Sols pollués

Philips Automotive Lighting

La pollution de ce site de Chartres fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001198501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneChartres
DépartementEure-et-Loir
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

En 2002, 3 premiers piézomètres avaient été mis en place suite à un audit interne sans obligation réglementaire et dans le cadre d’une démarche volontaire. La détection de composés organiques halogénés volatils (COHV) au droit de ces ouvrages a conduit la société PHILIPS à procéder à des investigations complémentaires.

En tout, 18 piézomètres ont été mis en place au droit du site PHILIPS.

Le 20 décembre 2013, par courrier, l’exploitant a informé l’administration qu’un impact important en solvants chlorés a été mis en évidence sur les eaux souterraines et notamment en tétrachloroéthylène (PCE) et trichloroéthylène (TCE) avec des teneurs bien supérieures à la valeur limite de l’arrêté ministériel du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine (PCE+TCE > 10 µg/L).

Les piézomètres les plus impactés sont les piézomètres PZ5, PZ7 et PZ17 dans l’enceinte de la zone DPC (Ancienne zone de l’activité d’emballage) située dans le bâtiment A du site.

Deux hypothèses sur l’origine de la contamination des eaux souterraines sont exposées:

- Effets de la contamination au droit de l’enceinte du bâtiment A (extension latérale au sens d’écoulement orienté vers l’Est potentiellement favorisée par la présence de fissures);

- Et/ou par l’existence d’une source sur la partie sud du site non identifiée.

La société PHILIPS n’a pas encore déterminé l’origine précise de la source sol de contamination de la nappe, cependant une étude historique et documentaire menée par un bureau d’études en juillet 2013 a permis de mettre évidence une ancienne activité de dégraissage dans des cuves de TCE et PCE au niveau de la zone DPC.

En avril 2012, 6 prélèvements d’air ambiant ont été réalisés à l’intérieur des bâtiments au niveau de la zone DPC. Ces prélèvements ont mis en évidence la présence de PCE, TCE et dichlorométhane (DCM). Les calculs de risques réalisés aboutissent à des risques acceptables pour les travailleurs du site. Malgré l’absence de risque sanitaire pour les travailleurs, la société PHILIPS maintient une surveillance de la qualité de l’air ambiant.

En août 2013, une modélisation hydrodispersive a été réalisée par une bureau d’études mandaté par la société PHILIPS. Plusieurs scénarios de modélisations de transferts des solvants chlorés ont été simulés à partir de deux piézomètres et d’hypothèses basses, moyennes et hautes de l’adsorption et de dégradation des COHV.

Les résultats de la simulation montrent que le panache sort des limites du site PHILIPS. Selon les scénarios, les panaches s’étendent sur une distance de l’ordre de 460 m ± 130 m pour la somme PCE +TCE et de 350 m ± 120 m pour le chlorure de vinyle mais n’atteint pas l’Eure du fait des phénomènes de dilution et dégradation.

La société PHILIPS a également fait procéder à des analyses de sol lors des travaux de forage à l’intérieur du bâtiment DPC. Les solvants chlorés sont présents dans les sols mais ne sont constitués que de TCE et PCE à des concentrations qui restent faibles et localisées à faible profondeur au niveau des deux premiers mètres depuis la surface du sol. Ces concentrations même si elles restent relativement faibles, permettent de confirmer la présence d’une contamination en solvants chlorés dans les sols au niveau de la zone DPC.

Afin d’évaluer la qualité des gaz du sol principalement dans la zone DPC, 19 piézairs ont été installés au droit du site. Une campagne de prélèvements réalisée en 2012 avaient mis en évidence une augmentation des concentrations en PCE et TCE en fonction de la profondeur. Pour la campagne réalisée en 2013, aucune corrélation n’a pu être mise en évidence concernant les concentrations en solvants chlorés et la profondeur des points de prélèvements dans les piézairs.

Par Arrêté Préfectoral de prescriptions spéciales (APS) du 06/08/2014 il a été imposé la surveillance et le traitement de la pollution. L'information du maire a été faite par la préfecture le 6 août 2014. Il a par ailleurs été demandé au marie de recenser les points précis au droit des zones susceptibles d’être inspectées.

La campagne de novembre 2014 a constaté:

-sur site, les valeurs mesurées de la pollution des eaux souterraines aux TCE et PCE (somme des valeurs) donnent un maximum de 23 029 µg/L en Pz5 et 1805 µg/L en Pz7 (la valeur réglementaire est fixée à 10 µg/L par arrêté ministériel du 11 janvier 2007);

-sur site, la dégradation en Chlorure de Vinyl n'est mesurée qu'en faible concentration dans les zones les plus impactées, indiquant à ce stade la faible dégradation des solvants;

-hors site, les mesures de la pollution aux TCE et PCE montrent une décroissance des concentrations en aval proche, concentrations de l'ordre de 30 µg/L, sauf au niveau de Pzb situé en latérale hydraulique qui présente une valeur importante de pollution supérieur à 500 µg/L.

L'analyse d'IEM (Interprétation de l’État des Milieux) a montré la nécessité de réaliser d'autres piézomètres autour du point Pzb pour affiner l'identification du niveau de pollution dans les eaux souterraines.

Au droit du site, les dernières mesures transmises par l’exploitant portent sur les campagnes de novembre 2016 et janvier 2017. Les piézomètres Pz5, Pz17 et Pz11, au niveau de la zone de source, sont les plus impactés en PCE et TCE (13 000µg/l).

Depuis la mise en place de l’arrêté préfectoral du 6 août 2014, les différentes campagnes de mesure ont révélé la présence en quantité supérieurs aux seuils réglementaires en COHV hors site, notamment avec un pic marqué en zone Sud-Est.

Le 4 septembre 2019 un arrêté est pris pour demander une tierce-expertise de l'étude technico-économique sur les solutions de traitement de la pollution des sols et des eaux souterraines.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Chartres, l'inventaire recense 306 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Chartres.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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