SHELL
Ce terrain de Rouen est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00046270101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Rouen (76000) |
| Département | Seine-Maritime |
| Adresse | 32 rue Desseaux |
| Mise à jour par l'administration | 08/11/2024 |
| Statut de l'instruction | Clôturée |
| Autre identifiant | 76.0317 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
| Arrêté préfectoral | 25/05/2020 |
Ce qui a été fait et constaté
Site ayant accueilli des activités de chaudronnerie et de distribution de carburant, localisé en zone résidentielle dense. Après fermeture du site en 1994, une première campagne d'investigation a été réalisée en 1995. cette première campagne a montré la présence d'hydrocarbures dans les sols. Une seconde campagne de diagnostic a été réalisée en mars 2002 à proximité des anciennes sources potentielles de pollution (cuves, aires de dépotage, volucompteurs, séparateur). Cette étude a mis en évidence la présence de produits chlorés provenant des activités de la société francia Hoval (111 tricloroéthane, trichloroéthylène et leurs produits de dégradation, notamment le chlorure de vinyle). Observations: pollution type hydrocarbures et organochlorés Après fermeture du site en 1994, une première campagne d'investigation a été réalisée en 1995. cette première campagne a montré la présence d'hydrocarbures dans les sols. Une seconde campagne de diagnostic a été réalisée en mars 2002 à proximité des anciennes sources potentielles de pollution (cuves, aires de dépotage, volucompteurs, séparateur). Cette étude a mis en évidence la présence de produits chlorés provenant des activités de la société francia Hoval (111 tricloroéthane, trichloroéthylène et leurs produits de dégradation, notamment le chlorure de vinyle). Une Étude technique sur la gestion des sols et de la nappe du 22 décembre 2003 propose à la société SHELL la réalisation d'une extraction double phase pour traiter la nappe et l'air du sol n'a pas été suivie d'effet dans la mesure où la responsabilité de la pollution aux produits organochlorés ne leur est pas imputable. Une Étude détaillée des risques sanitaires est produite par l'exploitant en date du 7 juillet 2006. Cette étude montrait, à la date de rédaction de l'étude, dans l'état actuel, des risques sanitaires acceptables. Néanmoins, dans le cadre de la possibilité d'implanter sur le site des habitations, les mesures constructives suivantes étaient requises: - habitations individuelles sans caves avec un vide sanitaire de 50 cm; - mise en place sous les dalles béton des habitations de membranes étanches aux gaz et résistantes aux hydrocarbures et aux solvants chlorés. Cependant cette étude était discutable sur les points suivants : - La nappe peut être un vecteur de transfert de la pollution. Il est possible que la lentille de pollution sorte du site de la station. Dans ces conditions il ne peut être exclu que des émanations puissent survenir dans les caves des habitations aux alentours du site compte tenu de la faible profondeur de la nappe, ou puisse être perceptible au niveau du site SERNAM au nord du site. - Le site Francia Hoval est bien plus vaste que l'emprise de la station service. Compte tenu des plans du site dont nous disposons et de la présence de sources de pollution éventuelles en différents emplacements, il ne peut être exclu que d'autres parties de l'ancien site Francia Hoval soient également impactés par le même type de pollutions. Par ailleurs, cette étude a été réalisée en fonction de la réglementation de l'époque et ne peut pas être utilisée telle quelle. En effet, la méthodologie en matière de gestion des sols pollués a évolué (additivité des risques, notamment) et les valeurs de référence pour les pollutions aux composés organochlorés ont été considérablement abaissées. On ne peut donc pas savoir, en l’état des connaissances, si le site est compatible pour un usage de type industriel, qui est l'usage de référence pour une installation soumise à déclaration. Une étude technique et documentaire a été réalisée le 19 juin 2015 pour le compte de l’EPFN. Cette étude a été réalisée dans le cadre du projet de réalisation de gare à Rouen rive gauche (projet qui est toujours en phase d’étude) et donc sur une zone plus vaste (350 000 m²) que les sites Francia Hoval et Shell. Cette étude a permis de confirmer les éléments historiques présentés plus haut. Concernant la zone historiquement exploitée par Francia Hoval, l’étude conclut par la préconisation d’investigations (sols et air du sol) aux emplacements des anciennes installations à risque de la société Francia Hoval, et de diagnostics de l’état des eaux souterraines à l’échelle globale de la zone d’étude. Une Campagne d’investigation de l’état des sols et de la nape a été réalisée sur les sites SNCF (SERNAM) en 2015 sur une zone immédiatement au nord est de la station Shell et de l’ancien site Francia Hoval. Cette étude n'a pas mis en évidence d’impact significatif des pollutions du site Shell retrouvés dans les études d’avant 2005 en dehors de sa zone d’emprise. En conclusion, le site est impacté par une pollution aux hydrocarbures de type supercarburant et gas-oil liée à l’activité de la station et par une pollution aux composés organochlorés (tétrachloroéthylène, trichloroéthylène, cis-1,2-dichloroéthylène et chlorure de vinyle) liée à l’activité de la société Francia Hoval ayant occupé le site antérieurement à la société SHELL. Le spot de pollution au BTEX lié aux activités de la station se trouve au niveau d’un spot de pollution au trichloroéthylène et au tétrachloroéthylène. Il n’est donc pas possible de traiter indépendamment la zone polluée par les hydrocarbures de celle polluée par les composés organochlorés. Les études de la nappe aux alentours du site n’ont pas montré d’expansion de la pollution en dehors du site. De plus, la partie la plus contraignante des pollutions présentes sur le site (composés organochlorés) n’est pas de la responsabilité de la société Shell. La responsabilité de cette pollution aux organochlorés revient à la société Francia Hoval qui est depuis longtemps liquidée et dont la fermeture du site date de plus de 30 ans. En conséquence de quoi il apparaît difficile d’aller chercher la responsabilité de l’ancienne maison-mère (groupe HOVAL) existant toujours au Liechtenstein. Aussi, l’inspection considère que la procédure de cessation d’activité de la société Shell découlant de l’article R-512-66-1 du code de l’environnement a été menée à son terme. Le site, désormais propriété de la commune de Rouen, fera l'objet d'une réhabilitation lors de la création de la nouvelle gare rive-gauche.
Ce qui a été fait et constaté
Au regard des pollutions constatées, en cas de changement d'usage, il convient de s'assurer de la compatibilité des milieux avec un nouvel usage projeté. POUR RAPPEL : L’article L. 125-7 du code de l’environnement prévoit que lorsqu’un terrain situé en secteur d’information sur les sols fait l’objet d’un contrat de vente ou de location, le vendeur ou le bailleur du terrain est tenu d’en informer par écrit l’acquéreur ou le locataire. Il communique les informations rendues publiques par l’État. L’acte de vente ou de location atteste de l’accomplissement de cette formalité. En application des articles L. 556-2 et R. 556-2 du code de l’environnement et R. 431‑16 et R. 442-8-1 du code de l’urbanisme, sur un terrain répertorié en secteur d’information sur les sols, le maître d’ouvrage fournit dans le dossier de demande de permis de construire ou d’aménager une attestation garantissant la réalisation d’une étude de sols et de sa prise en compte dans la conception du projet de construction ou de lotissement. La présence de cette attestation (ATTES-ALUR) dans le dossier de demande de permis de construire ou d'aménager est vérifiée par le service urbanisme de la collectivité compétente. Cette étude de sols comprend un diagnostic et un plan de gestion en découlant. Le plan de gestion définit les mesures de gestion permettant d'assurer la compatibilité entre l'état du site et l'usage futur souhaité au regard de l'efficacité des techniques de réhabilitation ainsi que du bilan des coûts et des avantages de la réhabilitation au regard des usages considérés.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Rouen, l'inventaire recense 572 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 30 secteurs d'information sur les sols et 5 sites en instruction. Voir la page de Rouen.
- EDF GDF Services Les Emmurées — secteur d'information sur les sols
- Trémie Pasteur — secteur d'information sur les sols
- SOLACHAR — secteur d'information sur les sols
- MARAIS MARINOX — secteur d'information sur les sols
- station Total (relais de repainville) — secteur d'information sur les sols
- Station service Elan — secteur d'information sur les sols
- Ancienne station service Elf (route de Lyons) — secteur d'information sur les sols
- Ensemble immobilier LAFAYETTE - ROUEN - (ex SARL IMMODEL/AD ROUEN/SAAS et LEMERC — secteur d'information sur les sols
- Boulonnerie de Rouen - Usine Valtier — secteur d'information sur les sols
- Atelier Rouennais d'électrolyse — secteur d'information sur les sols
- site rue saint julien — secteur d'information sur les sols
- "lot square" sis rue Chanzy — secteur d'information sur les sols
- ilôt 25A de la rue aux anglais — secteur d'information sur les sols
- Rouen Chatelet - Ilot 4C — secteur d'information sur les sols
- dépôt de voirie de la rue du docteur cauchois — secteur d'information sur les sols
- Eco-quartier FLAUBERT — secteur d'information sur les sols
- CONSORTS MICHAUX — secteur d'information sur les sols
- Ancien site SCHENKER — secteur d'information sur les sols
- 7 rue du trianon — secteur d'information sur les sols
- ancien site "WEBERT et RICOEUR" — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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