 mètres), NP2 (- 3 mètres), NP3 (- 4 mètres) montrent :

- la présence en faible quantité d'hydrocarbures totaux, les concentrations allant de 10 à 67 mg/kg ;

- la très faible présence de composés aromatiques volatils, la somme des 9 composés analysés ne dépassant pas 0,62 mg/kg pour l'échantillon NP1 (concentration la plus forte des 3 ouvrages) ;

- la présence en faible quantité d'amines aromatiques. En effet la concentration maximale retrouvée est égale à 10 mg/kg pour la diphénylamine, les concentrations pour les autres amines étant comprises entre 3 mg/kg et le seuil de détection qui est 0,2 mg/kg ;

- la quasi-absence de chlorophénols, toutes les concentrations étant inférieures au seuil de détection fixé à 0,1 mg/kg ou 0,2 mg/kg selon les échantillons ;

- la très faible présence d'alkylphénols, toutes les concentrations étant inférieures au seuil de détection fixé à 0,1 mg/kg pour les échantillons NP2 et NP3, seul l'échantillon NP1 révèle des traces de phénol (0,4 mg/kg) et de 2-naphtol (1,9 mg/kg)

- la présence de métaux à des teneurs importantes comme l'arsenic et le cuivre.

d) Résultats des analyses d’eaux souterraines

Six nouveaux piézomètres ont été installés en plus des cinq déjà existants : ils permettent de caractériser la pollution au niveau de la nappe des alluvions de la Seine. Des prélèvements d’eaux ont été effectués dans ces piézomètres ainsi que dans le puits de la lagune (utilisé pour pomper puis traiter les eaux via la station) et au niveau du forage d’alimentation en eaux industrielles qui pompe les eaux dans la nappe des sables verts de l’Albien.

Selon l’étude, les résultats analytiques montrent :

- La présence d'hydrocarbures totaux dans 4 des 12 échantillons d'eau de la nappe des alluvions analysés. Ils sont présents principalement aux abords de la lagune (NP1, NP2 et S6-PZ6). La concentration maximale relevée est de 0.16 mg/l au niveau du piézomètre NP3 c'est à dire à une cinquantaine de mètres de l'extrémité sud-est de la lagune (à titre indicatif la valeur de constat d'impact en usage non sensible est de 1 mg/l).

Il est à noter que l'échantillon pris dans le puits situé dans la lagune a une concentration en hydrocarbures totaux inférieure au seuil de détection.

Les concentrations sont également inférieures au seuil de détection en limite et à l'extérieur du site (S3-PZ3, NP4, NP5, NP6).

- La présence de composés aromatiques volatils au niveau des piézomètres entourant la lagune (NP1, NP2, S6-PZ6, PE), également au niveau du puit situé dans la lagune, au niveau du NP3 et au niveau du NP4 situé dans la cour d'entrée. Ainsi le benzène est retrouvé à des concentrations allant de 6,5 µg/l (NP4 dans la cour) à 38 µg/l (ancienne lagune).

Il est à noter qu'il existe au niveau du NP3 une concentration en benzène environ 10 fois supérieure aux concentrations relevées au niveau des autres piézomètres.

De plus, certains composés aromatiques volatils sont retrouvés dans les mêmes proportions, dans et aux proches alentours de la lagune (NP1, NP2, S6-PZ6, lagune), comme le pseudocumène (1,2,4 triméthylbenzène), le mésitylène (1,3,5 triméthylbenzène), l'ortho et le para-éthyltoluène.

Par contre au niveau du NP4, le profil des composés est différent avec une présence plus marquée de toluène, d'éthylbenzène et de xylènes. Les piézomètres situés en limite et à l'extérieur du site (S3-PZ3, S1-PZ1, NP5, NP6) révèlent des concentrations très faibles en composés aromatiques volatils ou même inférieures au seuil de détection.

- L'absence de concentrations supérieures au seuil de détection par screening réalisé en chromatographie en phase gazeuse / spectrométrie de masse au niveau des piézomètres situés à l'extérieur du site à savoir le NP5, le NP6 et le prélèvement effectué dans le forage albien.

- La présence de nombreuses amines aromatiques dans les piézomètres NP1, NP2, NP3 et au niveau de la lagune sera confirmée et quantifiée par le dosage spécifique des amines aromatiques.

- Les substances retrouvées dans les plus grandes concentrations sont l'aniline, la toluidine, la diméthylaniline et la diphénylamine.

Des concentrations inférieures au seuil de détection au niveau des piézomètres à l'extérieur du site (NP5, NP6) et également dans l'échantillon issu de la nappe albienne.

La présence d'amines aromatiques en faible quantité au niveau du piézomètre NP4.

La présence au niveau des piézomètres NP1, NP2, NP3 et du puits de la lagune de métaux et de substances inorganiques comme l'aluminium, le baryum, le bore, le chrome total, le fer, le manganèse, le molybdène, le phosphore, le potassium, le sodium et le soufre.

Les autres piézomètres (NP4, NP5, NP6) ont des profils de concentrations relativement similaires bien que le NP5 possède des teneurs supérieures en baryum, calcium, magnésium, sodium et soufre.

La présence d'alkylphénols principalement au niveau du puits de la lagune et des piézomètres NPI, NP2 et NP3. Les 3 composés les plus retrouvés sont le phénol (concentration maximale de 1400 microg/l en NP3), l'ortho-crésol (280 microg/l dans la lagune) et le 2-naphtol (2000 microg/l en NP2).

La présence d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) localisés au niveau du NP2, du NP3 et du puits de la lagune, se constituant pour la grande majorité de naphtalène dont la concentration maximale atteint 28 microg/l.

e) Lagune historique

Suite à des éléments historiques, il a été émis l'hypothèse de la présence d'une “lagune historique ” qui aurait été recouverte depuis.

Sa présence a été confirmée à la vue de photographies aériennes du site : il s'agit d'un prolongement de l'actuelle lagune à partir de son extrémité sud-est.

Sa superficie a été évaluée à 1000 m². Cette lagune a a priori servi de premier bassin de décantation pour les effluents industriels qui cheminaient par la suite dans l'actuelle lagune. On peut donc estimer que sa profondeur était moindre que celle de l'actuelle lagune et devait avoisiner les 2 mètres. Son volume estimé est donc de 2000 m³. La densité de la terre a été évaluée à 1,7 car elle a été probablement compactée du fait du remblaiement d'où une masse de terre d'environ 3400 tonnes.

f) Interprétation des résultats

Au niveau des sols, quatre zones sources de pollution avaient été identifiées à l’issue des différentes études réalisées sur le site de Steiner :

- les sédiments restants au niveau de la lagune actuelle qui n’auraient pas été traités,

- le lagune historique qui était étendue sur la partie sud-est jusqu’à proximité des ateliers 700, elle est à présent recouverte de bitume. La masse des terres potentiellement contaminées est estimée à 3 400 tonnes,

- l’ancienne zone de stockage du fioul en cuves : une zone de contamination est présente au droit de la fosse cependant la quantité de terres souillées en hydrocarbures est estimée à environ 30 m³,

- la zone située à proximité du piézomètre NP4 qui a été mise en évidence par des résultats d’analyse d’eau. Des concentrations en composés tels que le toluène et les xylènes ont été retrouvés dans les eaux du puits NP4 à des concentrations supérieures à celles retouvées dans tous les autres piézomètres sur site. Ces concentrations restent inférieures à celles de l’OMS pour l’eau potable. Il n’y aurait ainsi pas d’actions correctives à engager.

Au niveau de la nappe, les résultats analytiques montrent :

- la faible teneur en hydrocarbures totaux dans les eaux sur tous les piézomètres du site,

- la présence de composés aromatiques volatils : benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes, isopropylbenzène, 1,3,5 triméthylbenzène, éthyltoluènes et 1,2,4 triméthylbenzène. Les teneurs significatives sont relevées sur les piézomètres situés sur le bord nord-est de la lagune actuelle en NP1, NP2 et NP3. Les piézomètres PE et PE2 situés en amont hydraulique de la lagune actuelle possèdent des teneurs plus faibles (5 à 10 fois inférieures). Il n’a pas été constaté d’impact en limite et hors du site même en aval hydraulique de la lagune.

- les échantillons d'eau provenant du piézomètre NP3 sont chargés en amines aromatiques, en alkylphénols, en métaux et en proportion nettement moindre en chlorophénols ce qui confirmerait l'hypothèse d'une zone source sol proche du piézomètre qui aurait un impact sur la nappe superficielle.

- la présence de naphtalène au niveau de la lagune et du piézomètre NP2,

- l’absence d’impact au niveau de la nappe albienne au droit du forage Steiner.

Les conclusions du diagnostic approfondi précisent que :

“La zone source est globalement limitée à la zone saturée de l’actuelle lagune (sédiments), à la “lagune historique” et dans une proportion moindre au niveau des stockages des anciennes cuves à fioul.

Il n’a été constaté aucun impact de la lagune et du stockage de fioul sur la nappe à l’extérieur du site en aval hydraulique des sources de pollution et sur la nappe albienne au droit du forage de l’alimentation en eau industrielle de Steiner”.

Evaluation détaillée des risques : EDR (rapport d’avril 2001)

L’évaluation détaillée des risques pour la santé humaine a pour objet de quantifier les risques toxiques liés à une exposition chronique.

L’hypothèse retenue d’usage futur de l'ancienne lagune dans l’étude détaillée des risques, après remblaiement et confinement (zone goudronnée) est de dédier cette zone à du stockage en plein air et en hangar afin de déterminer le choix des voies d'exposition dans le schéma conceptuel.

L’enquête sur le contexte environnemental du site et la modélisation hydrologique de la nappe des alluvions ont permis d’établir que les seuls captages d’eau pouvant être atteints par la contamination sont les puits d’alimentation en eau industrielle (puits BATA et TAPON). Or le puits TAPON n’est pas exploité et le puits BATA est utilisé dans un procédé de refroidissement en circuit fermé ce qui élimine toute voie d’exposition avec une population cible.

Compte tenu de l’effet de dilution dû au débit important de la Seine à cet endroit (de l’ordre de 1 000 m³/seconde), l’étude a également exclu la voie d’exposition (et donc des populations cibles) correspondant au transfert de polluants au niveau de la Seine (la durée de transfert est estimée à une quinzaine d’années). Selon l’étude, seules les substances à comportement accumulable de type chlorures pourraient se retrouver dans la Seine, ce qui n’aurait a priori pas d’impact sur la santé humaine vu les quantités importantes auxquelles devraient être exposées d’éventuelles cibles pour entraîner un risque.

L’étude a donc retenu comme voie d’exposition : l’inhalation de polluants sous forme gazeuse issue du dégazage des substances dissoutes dans la nappe des alluvions à l’intérieur des bâtiments et dans l’air extérieur. En effet, dans l’hypothèse d’une lagune rebouchée, il ne peut y avoir de contact direct entre les sources (constituées par les sols et la nappe des alluvions qui est non exploitée pour l’usage d’eau potable) et les différentes cibles.

L’étude n’a donc pas retenu les métaux et composés inorganiques car ces substances ne sont pas volatiles.

Les substances retenues sont :

les composés aromatiques (benzène, éthylbenzène, toluène, xylènes),

les alkylphénols (crésols et phanol),

les amines aromatiques (aniline, azobenzène, toluidine…)

le naphtalène.

Les cibles retenues sont : la population résidentielle, enfant et adulte vivant à l’extérieur du site et les travailleurs sur le site.

La durée d’exposition retenue est de 22 heures/jour et 350 jours par an sur le site, ces valeurs sont d’après l’étude très conservatives car elles prennent en compte des cas de personnes extrêmement sédentaires.

Les concentrations dans le milieu retenues sont majorantes car elles correspondent aux valeurs les plus élevées mesurées sur l’ensemble du site : en effet, l’étude ne considère pas ce qui se trouve réellement dans la nappe des alluvions au droit du pavillon (ces concentrations sont toujours nettement inférieures aux concentrations d’injection au niveau de la lagune).

Les résultats de cette étude concluent que le risque toxique et le risque cancérigène sont acceptables pour les deux types de population (enfant et adulte) vivant à proximité du site car l’indice de risque calculé est inférieur à 1 (de l’ordre de 7.10- 3) et l’excès de risque individuel calculé est inférieur à 10– 5 (de l’ordre de 4.10- 7). Les autres populations sont donc également à un niveau de risque acceptable.

Les recommandations et propositions de suites d’intervention sont les suivantes :

une des hypothèses de l’étude a été de considérer la lagune comme couverte selon le souhait de la société Steiner : c’est à dire en zone de stockage goudronnée et de hangars. Un réaménagement de la zone de la lagune doit donc être envisagé rapidement afin d’éliminer la possibilité de contact avec les sédiments de l’ancienne lagune, la nappe contaminée et les substances sous forme gazeuse. Ainsi lorsque la lagune sera remblayée et recouverte, les risques pour la santé déterminés lors de la présente étude seront acceptables. De plus, une zone source sol reste présente : ce sont les sédiments restants au fond de la lagune actuelle.

les investigations approfondies ont montré l’existence d’une lagune historique qui a été rebouchée. L’éventuelle existence d’une zone source sol au droit de cette lagune historique et son étendue ne pourront être confirmées que par une campagne future de prélèvements et d’analyses.

En ce qui concerne l’exposition des travailleurs réalisant des travaux sur le site tels que la réhabilitation de la zone de la lagune et l’excavation de la zone source potentielle provenant de la lagune historique, des mesures de protection adaptées doivent permettre de limiter cette exposition.

Situation depuis avril 2001

L’exploitant a mis en place une surveillance des eaux souterraines depuis 2003 sur les trois piézomètres suivants : NP2 (amont de la lagune), NP9 et NP10 (aval de la lagune).

Les polluants suivants sont mesurés : HCT, indice phénols, aniline, toluidine, cadmium, chrome, cuivre, nickel, plomb, zinc, mercure, arsenic, crésol, éthyl2phénol,2-naphtol,naphtalène, benzène, toluène, xylènes.

Des études récentes ainsi qu’une surveillance des eaux souterraines réalisées en 2008 à proximité du site de Steiner par d’autres industriels (Goodrich) semblent conclure :

à un sens d’écoulement de la nappe différent de celui validé par les études de Steiner en 2000,

au fait que des teneurs élevées de certains polluants (tétrachloroéthylène…) dans un piézomètre situé à proximité des limites de l’établissement de la société Steiner ne sont pas expliquées alors que dans les autres piézomètres en aval une dégradation est observée. De plus cette pollution n’est a priori pas observée “en amont” des limites de l’établissement de Steiner. Ces études laissent supposer qu’une autre zone source de pollution existe.

Par conséquent, l’inspection des installations classées a prescrit par arrêté préfectoral du 22/12/2010 à l’exploitant de réaliser des analyses approfondies sur plusieurs piézomètres du site afin de vérifier que les hypothèses de l’EDR de 2001 sont toujours valides (prescriptions de mesures semestrielles des piézomètres NP2, NP8, NP9, NP10 et NP13). De plus, un plan de gestion, répondant aux exigences de la circulaire du 8 février 2007, a également été demandé afin de justifier le choix des solutions de gestion que l’exploitant souhaite retenir pour le devenir (cf. chapitre 8.1 du projet de prescriptions joint en annexe) :

- de la tranche de sédiments pollués restants au niveau de la zone saturée de l’ancienne lagune,

- de la zone source sol identifiée au niveau de la lagune “ historique ”,

- de la nappe (option de traitement, de surveillance…).

Quant à l’option de gestion envisagée (confinement de la lagune actuelle par remblaiement puis couverture par un bitume), le chapitre 8.1 de l'arrêté préfectoral du 22/12/2010 prévoit que le plan de gestion prescrit devra apporter des éléments démonstratifs tangibles sur les performances du confinement et sur la pérennité dans le temps.

De plus, l'inspection des installations classées prévoit à l'article 9.2.5 de l'arrêté préfectoral du 22/12/2010 une fréquence semestrielle de la surveillance des eaux souterraines au niveau de cinq piézomètres significatifs sur les polluants suivants : les métaux, les composés aromatiques volatils, les amines aromatiques, les HAP et les phénols.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Saint-Marcel, l'inventaire recense 42 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Saint-Marcel.

Un rapport daté sur cette entité

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