Sols pollués

CHROMAGE DUR DU CENTRE

Ce terrain de Blois est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00073440101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneBlois (41000)
DépartementLoir-et-Cher
Adresse5 RUE ALEXANDRE FLEMING
Mise à jour par l'administration09/08/2022
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant41.0061 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié
Arrêté préfectoral23/12/2021

Le contexte

Un arrêté du 28 janvier 1986 autorise l’activité de traitement électrolytique par dépôt de chrome de la société Chromage Dur du Centre. En août 2006, un changement de propriétaire a eu lieu au profit de la société nouvelle Chromage Dur du Centre dont [personne non publiée] est propriétaire. Un arrêté préfectoral du 15 novembre 2005 autorise l’entreprise à augmenter ses capacités de traitement. La société nouvelle Chromage Dur du Centre est liquidée par un jugement, en date du 7 mars 2014, du tribunal de commerce de Blois. La procédure de liquidation a pris fin le 1 décembre 2017 pour insuffisance d’actifs. L’entreprise est radiée du registre de commerce le 8 décembre de la même année. Un diagnostic site et sols pollués réalisé en janvier 2012 fait apparaître une contamination de l’ensemble du site en chrome total et chrome hexavalent. Les résultats de ce diagnostic imposent l’installation de piézomètres pour surveiller une éventuelle pollution des eaux souterraines. Lors d’une inspection faisant suite à la cessation d’activité a été constaté d’une part que l’exploitant n’a pas sécurisé le site, d’autre part, qu’est présent un stockage de trioxyde de chrome sur le site alors qu’il n’est pas autorisé. Le liquidateur n’ayant pas réalisé d’actions correctives, un arrêté du 5 mai 2017 le met en demeure de sécuriser le site et d’évacuer les déchets dangereux. Deux inspections de décembre 2015 et janvier 2017 ont constaté le non respect de la mise en demeure. Un arrêté de consignation des fonds nécessaire à la mise en conformité du site a été pris le 24 mars 2017. Observations: Absence de surveillance des eaux souterraines.

Ce qui a été fait et constaté

Un diagnostic « sites et sols pollués » a été réalisé en janvier 2012. Il met en évidence une contamination importante du site en chrome total et en chrome hexavalent nécessitant l’installation de piézomètres pour détecter une éventuelle pollution des eaux souterraines au droit du site. La visite d’inspection du 28 juillet 2014 a permis de constater que le liquidateur judiciaire n’avait notamment pas respecté les obligations réglementaires relatives à la cessation d’activité d’un site soumis à autorisation au titre de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement, et en particulier : - l’exploitant n’a pas procédé à la mise en sécurité du site (absence d’évacuation des produits dangereux et de gestion des déchets présents sur le site et absence de surveillance des effets des installations sur l’environnement), - un stockage de trioxyde de chrome (classe solide très toxique) non autorisé est présent sur le site. A la suite de ces constats, et compte-tenu de l’absence d’actions correctives engagées par le liquidateur judiciaire permettant de lever lesdits constats, Monsieur le Préfet de Loir-et-Cher a, par arrêté préfectoral du 5 mai 2017, mis en demeure le liquidateur judiciaire de respecter certaines dispositions réglementaires applicables au site, et notamment celles relatives à la mise en sécurité et à l’évacuation des déchets dangereux. Suites aux inspections menées par l'inspection des installations classées, les 15 décembre 2015 et 3 janvier 2017, il a été constaté que les dispositions de l’arrêté préfectoral de mise en demeure du 5 mai 2015 n’avait pas été respectées. Un arrêté de consignation de fonds, d’un montant correspondant au coût des opérations de mise en conformité, a ainsi été pris à l’encontre du liquidateur judiciaire le 24 mars 2017. L’inspection du 19 décembre 2017 a permis de constater que les dispositions de l’arrêté préfectoral de mise en demeure du 5 mai 2015 n’étaient toujours pas respectées, et qu’en particulier : - des déchets dangereux produits étaient entreposés sur le site depuis plus d’un an, - la mise en sécurité du site n’avait pas été effectuée notamment l’absence de surveillance des effets des installations sur l’environnement. Depuis juillet 2018, le société BH IMMO est propriétaire des terrains et les loue à la société BH AUTO qui y exerce une activité de garage automobile. Étant donné les activités, elles ne peuvent pas être classées au titre de la rubrique 2930 de la nomenclature des installations classées (Ateliers de réparation et d'entretien de véhicules et engins à moteur). Le nouvel exploitant a informé la DREAL début 2018, avoir fait évacuer entre 18 et 19 tonnes de déchets de métaux. Il a pu être constaté lors de l'inspection du 23 novembre 2021, la présence d'une cuve métallique contenant environ 3.5 m3 de produit solidifié. L'exploitant prévoit de faire enlever cette cuve au printemps 2022. Il avait été constaté, lors de l'inspection du 19/12/2017, la présence de 2 bidons de 25 kg et 2 bidons de 50 kg contenant du trioxyde de chrome. Ces produits n'ont pas été retrouvé sur le site, lors que l'inspection de 2021.

Ce qui a été fait et constaté

Un arrêté du 28 janvier 1986 autorise l’activité de traitement électrolytique par dépôt de chrome de la société Chromage Dur du Centre. En août 2006, un changement de propriétaire a eu lieu au profit de la société nouvelle Chromage Dur du Centre dont [personne non publiée] est propriétaire. Un arrêté préfectoral du 15 novembre 2005 autorise l’entreprise à augmenter ces capacités de traitement. La société nouvelle Chromage Dur du Centre est liquidée par un jugement, en date du 7 mars 2014, du tribunal de commerce de Blois. La procédure de liquidation a pris fin le 1 décembre 2017 pour insuffisance d’actifs. L’entreprise est radiée du registre de commerce le 8 décembre de la même année. Un diagnostic site et sols pollués réalisé en janvier 2012 fait apparaître une contamination de l’ensemble du site en chrome total et chrome hexavalent. Les résultats de ce diagnostic imposent l’installation de piézomètres pour surveiller une éventuelle pollution des eaux souterraines. Lors d’une inspection faisant suite à la cessation d’activité a été constaté d’une part que l’exploitant n’a pas sécurisé le site, d’autre part, qu’est présent un stockage de trioxyde de chrome sur le site alors qu’il n’est pas autorisé. Le liquidateur n’ayant pas réalisé d’actions correctives, un arrêté du 5 mai 2017 le met en demeure de sécuriser le site et d’évacuer les déchets dangereux. Deux inspections de décembre 2015 et janvier 2017 ont constaté le non respect de la mise en demeure. Un arrêté de consignation des fonds nécessaire à la mise en conformité du site a été pris le 24 mars 2017. Observations: Absence de surveillance des eaux souterraines.

Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Blois, l'inventaire recense 395 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 7 secteurs d'information sur les sols et 5 sites en instruction. Voir la page de Blois.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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