RECORD (Hypermarché)
La pollution de ce site de Saint-Avold fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001131801 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Saint-Avold |
| Département | Moselle |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Le diagnostic de sols fait en 2009 suite à la cessation d'activité a mis en évidence la présence de contaminations des sols en hydrocarbures, HAP, BTEX et métaux principalement à proximité de l'ancienne cuve de gasoil.
Par ailleurs, au droit du site une contamination en COHV a été mise en évidence sans toutefois qu'elle ne puisse être attribuée aux activités de la station service. Un forage implanté sur le parking de l'établissement commercial est actuellement utilisé comme ouvrage de fixation de la pollution (ancien forage AEP).
Des travaux ont été prescrit à l'encontre du dernier exploitant par arrêté préfectoral du 13 juin 2013. Ces travaux consistent à :
- excaver les terres polluées ;
- réaliser des analyses en bord et fond de fouille ;
- réaliser une analyse résiduelle des risques (ARR) après travaux d’excavation ;
- remblayer la fouille avec des matériaux sains.
Les travaux ont été menés en juin 2013. Ils ont fait apparaître une extension de la pollution plus étendue que prévue initialement. Aussi, des investigations complémentaires ont été demandées et prescrites à l'ancien exploitant pour déterminer l'extension de la pollution dans les sols et pour évaluer si la nappe d'eau souterraine présente à 7m de profondeur a été contaminée ou non.
L'usage futur concerté avec la commune est un usage commercial. Dans le cadre de ce projet de reconversion, des travaux d'aménagement routiers ont été engagés en partie sur l'ancien parking de l'établissement.
Lors des travaux d'excavation, les résultats d'analyses du prélèvement réalisé en fond de fouille font apparaître :
- la présence de plomb supérieur aux limites admisses (140 mg/kg au lieu de 20 mg/kg) ;
- la présence d'éthylbenzène ;
- la lixiviation du plomb.
De plus, les travaux réalisés ont fait apparaître la présence d'eau en fond de fouille pouvant correspondre à une nappe. Une démarche complémentaire d’Interprétation de l’Etat des Milieux s’avérait donc nécessaire et le schéma conceptuel devait être mis à jour. L’arrêté préfectoral du 08 avril 2014 impose donc à la société CORA SAS dans son article 3 de remettre à l’inspection des installations classées un document :
- mentionnant l’extension de la pollution verticale et horizontale,
- comportant l’Interprétation de l’Etat des Milieux, notamment des eaux souterraines,
- comportant le schéma conceptuel à jour,
- précisant les mesures de gestion de la pollution qui seront mises en œuvre et les délais.
L’exploitant a fait parvenir le rapport de fin de travaux et ces compléments en 2015.
Dans ce document, il est précisé les éléments suivants :
- Une première intervention a eu lieu en décembre 2014. Lors de cette intervention, 220 m3 de terres ont été extraites, venant s’ajouter aux 150 m3 précédemment extraits en 2012. Des terres polluées au BTEX, aux hydrocarbures ont été mises à jour lors de cette intervention de décembre 2014. A l’issue de celle-ci, des contrôles de bords et fonds de fouille ont été effectués et ont mis en évidence la présence importante d’hydrocarbures volatils et de benzène ainsi que de plomb.
- La mise en sécurité des terres excavées et de la fouille a été réalisée au moyen de barrières menottées et le tas de terre a été protégé par une bâche polyane.
- Une nouvelle intervention a eu lieu les 02 et 03 mars 2015 et a permis d’extraire un volume complémentaire de terres impactées de 450 m3. De nouveaux prélèvements en bords et fond de fouille ont été réalisés et n’ont pas mis en évidence d’hydrocarbures volatils (C5-C10). Des BTEX ont été détectés à l’état de traces seulement.
- Lors de la réalisation de l’IEM, des piézairs avaient été mis en place au droit de la zone impactée afin d’évaluer le dégazage des sols et les calculs de risques sanitaires pour le scénario « inhalation d’air ambiant contaminé par un employé travaillant au sein d’un kiosque de station-service » en prenant en compte un local de 9 m² et une durée d’exposition de 8 h/j et 220 j/an avaient montré l’absence de risque sanitaire concernant l’inhalation d’hydrocarbures volatils et de BTEX. II en est conclu, les paramètres d’exposition étant comparables pour le projet de jardinerie envisagé, l’absence de risques sanitaires pour l’usage futur considéré.
L’état actuel du site est compatible avec l’usage futur envisagé (à savoir un local commercial). L'arrêté préfectoral du 27 octobre 2016 prescrit la poursuite de la surveillance des eaux souterraines.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Avold, l'inventaire recense 115 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 8 sites en instruction. Voir la page de Saint-Avold.
- STYRIA ELESFRANCE — secteur d'information sur les sols
- TOTAL PETROCHEMICAL FRANCE (TPF) — site dont la pollution est instruite par l'État
- ARKEMA — site dont la pollution est instruite par l'État
- CRAY VALLEY — site dont la pollution est instruite par l'État
- ELF ATOCHEM (installations mises à l'arrêt du styrene) — site dont la pollution est instruite par l'État
- Centrale Emile Huchet — site dont la pollution est instruite par l'État
- PROTELOR — site dont la pollution est instruite par l'État
- BRGM-DPSM (ex CDF) — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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