TOTAL RELAIS DE VILLEJUIF REPUBLIQUE
La pollution de ce site de Villejuif fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001178601 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Villejuif |
| Département | Val-de-Marne |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Suite à la cessation des activités, la mise en sécurité a été réalisée, via, notamment, l’extraction et l’élimination des tuyauteries, des cuves et des séparateurs à hydrocarbures.
Un diagnostic des sols a été transmis, par l'exploitant le 09/08/2012. Les travaux de dépollution ont consisté en l'excavation des terres polluées qui ont été envoyées en biocentre, soit, 1986 tonnes de terres. Avant remblaiement des 3 fouilles, des analyses en fond et front de fouilles ont été réalisées, ainsi que des analyses sur les gaz du sol. Des teneurs résiduelles en hydrocarbures ont été détectées.
Une nouvelle étude visant à délimiter l'extension verticale et latérale des impacts résiduels a été menée en 2012.
Des concentrations importantes en hydrocarbures aliphatiques, hydrocarbures aromatiques, benzène, toluène et xylènes ont été mises en évidence dans les sols, les eaux de la nappe et les gaz du sol.
Les prélèvements d'air ambiant du garage mitoyen (hors site) n'ont mis en évidence aucun impact. Les teneurs en polluants étaient proches des limites de détection.
Un nouveau piézomètre a été installé en aval hydraulique de la station service, hors site. La surveillance des eaux souterraines, réalisée en 2013, n'a montré aucune amélioration de la qualité des eaux de la nappe. De plus, la présence de benzène a été détectée à l’extérieur du site.
Les résultats des analyses des gaz du sol n’ont mis en évidence la présence d’hydrocarbures que pour le mois de mai 2013, sur un seul point.
Par courrier du 05/11/2013, TOTAL a transmis à la préfecture un plan de gestion préliminaire. Il présentait, au moyen d’un bilan coût/avantage les différentes techniques de dépollution qui permettraient de supprimer les sources-sols résiduelles, en partie responsables de la réalimentation de la nappe en éléments hydrocarbonés et métaux lourds, au droit de l’ancienne cuve FOD/HU située en bordure du site.
La solution retenue a été l’excavation, permettant de retirer rapidement les terres impactées jusqu’à la nappe et le pompage des eaux en fond de fouille permettant un assèchement et le curage de la zone de battement de la nappe.
Les travaux de dépollution complémentaires se sont déroulés du 24 au 28 février 2014. Les terres impactées ont été évacuées vers le centre de traitement de BIOGENIE à Echarcon (91). Le tonnage de terre polluées éliminées est de 169 tonnes.
Lors des terrassements, des arrivées d’eau souillées ont été constatées vers 6 mètres de profondeur, correspondant à la nappe des calcaires de Brie. Un hydrocureur a permis de pomper les eaux et d’assécher partiellement la fouille, 1,43 tonnes d’eau et de boues ont été éliminées en centre de traitement.
Après excavation, des analyses ont été réalisées en fond et front de fouille. Les teneurs résiduelles en hydrocarbures étaient encore importantes (5700 mg/kg en hydrocarbures, 64,88 mg/kg en HAP, 2880 mg/kg en plomb.
Les terres présentant encore des teneurs résiduelles importantes sont cernées verticalement par la nappe, mais ne peuvent pas être cernées latéralement en dehors du site, côté pavillon, sous le niveau de construction en sous-sol et la rampe d’accès au sous-sol.
Les résultats des campagnes de mesures de juin, août et novembre 2014 ont montré une amélioration de la qualité des eaux de la nappe avec :
- l'absence d’impact sur les piézomètres situés en limite Nord et ouest du site et en partie centrale;
- une diminution des concentrations en benzène sur les piézomètres situés le long de la limite sud du site;
- la présence d'hydrocarbures et de BTEX, avec des teneurs importantes, au niveau des piézomètres PZ9 et PZ10bis situés à l’est du site;
- un impact hors site limité, seul le benzène a été détecté sur le PZ11.
Le panache de pollution semble migrer vers l’aval en s’atténuant.
Une diminution des teneurs en hydrocarbures a également été constatée sur les piézairs situés en aval de la zone des cuves FOD/HU et en limite avec le pavillon mitoyen. En novembre 2014, aucun impact significatif n'a été constaté sur les piézairs.
Compte tenu de la présence d’un risque éventuel via le dégazage de la nappe et des sols vers l’habitation située en limite sud du site une IEM (interprétation de l'état des milieux) a été réalisée et transmise par courrier du 19/02/2015. Le rapport a conclu à :
- l’absence de risques sur le site pour l’usage actuel (site clôturé non fréquenté) et pour un usage futur comparable à celui de la dernière période d’exploitation ;
- l’absence de risque potentiel par inhalation pour les habitants du pavillon mitoyen, au sud du site ;
- l’absence de risque par inhalation, pour les habitants du pavillon situé côté nord-est du site qui est plus éloigné des limites du site et implanté à proximité d’ouvrages présentant des teneurs moindres que celles prises en compte dans le calcul de l’IEM ;
- l’absence de risque pour les usagers des eaux souterraines en aval du site, compte tenu de l’ordre de grandeur actuel des teneurs sur l’ouvrage implanté en aval et hors site et de l’absence de puits privé exploité dans un rayon de 500 mètres.
Par courrier du 09/01/2015, TOTAL a transmis un dossier de SUP (Servitude d’Utilité Publique), afin de conserver la mémoire de la pollution résiduelle restée sur le site. L'arrêté préfectoral instituant des servitudes d'utilités publique a été signé le 23/10/2017.
Par ailleurs, la surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines se poursuit. Elle est encadrée par l'arrêté préfectoral n°2017/313 du 06/02/2017.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Villejuif, l'inventaire recense 78 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Villejuif.
- Hanier Plaisance — secteur d'information sur les sols
- Groupe Scolaire Pasteur (école maternelle, élémentaire et collège) — secteur d'information sur les sols
- SAFI — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.