SCIERIES DES LANDES DE GASCOGNE
La pollution de ce site de Lesperon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001002201 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Lesperon |
| Département | Landes |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
1 - DIAGNOSTIC
L'arrêté du 28 mars 2003 prescrit le diagnostic initial et l'évaluation simplifiée des risques du site (ESR).
Les études remises le 3 mars 2004 et le 07 juillet 2005 ne mettent pas en évidence d'anomalie sur la qualité des sols excepté une teneur en hydrocarbures de 33 000 mg/kg de sol sec mesurée au droit de la station service de la scierie (à proximité des cuves enterrées d'hydrocarbures), entre 0,3 et 1,5 m de profondeur,
L'ESR classe toutefois le site en 2 "à surveiller" pour les eaux souterraines AEP et non AEP souterraines et de surface.
2 - TRAVAUX
Le 16/05/2006 la DRIRE note que les stockages d'huiles de l'atelier de mécanique ont été mis sur rétention.
L'étanchéité des 3 cuves enterrées d'hydrocarbures a été réalisée en août 2006. L'une d'entre elles est percée.
Le 19/01/2007, la DRIRE demande à l'exploitant un diagnostic de pollution et l'excavation des terres polluées ainsi que
- le repérage et la traçabilité de la cuve percée,
- la réhabilitation sous 3 mois du poste de stockage et de distribution de carburant pollué,
- une campagne de prélèvement et d'analyses de la nappe (la dernière datant de octobre 2004).
L'arrêté préfectoral du 26/10/07 prescrit les travaux d'excavation des terres polluées et à leur traitement dans un délai de 6 mois.
Le 14 mai 2008, l'Inspection constate que le site n'est toujours pas dépollué. L'arrêté du 18/09/2008 met l'exploitant en demeure d'effectuer sous 3 mois les travaux prescrits par l'arrêté du 26/10/2007.
Le rapport relatif à la dépollution de sa station-service est transmis le 01/12/2009. Ces travaux ont été réalisés en décembre 2008 et ont conduit à l'excavation de 292 tonnes de terres qui ont été évacuées à la décharge de classe 2 SOVAL à Bénac (65).
Sur demande de la DRIRE le 11/12/2009, la société SCIERIES DES LANDES DE GASCOGNE a apporté, le 20/01/2010, les compléments d'informations attendus sur l'état des terres laissées en place (fond de fouille HCTX < 200mg/kg) et sur la traçabilité de la prise en charge des terres polluées par SOVAL.
2 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
Ce site est soumis à l’application de l’article 65 a) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines par référence à la rubrique 2415 (traitement des bois) de la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement.
Par arrêté du 28 mars 2003, les prescriptions concernant la surveillance des eaux souterraines sont les suivantes :
- mise en place de 2 piézomètres
- les paramètres à analyser sont : PCPNa, propiconazole, HCTX
- le niveau piézométrique de la nappe est relevé à chaque campagne
- la fréquence des campagnes d'analyses est semestrielle.
Par courrier du 16 mai 2006, la DRIRE rappelle ses obligations à l'exploitant : surveillance périodique de l'impact des activités passées et actuelles sur l'eau souterraine et surveillance ponctuelle de la nappe au droit du sol pollué par des hydrocarbures au droit de la station service
La campagne du 01/03/07 montre l'absence d'impact, sauf pour les hydrocarbures mesurés à 0,74 mg/l dans Pz2 et des traces de HAP et de tebuconazole.
La campagne de mars 2007 montre un impact par les hydrocarbures (0,74 mg/l) perceptible au niveau du puits témoin Pz2 situé en limite d’établissement, à l’aval. La nappe d’eau souterraine n’est pas polluée à l’amont de l’établissement (dans Pz1, HC < 0,05 mg/l).
L’origine de la pollution a été confirmée par des épreuves d’étanchéité des cuves d’hydrocarbures, en 2006.
La campagne du 13/11/07 montre une aggravation de l'impact par les hydrocarbures (1,24 mg/l) dans PZ2, par le propiconazole (jusqu'à 19,4 ug/l) et par le tébuconazole (jusqu'à 5.6 ug/l) dans les 3 puits témoins. L'exploitant pense à une pollution extérieure. La carbendazime (substance utilisée jusqu'à fin 2007 n'est pas décelée (< 0,05 ug/l).
La campagne du 23 mai 2008 montre l'absence d'impact en Pz1 (amont) par les hydrocarbures, HAP, BTX, IPBC, chlorophénol, TCMTB, carbendazime ou tébuconazole. On note de légères traces de propiconazole (0,047 ug/l) en Pz2 (aval) et en Pz1.
La campagne du 16/12/2009 montre :
- des hydrocarbures à l'état de traces (0.09 mg/l) dans les puits n° 2
- une contamination "moyenne" de la nappe par toluène, xylène et éthyl-benzène perçue dans les 3 puits de contrôle (pic à 57 µg/l dans P2), c'est à dire aussi à l'amont hydraulique de l'établissement.
Les campagnes de 2011 et 2012 montrent:
- des hydrocarbures à l'état de traces (0,06 mg/l) dans les puits n° 2 et des seuils < 0,05 mg/l dans le PZ2
- des traces de propiconazole en PZ2 (0,01 ug/ en 2011 et 0.3642 en 2012)
- l'absence de détection de HAP ou de toluène, xylène et éthyl-benzène dans la nappe depuis 2009.
La dernière campagne de mai 2013 identifie une pollution résiduelle en propiconazole sur les 3 piézomètres(0,981 ug/l sur le PZ3 aval) et en hydrocarbures (0,11 mg/l en PZ3).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Lesperon, l'inventaire recense 31 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 4 sites en instruction. Voir la page de Lesperon.
- CEM-DIP — site dont la pollution est instruite par l'État
- GRANEL — site dont la pollution est instruite par l'État
- AGIP FRANCAISE S.A. — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.