Sols pollués

AUTOLIV

La pollution de ce site de Caudebec-lès-Elbeuf fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001244801
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneCaudebec-lès-Elbeuf
DépartementSeine-Maritime
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Trois diagnostics de pollution ont été réalisés. Le premier a été réalisé en avril 2009. 17 carottages ont été effectués. L'étude conclut à:

- des contaminations significatives en hydrocarbures totaux à proximité des anciennes cuves enterrées de fioul de l'ancienne chaufferie;

- des contaminations faibles à modérées et ponctuelles en COHV dans les sols (notamment en trichloroéthylène);

- l'absence de contaminations significatives dans les sols pour les autres paramètres recherchés (HAP, métaux et BTEX);

- des teneurs supérieures aux valeurs de référence en COHV et en métaux ont été observées au droit du piézomètre 1, localisé en aval hydrogéologique de la ligne de zingage;

- les quatre autres ouvrages d'eau n'ont pas mis en évidence de contamination significative des eaux souterraines pour les paramètres recherchés.

Le second diagnostic, préconisé en conclusion du premier, a été réalisé en juin 2010. 31 carottages ont été effectués, ainsi qu'un prélèvement d'eau. Les résultats ont permis d'établir que les activités de presse sur le site ont généré des pollution significatives en hydrocarbures des sous-sols au droit de cinq fosses. Des contaminations ponctuellement significatives en métaux ont également été observées.

Il n'a pas été démontré de transfert de solvants chlorés mis en évidence dans la nappe alluviale depuis le piézomètre Pz 1 vers celle de la craie à partir de l'ouvrage d'alimentation en eau industrielle.

La source de pollution en COHV n'a pas pu être mise en évidence à partir des investigations de terrain.

Le troisième diagnostic a été réalisé en août 2010. Il a consisté en 19 carottages, au prélèvement de 12 points de gaz du sol avec mesure semi-quantitative en solvants chlorés (perchloréthylène) et au prélèvement d'eau de 7 piézomètres, dont trois nouveaux piézomètres. Cette étude a permis de:

- délimiter le panache de pollution en produits hydrocarburés de type fioul au droit de l'ancienne chaufferie, et de mettre en évidence une contamination significative en HCT du milieu eau souterraine sur la zone du piézomètre 5;

- délimiter l'extension du panache de pollution en produits hydrocarburés de type huile pour l'atelier presse. Ainsi il apparait pour l'atelier haut, un volume de 400 m3 de terres contaminées, et pour l'atelier bas, un volume d'environ 460 m3;

- ne pas déceler la présence de vapeur polluante de perchloréthylène (traceur des solvants chlorés); le nouveau piézomètre Pz3 implanté en aval de la canalisation confirme la contamination en COHV du milieu eau souterraine probablement liée à ce réseau défectueux.

En mai 2011, conformément aux préconisations de la dernière étude, une évaluation quantitative des risques sanitaires (EQRS) a été effectuée ainsi qu'un bilan coûts-avantages et des propositions de mesure de gestion du site. Les résultats des scenarii 1 et 3 (ancienne chaufferie et ligne de zingage) de l'EQRS indiquent que les teneurs observées dans les sols et/ou dans les eaux souterraines ne sont pas acceptables, en terme de risque sanitaire, pour l'usage industriel projeté sur le site. Et ce, notamment au regard des concentrations en hydrocarbures aliphatiques pour l'ancienne chaufferie dans les deux milieux. De même, le risque est inacceptable du fait des teneurs ponctuelles en solvants chlorés mesurées au droit du point S10 en mars 2010 dans l'ancien atelier de zingage.

Un plan de gestion a alors été élaboré pour la remise en état du site et de façon à garantir la compatibilité entre l'état des milieux et l'usage industriel du site envisagé.

Sur la base du bilan coûts-avantages, les mesures de remise en état du site pouvaient être les suivantes:

- scenario 1 : traitement des pollutions dans les sols combinant un traitement biologique in situ (biopile) après excavation puis la mise en place d'un bioventing;

- scenario 2 : traitement des pollutions dans les sols par bioventing uniquement.

En complément de ces scenarii, un traitement du milieu eau souterraine est nécessaire au droit de l'ancienne chaufferie. Un pompage forcé des eaux pourrait être mis en oeuvre par le biais d'un puits avec la mise en place d'un système de traitement (séparateur à hydrocarbures associé à un filtre à charbons actifs).

Une entreprise a commencé les travaux de dépollution selon le scenario 1. Suite à des désaccords internes, les travaux de dépollution ont été interrompus brutalement en janvier 2015. Un nouveau diagnostic a été réalisé afin de connaître la composition des terres excavées et laissée en place sur le site. L'objectif était de déterminer la filière d'élimination, l'état des sols au droit des zones traitées et la qualité des eaux souterraines.

A l'issue du diagnostic complémentaire de février 2016, les principaux constats suivants ont été effectués:

- les terres excavées peuvent être éliminées en biocentre;

- il n'apparaît pas nécessaire de poursuivre le traitement des sols pour la zone de l'ancienne chaufferie et la zone "solvants" en l'absence de teneur significative dans les sols;

- des mesures de gestion complémentaires doivent être réalisées pour la fouille des anciens atelier presse, les teneurs résiduelles en HCT étant significatives.

Les travaux de dépollution complémentaire ont donc consisté à des travaux d'excavation des parois et du fond de fouille jusqu'au limites techniques constituées par le bâti à l'ouest et la nappe en fond de fouille.

L'ensemble des terres excavées ont été dirigées vers un biocentre. (volume total 2624 tonnes)

Les résultats d'analyse du sol après dépollution montrent qu'il ne demeure pas de pollution résiduelle en HCT dans les sols. Ils font aussi apparaître l'absence de teneur en hydrocarbures totaux pour les échantillons S1 à S3.

Seul le fond de fouille (s4) présente une teneur en HCT de 600 mg/kg de MS. Cette teneur est inférieure à l'objectif de dépollution retenu dans le plan de gestion (800 mg/kg de MS).

A l'issu des travaux de dépollution, il n'apparaît pas nécessaire de poursuivre des mesures de gestion pour le site.

Par PV de récolement en date du 02 février 2018, l'inspection des installations classées a acté la fin des travaux de dépollution pour un usage industriel.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Caudebec-lès-Elbeuf, l'inventaire recense 33 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 4 secteurs d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de Caudebec-lès-Elbeuf.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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