FLOWSERVE POMPES
La pollution de ce site de Arnage fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001224001 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Arnage |
| Département | Sarthe |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Un diagnostic initial a été effectué le 10 mars 2000 avec 7 échantillons de sols. Cette étude a permis de constater des concentrations d’antimoine, de cuivre, de plomb, de nickel de zinc et de HCT (Hydrocarbures totaux) dans les sols au-dessus des valeurs d’intervention suivant la méthodologie sites et sols pollués de l'époque. Des concentrations de cadmium, de chrome et de mercure ont été détectées dans des sols au-dessus des valeurs cibles.
De nouvelles investigations de terrain visant à définir l’état de qualité du sous-sol et des eaux souterraines ont été effectuées en 2 temps :
- durant le mois d’août 2001, un bureau d’étude a réalisé 6 forages (S2, S3, S5, S7, S22 et S23) et 6 piézomètres (PZ1, PZ4, PZ6, PZ12, PZ18 et PZ24) (voir plan cartographique 3 partie B).
- durant le mois de décembre 2001, 7 tranchées ont été réalisées et un piézomètre supplémentaire (PZ25) a été implanté (en amont hydraulique)(voir plan cartographique 4 et 5 partie B).
Les résultats ont mis en évidence (voir plan cartographique 6 partie B) :
- la présence d’une zone source n°3, au droit des terrains en friche, n’a pas été confirmées par ces investigations ;
- l’existence d’une zone source n°1 en hydrocarbures totaux, BTEX et métaux sous forme absorbée dans les sols au droit de la zone de la route surélevées.
Pour les BTEX et les métaux, aucun impact significatif n’a été constaté sur la qualité de la nappe, au droit ou en aval de la route.
Concernant les hydrocarbures totaux dissous, un impact inférieur à la valeur seuil a été observé en Pz1 (angle nord du site) et Pz4 (à proximité de l’aire de lavage et de l’ancienne cuve enterrée).
- l’existence de 2 sources en Trichloroéthylène, la première sous forme gazeuse au droit de l’aire de lavage (zone source n°2), la seconde sous forme gazeuse et sous forme absorbée dans les sols, au niveau des parkings situés dans l’angle nord-ouest du site (zone source n°4).
Un impact a été mis en évidence sur les eaux souterraines en Trichloroéthylène et/ou ses produits de biodégradation (Dichloroéthylène et chlorure de vinyle) en PZ4, PZ6 et PZ18.
Des travaux ont été réalisés du 3 au 13 décembre 2001, sur les bordures de la route implantée à la limite Est de la propriété du site FLOWSERVE POMPES (voir plan cartographique 7 partie B). Ils ont permis l’évacuation de :
- 171,2 tonnes de terres mélangées à des copeaux métalliques ou souillées par des hydrocarbures ;
- 13,3 tonnes de déblais type béton ou bitume.
Les déchets ont été pris en charge par des entreprises autorisées. Une fois l’ensemble des travaux d’excavations et d’évacuation effectués, les bordures Est et Ouest de la route ont été entièrement remises en forme.
LES SOURCES DE POLLUTION
La présence de composés polluants dans le sol et les eaux souterraines a été détectée, notamment des métaux, des hydrocarbures, des composés organiques aromatiques et des solvants chlorés.
Le secteur ayant fait l’objet du diagnostic de pollution se trouve derrière les installations, au niveau d’une chaussée aménagée en surélévation par des matériaux de remblai dont l’épaisseur varie de 3,5 à 5 mètres.
L’ÉTUDE DÉTAILLÉE DES RISQUES
L’Étude Détaillée des Risques (EDR) réalisée en 2003 (après travaux) s’est basée sur les investigations suivantes :
- 7 piézomètres (PZ 4,6,12 ,18,24,25 et 26) pour analyser la qualité des eaux souterraines
- 7 carottages (BH 1 à BH7) jusqu’à 3 m de profondeur pour les analyses de sols
- 7 tranchées (F1 à F7) ont été creusées à la pelle mécanique au droit de la chaussée surélevée pour les analyses de la zone remblayée (78 échantillons analysés)
- 10 sondages (S1 à S10) de surface pour la recherche d’amiante et métaux lourds
- 4 analyses de gaz du sol (A2, A3, PZ4 et PZ6)
Les résultats analytiques ont été comparés aux valeurs guide en vigueur :
- la VDSS (Valeur de Définition de Source Sol) représentant la valeur guide permettant de définir l'existence d'une source de pollution ;
- la VCI (Valeur de Constat d'Impact) représentant la valeur guide permettant de constater l'existence d'un impact potentiel d'une source de pollution en fonction de l'usage d'un site (usage sensible ou non sensible).
Dans ce cadre, les substances suivantes ont été identifiées comme des substances potentiellement préoccupantes sur le site d’Arnage :
- Dans le sol : arsenic, baryum, cadmium, chrome, cuivre, plomb, nickel, zinc
- Dans les eaux souterraines : Trichloroéthylène, Dichloroéthylène, chlorure de vinyle
- Dans les gaz du sol : Trichloroéthylène
ANALYSES DES SOLS
Les résultats montrent des valeurs supérieures à la VDSS dans les carottages (valeurs exprimées en mg par kg de matière sèche) pour l’antimoine (= 670 mg/kg MS), le chrome (= 220 mg/kg MS), le cuivre (de 190 à 15 000 mg/kg MS), le plomb (de 310 à 2 600 mg/kg MS), le nickel (= 260 mg/kg MS), le zinc (= 4 900 mg/kg MS), les hydrocarbures (= 7 910 mg/kg MS), et des COHV dont le Dichloropropane (= 3,3 mg/kg MS) et le Trichloroéthylène (= 9,4 mg/kg MS).
Dans les tranchées, on retrouve de l’arsenic (= 163 mg/kg MS), du baryum (= 598 mg/kg MS), du cadmium (= 137 mg/kg MS), du chrome (= 6 020 mg/kg MS), du cuivre (= 85 300 mg/kg MS), du plomb (= 31 400 mg/kg MS), du nickel (= 2 480mg/kg MS) et du zinc (= 31 100mg/kg MS).
Dans les sondages, on retrouve de l’arsenic (= 20 mg/kg MS), du chrome (= 96 mg/kg MS), du cuivre (de 129 à 717 mg/kg MS) et du (= nickel 136 mg/kg MS).
ANALYSES DES EAUX SOUTERRAINES
Les résultats montrent des valeurs supérieures à la VCI pour un usage non sensible (exprimées en µg/l) au niveau du PZ4 pour le Dichloroéthylène (= 360 µg/l) et Trichloréthylène (= 240 µg/l), ainsi qu’au niveau du PZ26 pour le Trichloroéthylène (= 120 µg/l).
L’analyse faite courant 2000 en PZ18 montrait une concentration en chlorure de vinyle de 42 µg/l supérieure à la VCI de 2,5 µg/l. En 2005, elle est redescendue à 0,18 µg/l.
ANALYSE DES GAZ DU SOL
Les 4 échantillons de gaz du sol ont permis de détecter la présence d’hydrocarbures en A2, A3 et PZ4 et de Trichloroéthylène en A2, A3 et PZ6.
ANALYSE DES RISQUES
La première zone de préoccupation potentielle a été identifiée au niveau de la chaussée surélevée en raison de la qualité des matériaux de remblai utilisés. La seconde zone concerne la contamination des eaux souterraines par des composés organiques volatils.
Les voies d’exposition suivantes ont été examinées :
- Ingestion des sols contaminés
- Inhalation des poussières contaminées et des vapeurs émises
- Contact cutané
- Dépôts atmosphériques dans les zones riveraines
- Mobilisation des substances polluantes par les eaux superficielles
- Migration des substances vers les eaux souterraines puis migration à l’extérieur du site
- Contact cutané et ingestion des substances présentes dans les eaux souterraines.
Dans le cadre de l’évaluation détaillée des risques, les cibles potentielles prises en compte incluent le personnel de l’entreprise et les intervenants extérieurs, les installations riveraines et les propriétés résidentielles proches du site.
L’Étude Détaillée des Risques (EDR) montre que les risques significatifs potentiels pour la santé sont considérés comme étant bas au regard des voies d’exposition et des cibles potentielles décrites précédemment. En particulier, les teneurs en composés organiques chlorés dans les eaux souterraines sont telles qu’il n’y a pas de danger pour la santé humaine au niveau du récepteur potentiel le plus proche, à savoir, l’habitation située directement en aval du site à une distance d’environ 330 mètres. De même, la base nautique de la Gemmerie qui se trouve plus éloignée (environ 900 mètres) ne sera pas impactée.
Une modélisation des concentrations admissibles en limite du site permettant de respecter les valeurs limites de qualité des eaux potables au niveau du premier récepteur a conduit aux valeurs maximales suivantes : trichloroéthylène 2700 µg/l, dichloroéthylène 13 000 µg/l et chlorure de vinyle 130 µg/l.
Le risque d’impact sur les eaux souterraines, lié aux concentrations importantes en métaux dans les sols de la chaussée, est par ailleurs considéré comme négligeable en raison de la faible solubilité des métaux.
Néanmoins, l’étude préconise de prévenir les envols de poussières, celles-ci pouvant contenir des particules de nickel et être inhalées par les utilisateurs actuels de la zone.
Les recommandations suivantes sont proposées par le bureau d'étude :
- Couvrir les zones non asphaltées des chaussées par des végétaux pour réduire les envols de poussières. Cette mesure maintiendrait par ailleurs l’intégrité de la chaussée surélevée en réduisant le potentiel d’érosion des versants exposés de la route.
- Effectuer une surveillance semestrielle, et pour une période initiale de 2 ans, des eaux souterraines au droit du site dans un certain nombre de piézomètres choisis pour leurs emplacements stratégiques (PZ4, PZ6, PZ18 et PZ26). A la fin de cette période de 2 ans, la périodicité des échantillonnages sera réévaluée au regard des résultats analytiques. Les paramètres analysés incluront les composés organiques volatils, les métaux et les hydrocarbures totaux.
A titre de mesure de précaution, il est recommandé qu’en cas de travaux risquant d’altérer la chaussée surélevée, les entreprises concernées soient informées des dangers et des risques identifiés et prennent des mesures de protection appropriées (limitation des émissions de poussières, port de masque, contrôles …).
L’étude a donc montré l’existence de 3 zones pour lesquelles les composés polluants dans les sols dépassent la VDSS :
- 2 zones au droit des piézomètres PZ4 et PZ6 : sols pollués par le Trichloroéthylène ;
- la zone de remblai de la chaussée surélevée : sols pollués par les métaux lourds et en partie par les hydrocarbures.
La migration des substances polluantes reste limitée, seul le Trichloroéthylène est détecté dans la nappe souterraine dans le piézomètre PZ26 en aval hydraulique, à une teneur supérieure à la VCI. En l’état actuel, il n’est pas établi d’impact vis-à-vis de l’extérieur à l’établissement.
Dans ces conditions, et considérant l’usage industriel du terrain, l’inspection des installations classées a proposé de retenir les conclusions de l’EDR qui préconise en particulier une surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines sortant des limites de propriété de l’établissement.
Par arrêté préfectoral du 9 mai 2007, il a été prescrit à la société FLOWSERVE POMPES la surveillance de la qualité des eaux souterraines au droit du site. Des contrôles périodiques sont effectués deux fois par an, au moins, le niveau piézométrique est relevé et des prélèvements sont effectués dans la nappe.
L’eau prélevée dans les piézomètres PZ4, PZ6, PZ18 et PZ26 fait l’objet de mesures des substances ci-après, susceptibles de caractériser une éventuelle pollution de la nappe compte tenu de l’activité actuelle ou passée de l’installation.
- Métaux : antimoine, arsenic, baryum, cadmium, chrome, cuivre, plomb, nickel, zinc
- Composés organiques : Trichloroéthylène, Dichloroéthylène, chlorure de vinyle
- Hydrocarbures totaux
Au vu des résultats, la société FLOWSERVE POMPES pourra présenter une demande argumentée d’adaptation de la fréquence des mesures.
Si les résultats mettent en évidence une aggravation de la qualité des eaux souterraines en aval du site (PZ18 et PZ26), l’exploitant déterminera par tous les moyens utiles si l’établissement sera à l’origine ou non de cette aggravation.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Arnage, l'inventaire recense 27 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de Arnage.
- LARIVIERE — secteur d'information sur les sols
- SSO (Société des Stockages de l'Ouest) — secteur d'information sur les sols
- OUEST RENOV SERVICE — site dont la pollution est instruite par l'État
- Ex Ets COSSON — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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