Sols pollués

ARKEMA - Atelier TRI

La pollution de ce site de Château-Arnoux-Saint-Auban fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001119201
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneChâteau-Arnoux-Saint-Auban
DépartementAlpes-de-Haute-Provence
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Suite à la cessation d’activité de l'atelier TRI, la zone concernée a fait l'objet d'une mise en sécurité. Le démantèlement a consisté au démontage des infrastructures et des cuves de stockage. Les dalles bétonnées ont été éliminées, le sol a été remis à l’état de friche industrielle. L’installation a été rincée à l’eau et les produits de rinçage ont été traités dans la colonne de stripping D3911 afin de séparer les solvants de l’eau. La phase aqueuse a été neutralisée puis envoyée vers la station physico-chimique tandis que les solvants ont été incinérés dans l’unité VRC. Les équipements ont été démontés, démantelés et évacués selon les procédures Arkema vers des centres de traitement des déchets agréés. Le charbon actif utilisé comme catalyseur dans la phase de déchloration, a été enfûté et stocké par la société SITA Bellegarde. Le groupe froid C392 utilisait du Forane R22 (Hydrochlorofluorocarbone). Ce fluide frigorigène a été enfûté et évacué vers des centres d’incinération agréés. Le four utilisé pour le cracking thermique des T4 a suivi une opération de « décokage ». Le fioul non consommé par l’atelier de TRI a été utilisé à la chaufferie. La société SOLAMAT MEREX a pris en charge le nettoyage des bacs et des circuits de fioul, et l’incinération des effluents issus de cette opération. Les différents produits qui n’ont pas été consommés par le procédé de l’atelier TRI, ont été incinérés dans l’unité VRC.

Un diagnostic de pollution des sols a été réalisé par BURGEAP en 2007 afin de connaître l’état du sous-sol. Ce diagnostic porte sur les terrains de la zone nord de l’usine (hors PVC). Seize sondages ont été réalisés en total. Les analyses montrent des teneurs en TRI de 2500 mg/kg MS, en PER (Tétrachloroéthylène) de 44 mg/kg MS et en Hydrocarbures chlorés de 2500 mg/kg MS au maximum dans la zone de l’atelier TRI.

Un autre diagnostic de sol a été réalisé en 2012 afin de mieux comprendre l'évolution des teneur en solvants chlorés. Pour 6 échantillons, les teneurs en COHV totaux dépassent les seuils d'acceptation en ISDD avec une concertation maximale proche de 4 000 mg/kg MS sur un sondage. Pas de pollution en hydrocarbures.

Le suivi des eaux souterraines est assuré par des piézomètres dont 4 ont été choisis pour leur représentativité de la zone TRI. Les dernières analyses disponibles au mois d'Avril 2012 montrent des teneurs variant de 23 mg/L à 200 mg/L selon les piézomètres. Les évolutions depuis 2006 montrent que la pollution de la nappe est stable.

Depuis 2007, une zone dite « zone de phytoremédiation » est en place sur le site. Elle correspond à une partie de l’ancienne zone de production et de stockage des solvants chlorés (zone PCO-TRI) et représente environ 2000 m² (zone appelée Gaïa). Un premier ensemencement a été réalisé en octobre 2007 puis une couche de 30 à 40 cm de terre végétale a été déposée. Des analyses de sols sont réalisées tous les ans afin de connaître l’évolution de la zone de phytoremédiation. Trois points d’échantillonnage ont été choisis et des prélèvements de sols sont réalisés à deux profondeurs (40cm et 100cm). De 2008 à 2011, les concentrations en TRI et PER ont augmenté mais les concentrations en Tétrachloroéthane ont diminué. Les résultats par rapport à la pollution de la nappe montrent une diminution de 37% de Juin 2008 à Juin 2012 pour la concentration en COHV. Ces résultats sont imputables à l'ensemble des actions de dépollution du site.

Un mémoire de réhabilitation sera présenté à l'inspection au cours du premier trimestre 2015. Il comprendra un schéma conceptuel et des mesures de gestion afin de résorber la pollution de la zone TRI.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Château-Arnoux-Saint-Auban, l'inventaire recense 40 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 5 sites en instruction. Voir la page de Château-Arnoux-Saint-Auban.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.