Sols pollués

BERTHOLLET AMM INDUSTRIE (EX Meurant TS Ex Chelles Electrolyse)

Ce terrain de Chelles est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00002090101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneChelles (77500)
DépartementSeine-et-Marne
Adresse5 TER AVENUE DE LA TRENTAINE
Mise à jour par l'administration04/12/2020
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant77.0032 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

Ancienne usine de dépôts d’électrolytiques des métaux précieux de 1990 à 1996 puis de 1998 à 2011. Le plan de gestion réalisé en 2014 montre que les sols sont pollués aux métaux (Cadmium, Nickel, Arsenic, Plomb,...), au tétrachloréthylène et au trichloréthylène à l'intérieur de l'ancien atelier et au voisinage de l'avaloir grillagé au nord du site. Le site reste - en l'état - compatible avec un usage de type industriel. Observations: Surveillance de la pollution des eaux souterraines en COHV, hydrocarbure et métaux lourds depuis 2007.

Ce qui a été fait et constaté

En 2011, seule une partie de l’activité (dépôts d’électrolytiques des métaux précieux : cuivre, alcalin cyanuré, or et argent) était en exploitation. Les eaux issues de ces bains bénéficiaient d’un traitement sur résines en circuit fermé et n’engendraient pas de rejet. Au regard du contexte environnemental du site, de la nature de ses activités et de la mauvaise gestion des produits, la DRIRE a demandé à la société MEURANT d’établir un diagnostic initial et une évaluation simplifiée des risques par arrêté préfectoral en date du 04 février 1999. L’examen de ces études n’appelait pas de remarques de la part de l'inspection des installations classées. Ce site relevait de la classe 2, impliquant la mise en place d'une surveillance des eaux souterraines. Cette surveillance n'étant pas effective plusieurs mois après le dépôt des études, M. le préfet a, par arrêté du 11 juin 2002, mis en demeure l'exploitant de la mettre en place. De 2003 à 2006, l'exploitant a réalisé des investigations complémentaires des sols et a remis en cause la nécessité d'une surveillance des eaux souterraines. Or, cette surveillance des eaux souterraines paraissait également pertinente dans le cadre d’une démarche préventive justifiée par l’activité de traitement de surface toujours exercée sur le site avec la présence de bains de traitement contenant des produits susceptibles de créer une pollution des sols et des eaux souterraines. L'arrêté préfectoral n°07 DAIDD 1IC 173 du 13 juin 2007 prévoyait la mise en place de 3 piézomètres (1 en amont et 2 en aval), la réalisation de 2 campagnes de mesures (périodes de basses eaux et hautes eaux), le suivi des paramètres niveau de la nappe, hydrocarbures totaux, HAP, métaux lourds (As, Cd, Cr, Cu, Fe, Ni, Pb et Zn) et les composés organohalogénés volatils. A l'issue de ces deux campagnes de mesures, l'arrêté préfectoral a imposé à la société MEURANT de fournir un bilan sur l'évolution annuelle des concentrations mesurées et de se positionner sur la poursuite des mesures. En avril 2008, l'exploitant a transmis les résultats des deux campagnes de mesures (campagnes d'août 2007 et de mars 2008). Ils faisaient apparaître la présence de nickel, arsenic, tétrachloroéthylène, trichloroéthylène et chlorure de vinyle en concentrations supérieures aux valeurs de référence. Il a alors été demandé à l'exploitant de réaliser 2 nouvelles campagnes de mesures. Les résultats de la première campagne réalisée en octobre 2008 présentaient les mêmes conclusions. Par lettre préfectorale du 24 juin 2009, il a été demandé à l'exploitant : - d'engager des actions pour rechercher l'origine de la pollution et éliminer cette pollution ; - de poursuivre la surveillance ; - de confirmer le sens d'écoulement de la nappe ; - de transmettre le schéma conceptuel ; - de déterminer l'étendue de la pollution et de confirmer le nombre et l'emplacement des piézomètres (sur site et hors site). Une inspection a été réalisée le 27 avril 2010. Suite à cette inspection il a été demandé à l'exploitant de faire réaliser une nouvelle campagne de mesures sur les eaux souterraines et d'apporter des réponses à la lettre préfectorale du 24 juin 2009. Les résultats de la campagne de juin 2010 mettaient en évidence la présence d'arsenic, de nickel, de tétrachloroéthylène, de trichloroéthylène et de plomb en concentrations supérieures aux valeurs de référence avec une baisse de la teneur en PCE. Le chlorure de vinyle n'a pas été mesuré lors de cette campagne. En l'absence de réponse à la lettre préfectorale du 24 juin 2009, une réunion sur site a été organisée le 6 décembre 2010. La société MEURANT TS s'est alors engagée à mandater rapidement un prestataire et à apporter des réponses à cette lettre préfectorale dans un délai n'excédant pas trois mois. L'exploitant n'ayant toujours pas apporté de réponse, une inspection inopinée a été réalisée le 13 avril 2011. Cette inspection a amené M. le Préfet de Seine-et-Marne à prendre l'arrêté préfectoral de mise en demeure n°11 DRIEE 054 du 15 avril 2011 imposant le respect, dans un délai de trois mois, des articles 3.2.2 et 3.3 de l'arrêté préfectoral complémentaire du 13 juin 2007. En l'absence de réponse à l'arrêté préfectoral de mise en demeure, une lettre de relance a été transmise à l'exploitant le 11 octobre 2011. Par courrier du 4 novembre 2011, la société BERTHOLLET AMM INDUSTRIE a déclaré le changement d'exploitant. Par courrier du 17 novembre 2011, M. le Préfet de Seine-et-Marne a demandé à la société BERTHOLLET AMM INDUSTRIE de l'informer, dans un délai d'un mois, des actions engagées en vue de se mettre en conformité vis à vis de l'arrêté préfectoral de mise en demeure du 15 avril 2011. Par lettre préfectorale du 20 juillet 2012, M. le Préfet de Seine-et-Marne a rappelé à l'exploitant ses obligations dans le cadre de la cessation d'activités et a demandé des informations concernant la pollution du site et le suivi piézométrique de la nappe souterraine. Par courrier du 23 mai 2014, l'exploitant a transmis un rapport d'actualisation de l'état des milieux et un plan de gestion du site. Les investigations du milieu sol ont mis en évidence des impacts par les métaux (Cadmium, Nickel...) et certains COHV (trichloroéthylène et tétracholoréthylène) à l'intérieur de l'ancien atelier et au voisinage de l'avaloir grillagé au nord du site. Ces impacts sont modérés mais les sols sont nus sur la partie extérieure. Les investigations des gaz du sol ont confirmé la présence de polluants organiques volatils (COHV, BTEX, Hydrocarbures, susceptibles de dégazer dans l'atmosphère intérieure et extérieure. Les investigations des eaux souterraines ont confirmé l'impact sur la nappe de l'Arsenic et du Nickel d'une part et par les COHV d'autre part. Les impacts les plus importants ont été repérés en aval hydraulique du site. Une analyse des risques sanitaires a permis de conclure que les risques étaient acceptables pour un usage considérant un employé travaillant sur site. Toutefois, l'exposition hors site n'a pas été caractérisée. Le plan de gestion propose l'implantation d'un piézomètre supplémentaire hors site et la poursuite de la surveillance semestrielle sur les 5 piézomètres (paramètres : COHV-BTEX, HCT, Métaux). L'objectif était de préciser les enjeux hors site et de définir les modalités de traitement et/ou de surveillance à mettre en œuvre. Par courrier en date du 16 août 2016, Monsieur le Préfet de Seine-et-Marne a demandé à l'exploitant d'indiquer si les mesures proposées par le bureau d'études ont été mises en œuvre, ou le cas échéant, de se positionner sur celles-ci. Ce courrier a été adressé à la Société BERTHOLLET AMM INDUSTRIE basée à MONTREUIL-SOUS-BOIS (93 100). La société BERTHOLLET AMM INDUSTRIE de MONTREUIL-SOUS-BOIS ayant été déclarée en liquidation judiciaire le 28 décembre 2015, son liquidateur judiciaire (SELARL BALLY) nous a informés que le site de CHELLES n'était pas inclus dans la liquidation.

Ce qui a été fait et constaté

Au regard du contexte environnemental du site, de la nature de ses activités et de la mauvaise gestion des produits, la DRIRE a demandé à la société MEURANT d’établir un diagnostic initial et une évaluation simplifiée des risques par arrêté préfectoral en date du 04 février 1999. L’examen de ces études n’appelait pas de remarques de la part de l'inspection des installations classées. Ce site relevait de la classe 2, impliquant la mise en place d'une surveillance des eaux souterraines.

Ce qui a été fait et constaté

L'arrêté préfectoral n°07 DAIDD 1IC 173 du 13 juin 2007 prévoyait la mise en place de 3 piézomètres (1 en amont et 2 en aval), la réalisation de 2 campagnes de mesures (périodes de basses eaux et hautes eaux), le suivi des paramètres niveau de la nappe, hydrocarbures totaux, HAP, métaux lourds (As, Cd, Cr, Cu, Fe, Ni, Pb et Zn) et les composés organohalogénés volatils. A l'issue de ces deux campagnes de mesures, l'arrêté préfectoral a imposé à la société MEURANT de fournir un bilan sur l'évolution annuelle des concentrations mesurées et de se positionner sur la poursuite des mesures.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Chelles, l'inventaire recense 267 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 11 secteurs d'information sur les sols. Voir la page de Chelles.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.