Sols pollués

Caserne GUDIN

Ce terrain de Montargis est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00033320101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneMontargis (45200)
DépartementLoiret
Adresse106 RUE ANDRÉ COQUILLET
Mise à jour par l'administration13/06/2025
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant45.0068 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

Le terrain, d’une surface de 57 000 m², situé à la fois sur la commune de MONTARGIS et sur la commune d’AMILLY, accueille la Caserne GUDIN. Les bâtiments principaux datent de 1877-1879. Jusqu'à la cessation définitive d'activité du site en 2009, liée à la dissolution de l'école de gendarmerie, une chaufferie, deux réservoirs de carburant, deux soutes à munition, trois fontaines de solvants de dégraissage et un transformateur contenant des PolyChloroBiphényles (PCB) étaient exploités sur le site. Ces installations ont été mises en sécurité. Le terrain est bordé à l’ouest par le ruisseau le Vernisson et à l’est par le Canal de Briare et le Loing. La nappe de la Craie du Sénonien, située à environ 35 mètres de profondeur, s’écoulant de l’ouest vers l’est, est présente au droit du site. Celle-ci est en continuité hydraulique avec la nappe des alluvions du Loing. La nappe superficielle située à 20 mètres de profondeur et en aval de la Caserne est probablement drainée par le Vernisson. Trois captages d’Alimentation en Eau Potable (AEP) répertoriés sur la commune d’Amilly captent la nappe de la Craie. Ces ouvrages ne sont pas considérés comme vulnérables vis-à-vis d’une éventuelle pollution au droit du site en raison de la présence d’une formation argileuse protégeant la nappe de la Craie. La nappe superficielle étant utilisée par 3 puits pour l’aspersion de jardin et deux captages AEP, en aval de la Caserne Gudin, dans un périmètre de 800 mètres, celle-ci est considérée comme vulnérable à une éventuelle pollution et à usage sensible. Au vu de la proximité du Loing et du Vernisson avec la Caserne Gudin et des activités de pêche qui y sont répertoriées, le milieu eau superficielle est considéré comme vulnérable. Une étude historique de pollution pyrotechnique, réalisée en 2009, a conclu que les diverses activités qui se sont déroulées sur ce site ne semblent pas avoir induit de pollution pyrotechnique. Suite à la cessation d’activité, des investigations de l'état des sous-sols de la caserne, à l’aide de 13 sondages répartis sur l’ensemble du site, réalisées en 2010, ont mis en évidence une pollution des sols au niveau de l’ancien atelier de peinture par du Trichloroéthylène (TCE) et des métaux (Plomb, Zinc, et Cuivre et dans une moindre mesure, Cadmium et Mercure). Aucune anomalie des eaux souterraines n’a été détectée. Concernant les sédiments, la présence d’anomalies en hydrocarbures lourds a été ponctuellement détectée au niveau du rejet des eaux pluviales de la Caserne Gudin avant de diminuer nettement plus en aval. Au regard des résultats, l’étude préconise la caractérisation de l’extension de la source et la réalisation de calcul de risques sanitaires permettant de déterminer si ces teneurs sont acceptables. Elle recommande également l’entretien régulier du débourbeur associé au réseau d’eaux pluviales. Une étude complémentaire à l’aide de 8 sondages supplémentaires et de 2 piézairs a été menée, fin 2014, au niveau de l’ancien atelier de peinture, identifié comme une zone polluée. Celle-ci a mis en évidence des anomalies superficielles en métaux sur 3 sondages en lien avec la présence de remblais. L’anomalie en TCE identifiée en 2010 n’est pas retrouvée. En revanche, au droit d’un des sondages, des traces d’hydrocarbures totaux et d’Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont retrouvées ainsi qu’une anomalie en antimoine. De plus, un dégazage de dichlorométhane a été trouvé dans les gaz du sol. Une évaluation quantitative des risques sanitaires, réalisée en 2014 a conclu au regard de la pollution résiduelle que : - le risque est acceptable pour un usage de commerce et de voirie en toute zone du site, - le risque est acceptable, moyennant la réalisation des préconisations adéquates, pour un usage de logement et d’espaces verts publics en toute zone du site hormis au droit et aux abords de l’ancien atelier de peinture. Pour l'usage de logement et d'espaces verts public au droit et aux abords de l'ancien atelier de peinture, les préconisations suivantes sont à observer: --> en cas d'aménagement d'un jardin d'habitation: - soit le recouvrement des terrains en place par un géotextile ou grillage avertisseur et au moins 30 cm de terre végétale saine d'apport extérieur au site, avec interdiction de creuser au-delà du géotextile ou du grillage avertisseur et information du propriétaire ainsi que la nécessité de garder en mémoire l'emplacement de la pollution résiduelle. Il en est de même en cas d'aménagement d'espaces verts publics. - soit l'excavation des remblais sur cette zone et la substitution par de la terre saine d'apport extérieur au site. --> en cas d'aménagement d'une maison d'habitation, une seconde campagne de prélèvement des gaz du sol dans les deux piézairs mis en place est préconisée en période estivale afin de vérifier la compatibilité sanitaire du projet avec les dégazages potentiels. Observations: Présence d’une zone polluée au niveau de l’ancien atelier de peinture.

Ce qui a été fait et constaté

Une étude historique de pollution pyrotechnique, réalisée en 2009, a conclu que les diverses activités qui se sont déroulées sur ce site ne semblent pas avoir induit de pollution pyrotechnique. Des investigations de l'état des sous-sols de la caserne, réparties sur l’ensemble de l’emprise foncière du site, ont été menées par un bureau d'études en mai 2010. Ces investigations ont notamment permis de mettre en évidence une pollution des sols par du Trichloroéthylène (TCE) et des métaux (Plomb, Zinc, Cuivre et, dans une moindre mesure, Cadmium et Mercure) au niveau de l’ancien atelier de peinture. Un impact notable en Plomb, Cuivre et Zinc est à recenser. Aucune anomalie des eaux souterraines n’a été détectée. Concernant les sédiments, la présence d’anomalies en hydrocarbures lourds a été ponctuellement détectée au niveau du rejet des eaux pluviales de la Caserne Gudin avant de diminuer nettement plus en aval. Au regard des résultats, l’étude préconise la caractérisation de l’extension de la source et la réalisation de calcul de risques sanitaires permettant de déterminer si ces teneurs sont acceptables. Elle recommande également l’entretien régulier du débourbeur associé au réseau d’eaux pluviales. Une étude complémentaire à l’aide de 8 sondages supplémentaires (pour analyser les sols et les gaz des sols) a été menée par ce même bureau d’études en novembre 2014 au niveau de l’ancien atelier de peinture, identifié comme une zone polluée. Celle-ci a mis en évidence des anomalies superficielles en métaux sur 3 sondages en lien avec la présence de remblais. L’anomalie en TCE identifiée en 2010 n’est pas retrouvée. En revanche, au droit d’un des sondages, des traces d’hydrocarbures totaux et d’Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont retrouvées ainsi qu’une anomalie en antimoine. De plus, un dégazage de dichlorométhane a été trouvé dans les gaz du sol. Une évaluation quantitative des risques sanitaires a été réalisée en prenant en compte un usage du site pour l’aménagement de commerces et/ou de logements. A ce titre, le bureau d’études a conclu au regard de la pollution résiduelle que : - le risque est acceptable pour un usage de commerce et de voirie en toute zone du site, - le risque est acceptable, moyennant la réalisation des préconisations adéquates, pour un usage de logement et d’espaces verts publics en toute zone du site hormis au droit et aux abords de l’ancien atelier de peinture. Pour l'usage de logement et d'espaces verts public au droit et aux abords de l'ancien atelier de peinture, les préconisations suivantes sont à observer: --> en cas d'aménagement d'un jardin d'habitation: - soit le recouvrement des terrains en place par un géotextile ou grillage avertisseur et au moins 30 cm de terre végétale saine d'apport extérieur au site, avec interdiction de creuser au delà du géotextile ou du grillage avertisseur et information du propriétaire ainsi que la nécessité de garder en mémoire l'emplacement de la pollution résiduelle; - soit l'excavation des remblais sur cette zone et la substitution par de la terre saine d'apport extérieur au site. Les terres ainsi excavées pourront être réutilisées sur site sous voiries. --> en cas d'aménagement d'une maison d'habitation, une seconde campagne de prélèvement des gaz du sol dans les deux piézairs mis en place est préconisée en période estivale afin de vérifier la compatibilité sanitaire du projet avec les dégazages potentiels; --> en cas d'aménagement d'espaces verts publics, les terrains devront être recouverts par un géotextile ou grillage avertisseur et de la verre végétale saine.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Montargis, l'inventaire recense 98 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Montargis.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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