Sols pollués

RETIA (ex ARKEMA Dieuze)

La pollution de ce site de Dieuze fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000761401
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneDieuze
DépartementMoselle
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

A la suite de la cessation d’activité, déclarée en 2003, des études environnementales ainsi que des travaux de réhabilitation ont été menés. Ces travaux sont encadrés par l’arrêté préfectoral du 22 novembre 2004 modifié par l’arrêté préfectoral du 17 septembre 2009, qui a notamment prescrit la remise d’une étude des risques résiduels.

Les sondages de reconnaissance ont permis de localiser des zones contaminées peu profondes (6 zones, en dehors des buttes). Elles représentent une source de pollution pour :

- les métaux lourds (Ba, As, Cu, Cd, Pb, Zn) au niveau des zones «potentiellement polluées» identifiées au cours de l’ESR réalisée en 2001 et dans les sédiments du Spin;

- les hydrocarbures totaux dans la zone de remplissage des locotracteurs.

Par ailleurs, l’impact des activités a été constaté sur les eaux de la nappe alluviale transitant sous le site de l’usine pour les métaux lourds et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

Conformément aux dispositions du Code de l’Environnement, la remise en état a été réalisée pour une utilisation future à usage industriel. Tout usage sensible des sols et des eaux souterraines est donc exclu.

Les différentes installations de production concernées par la cessation ont été démantelées. Les matériaux de démolition ont été concassés puis transportés sur les buttes AS et CL pour mise en forme finale du dôme, une partie a été réutilisée comme matériaux de remblais après contrôle de l’absence de contamination. Le volume de matériaux de démolition était d'environ 10 000 m3.

Les travaux de réhabilitation ont été menés depuis 2005 ; les opérations ont notamment consisté au transfert vers les buttes AS et CL :

- des buttes de déchets présentes au niveau de la zone usine et de la zone SCAM ;

- des matériaux issus de zones reconnues comme devant faire l’objet d’un traitement lors du diagnostic initial des sols ;

- des sédiments de curage du cours d’eau « Le Spin ».

Les buttes AS et CL ont ensuite fait l’objet d’un remodelage et de travaux de couverture.

Suite à ces travaux, des diagnostics ont été établis pour caractériser l’état de pollution résiduelle du site.

* REMISE EN ETAT DE LA ZONE USINE

Pour ce qui concerne la zone usine, au vu des résultats des investigations et d’un calcul de risque sanitaire, il est apparu nécessaire d’entreprendre des travaux de couverture de certains secteurs pour supprimer l’exposition par contact direct avec les sols superficiels.En 2013, la société RETIA a procédé au recouvrement par des matériaux sains des secteurs identifiés comme devant faire l’objet d’une couverture. En application de l’arrêté préfectoral n° 2009- DEDD/IC-189 du 17 septembre 2009, une analyse des risques résiduels (ARR) a été réalisée à l’issue des travaux. Celle-ci a conclu à la compatibilité entre l’état de la zone usine et l’usage futur (industriel) de cette zone sous réserve de la mise en place de servitudes adaptées. L’Inspection a réalisé un procès verbal de constat de fin de travaux pour la zone usine (rapport du 23 mai 2014). Ce rapport mentionne toutefois que, compte tenu du maintien en place de pollutions résiduelles, certains dispositifs de surveillance des eaux souterraines présents sur cette zone doivent être maintenus afin de s’assurer de l’efficacité des mesures de remise en état mises en œuvre et que la couverture de certains secteurs doit également être maintenue. Un projet d'instauration de servitudes d'utilité publique est en cours d'instruction sur ce secteur.

* REMISE EN ETAT DE LA ZONE "ATELIER AS"

L’exploitant a remis un plan de gestion, le 15 avril 2014, qui a fait l’objet de compléments le 1er décembre 2014. De nouveaux compléments ont été fournis en 2015 (dossier de synthèse des aspects hydrauliques du site comportant un bilan de la surveillance des eaux sur la période 2006-2014, rapport relatif à la mise en place de trois piézomètres en amont hydraulique de la zone « atelier AS », note technique sur l’influence de la zone « atelier AS » sur les eaux souterraines et superficielles). Ces documents ont alimenté les réflexions de l’exploitant sur les mesures de gestion à mettre en œuvre. L’exploitant a remis, le 18 novembre 2015, le plan de gestion révisé. A ce jour, la remise en état de cette zone n'est pas finalisée.

* REMISE EN ETAT DES ZONES « butte AS » et « butte Cl »

Les buttes AS et Cl ont été remodelées avec les matériaux issus des deux autres buttes de déchets (SCAM et Lithopone) et les matériaux de démolition/excavation issus du site, sous forme de dôme pour favoriser l’écoulement des eaux pluviales. Elles seront recouvertes d’une couverture d’étanchéité soit naturelle, soit manufacturée, pour diminuer l’infiltration des eaux météoriques, puis de 0,5 m de terre végétalisable (extrait du remblai argileux constitué au droit d’une parcelle du site).

Les sols supports des buttes SCAM et Lithopone éventuellement contaminés ont été décapés, et les matériaux correspondant transférés sur les buttes AS et Cl.

Le dossier « inspection des fossés des buttes AS et CL » daté du 5 mai 2014 a conclu à la nécessité de procéder à des aménagements complémentaires des buttes AS et CL.

* SURVEILLANCE DU SITE

Conformément à l’arrêté préfectoral n° 2004-AG/2- 496 du 22 novembre 2004 modifié, une surveillance de l’impact du site est effectuée à l’aide d’un plan de surveillance comportant :

- un réseau de piézomètres (notés Pz1 à Pz8) permettant de capter la nappe d’accompagnement du Spin ;

- des points de surveillance des eaux superficielles du Spin ;

- des points de surveillance des rejets d’eaux pluviales du site et notamment des buttes AS et CL ;

- un suivi du comportement physique des buttes.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Dieuze, l'inventaire recense 49 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 5 sites en instruction. Voir la page de Dieuze.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.