Sols pollués

AGIP FRANCAISE S.A.

La pollution de ce site de Lesperon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001242801
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLesperon
DépartementLandes
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1 - DIAGNOSTIC

La station-service était soumise à l'arrêté préfectoral d'autorisation n°673 du 11 décembre 1995.

Un premier diagnostic environnemental a été mené par la société AMDE à la demande de la société ELF le 22 octobre 2001. 7 sondages dont 3 équipés en piézomètre ont été réalisés à une profondeur maximale de 5 mètres au droit du site. Les teneurs d'HCT n'excèdent pas 48 mg/kg de MS dans les sols et 0.14 mg/l dans les eaux souterraines.

Une pollution accidentelle a été relatée : la fuite sur une tuyauterie d'hydrocarbures reliant la cuve 1 au poste poids lourds, repérée en octobre 2002. La canalisation a été neutralisée en avril 2003. Le gérant estime la perte de carburant à 5000 litres. Le lieu exact de la fuite n'est pas connu.

Un second diagnostic environnemental est réalisé par AMDE du 09 au 17 juillet 2012 dans le cadre de la fin de concession de la station-service AGIP. Les conclusions d'AMDE sont les suivantes :

- les sols sont de nature sableuse;

- la nappe d'eau souterrain productive est au droit du site à une profondeur de 6.5 mètres en juillet 2012;

- la présence d'indices organoleptiques de pollution est constatée au niveau des pistes poids lourds à partir de 3.5 mètres de profondeur pour un sondage et au-delà de 5 mètres pour 4 autres;

- des anomalies en hydrocarbures volatils (COV) ont été détectées au droit des sondages où un impact en hydrocarbures adsorbés a été identifié;

- la ,présence d'un impact en hydrocarbures adsorbés C6-C40 dans les sols de la frange capillaire entre 5.50 et 7 mètres de profondeur;

- une fuite accidentelle entre 2002 et 2003 provoqua la fuite de 5000 litres de carburant;

- l'absence d'impact en hydrocarbures dissous, COHV, HAP et métaux en juillet 2012 dans les eaux souterraines;

- aucun impact en hydrocarbures dissous n'a été mis en évidence depuis 2008 au droit du site (7 campagnes de contrôle);

- la présence d'un risque sanitaire potentiel pour la voie inhalation intérieure. L'auréole d'impact en gaz du sol pourrait s'étendre sous la boutique de la station-service.

2 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES

En décembre 2007, dans le cadre de l'arrêté préfectoral d'exploitation, AGIP demande à la société AMDE de réaliser une campagne de surveillance des eaux souterraines. Les 3 piézomètres installés en octobre 2001 sont hors d'eau et inexploitables. L'installation des 3 nouveaux piézomètres de contrôle a donc été effectuée par AMDE du 3 au 5 juin 2008. Une campagne semestrielle est alors mise en place avec une mesure des éléments suivants : hydrocarbures dissous et hydrocarbures aromatiques monocycliques ( benzène, toluène, ethylbenzène, xylènes totaux). Le sens d'écoulement des eaux souterraines est vers l'Ouest selon un gradient hydraulique de 0.5%.

3 - TRAVAUX

Suite à la cessation d'activité, des travaux de démantèlement ont eu lieu du 14 octobre au 13 novembre 2013. Durant ces travaux, la société AMDE s'est chargée de faire le contrôle de la qualité des terrains.

Les 6 cuves enterrées ont été retirées. 180 m3 de matériaux souillés ont été excavés et stocker temporairement sur le site. 257.92 tonnes de matériaux reconnus impactés ont été envoyées vers le centre de traitement agréé OCCITANIS à Graulhet (81) pour y subir un traitement biologique.

Les justificatifs suivants ont été transmis avec l'attestation de la SARL DHBTP du 6 décembre 2013 concernant la déconstruction du site:

- bordereaux de prestation et de de suivi des déchets DIB et des déchets BOIS MÉLANGE par la société SARL PERROU & fils;

- le bon de travail et les certificats de dégazage des cuves de la société ANETO;

- le bon des travaux de vidange de la station d'épuration par la SARL LAFOURCADE.

4 - CESSATION D'ACTIVITE

La cessation d'activité a été notifiée au préfet par la société PICOTY Autoroutes SAS qui récupère la concession du site de l'ancienne station-service suite à l'arrêt de cette dernière. Les dispositions de mise en état du site suite à la cessation ont bien été mises en œuvre. Le rapport de fin de travaux et les analyses résiduelles réalisés par AMDE ont montré la compatibilité de l'état du site avec l'usage futur prévu (parking). Par un courrier du 27 août 2015, l'inspection des Installations Classées acte la cessation d'activité. Un changement d'usage devra néanmoins nécessiter des investigations complémentaires.

5 - ANALYSES PENDANT ET APRÈS TRAVAUX

57 échantillons de sols ont été analysés à la suite des travaux.

Des indices organoleptiques suspects (odeurs moyennes et coloration grise à noire) ont été relevés :

- localement, au niveau des sablons d'un flanc de la cuve 2;

- au niveau de l’îlot central des pistes poids lourds.

Les seuils de dépollution retenus sont issus du rapport ANTEA de mars 2005. Ils sont définis pour un usage parking. Parmi tous les échantillons analysés suite aux travaux, les paramètres suivants n'ont pas été détectés : hydrocarbures adsorbés C5-C10, benzène, toluène, ethylbenzène, xylènes, HAP.

Une teneur en hydrocarbures C10-C40 a par contre était détectée en plusieurs endroits pour une valeur maximale de 1610 mg/kg de MS. Le seuil retenu pour un usage parking est de 5000 mg/kg de MS. Les zones présentant encore des teneurs en hydrocarbures à l'issue des travaux sont principalement les postes de distribution et l'ancienne zone où était située la cuve n°2.

Dans l'éventualité d'un futur changement d'usage, ces zones seront donc à analyser prioritairement.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Lesperon, l'inventaire recense 31 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 4 sites en instruction. Voir la page de Lesperon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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